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Publié le par Florian Rouanet
Nos internautes pourront se demander : « Qu’est-ce qu’un tel sujet vient faire ici ? Nous sortons du cadre de la politique pour faire dans l’apparence ! », mais si l’habit ne fait pas le moine, il y contribue ! En réalité nous ne sortons pas totalement de la philosophie politique, car une société bien civilisée et bien cultivée s’habille bien et l’art de vivre dans la Cité est déjà politique. C’est un sujet qui provoque même la nostalgie lorsque nous voyons les défilés de l’Action française durant l’entre-deux-guerres au vu de la classe dont ils se paraient (manteau de trois quart, chapeaux, cannes, etc). Les « mecs » d’extrêmes droites avaient une tout autre allure comparé à Jean-Michel Jogging crasseux ou que sais-je.
Notre « chouan » n’est peut-être pas le plus grand des conservateurs par rapport à la tradition vestimentaire, mais il a su articuler cela à notre époque avec brio. De fait, nous serons toujours assez modernes alors, sachons être classiques, rétablissons le modèle de l’honnête homme qui a eu cours à travers toute ´l’Europe de l’Ouest selon les époques. On sent que l’auteur a une âme droite – pour ne pas dire une âme de droite -, mais il doit vivre sans doute au milieu des gauchistes des villes, c’est pourquoi il s’astreint à répondre à leurs allégations, et bien qu’une sorte d’élitisme est professé, le Fascisme sera tout à fait absent de ces lignes. Mais nous ne lui en ferons pas le procès, en sachant qu’il est aujourd’hui impossible de le faire sans couper court à tout son entourage.
Concernant la tradition vestimentaire (qui n’est pas une mode périssable attention !), il faut voir qui est ouvert autour de soi, qui a l’air intéressé, et ensuite orienter ces gens vers les bonnes lectures (livres et sites) qui permettront d’apprendre au mieux vite et bien, sans que cela soit sali par des bêtises modernes. La classe britannique classique est accessible à tous pour autant qu’on s’en donne un tant soit peu la peine, car elle est universelle (plus universelle et cadrée que celle italienne, plus fantaisiste).☧
« Cet ouvrage n’est pas un guide vestimentaire, même si certains conseils y sont ici ou là dispensés. Cet ouvrage n’est pas une histoire de la mode et des styles, même si certaines remarques touchent à l’évolution des usages. Cet ouvrage n’est pas non plus un essai, même si une réflexion s’y déploie. Cet ouvrage n’est pas davantage un pamphlet, même si les partis pris y sont assez nombreux et que la véhémence du ton n’en est pas absente.
Cet ouvrage n’est pas celui d’un érudit mais d’un amateur, au sens premier du terme. Les chroniques qui le composent ont été écrites au gré de l’inspiration et des humeurs. On peut les lire dans l’ordre où elles ont été a posteriori regroupées – suivre, en quelque sorte, l’itinéraire recommandé ; on peut aussi bien sauter de l’une à l’autre, selon sa fantaisie et sa curiosité, et composer ainsi son propre chemin de lecture.
Cet ouvrage traite de l’élégance vestimentaire masculine, mais pas seulement d’elle. L’élégance y est présentée comme une façon d’être au monde et en société. L’auteur, qui s’est symboliquement autodésigné « Chouan », voit en l’élégance une forme possible de résistance à un environnement hostile, ennemi de la beauté. Résistance individuelle d’abord, mais qu’il ne désespère pas de voir s’étendre à la collectivité. Résistance à la portée de tous pourvu qu’on ait un minimum de goût et qu’on accepte d’apprendre. » Le Chouan.

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