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Publié le par Florian Rouanet
Les sermons de l’Avent de 1933 de Mgr Faulhaber (futur cardinal) sont à la fois très réalistes et très spirituels, voilà une littérature qui nous élève dans chaque partie de notre être. De nos jours, à la lecture de ces passages, plus encore que la Nouvelle droite ou les royalistes surnaturalistes et autistes, nous avons l’impression que ce sont surtout les néo-marcionistes qui se retrouvent condamnés et détruits dans leur argumentation « antisémite » primaire et mal venue. L’homme d’Église nous parle essentiellement des valeurs des Anciens Hébreux sous tous les rapports, du passage de l’ancien au nouveau Testament, de la christianisation des Germains et de la germanité.
L’Église militante a eu en règle générale une vive – mais toutefois relative – hostilité au régime à ses débuts et sur sa fin (en second temps à peu près en même temps que tout le monde face à l’échec qui se faisait sentir), ce qui explique qu’entre temps Mgr Innitzer ait pu être en quelque sorte un « théoricien » du Reich, ou du moins celui-ci pouvait représenter – avec le Zentrum – sa tendance catholique. Les légions d’Alfred Rosenberg incarnent la source de conflit majeure entre le Parti NS et « les églises », mais leur homme n’a été qu’un illuminé en orbite autour du Parti qui osa théoriser un mythique « néo christianisme victorieux » prétendument débarrassé de toute référence hébraïque. Du temps où il était encore archevêque, Mgr Faulhaber, s’en prenait donc aux attaques grossières qui avaient cours contre la sainte Bible et se fit le partisan de son enseignement dans les écoles allemandes du IIIe Reich.
Nous vous exhortons à vous procurer le livre afin de pouvoir le lire en entier, en tout cas dans les articles à venir (au nombre de 5), vous aurez un résumé des passages clés qui sont à mémoriser. Toujours est-il que c’est de l’or en boîte qui prépare Mit brennender Sorge, tout en précisant les choses mieux encore si l’on ose dire ! Le titre diffusé par les éditions de Chiré a initialement été lancé par les Dominicains d’Avrillé dans l’Édition du Sel, pour leur rendre hommage d’un côté, mais cela n’empêchera pas de penser de l’autre qu’ils en ont fait des tonnes dans le titre choisit…
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Quelques citations en préambule, les cathos-biscottes sont en état de mort cérébrale (et ils n’ont pas encore rien vu !) :« Ma conviction est que la défense du christianisme se confond avec la défense du germanisme… Race et christianisme ne constituent pas des oppositions, mais des ordres différents. La race est d’ordre naturel, le christianisme est révélation et par conséquent d’ordre surnaturel… Du point de vue de l’Église, il n’y a aucune objection à faire aux recherches raciales conduites objectivement non plus qu’à la culture de la race. Il n’y a aucune objection à faire au désir et au souci de maintenir les particularités ethniques d’une nation aussi pures que possible de toute altération et d’approfondir le sens de la communauté du sang. »
Christianisme et Germanisme, prononcé par le Cardinal Faulhaber en l’église Saint-Michel de Munich le 31 décembre 1933.« 1. Ceux qui ont charge d’âmes et les fidèles, se rangeront sans condition derrière le grand État allemand et le Führer, car la lutte historique contre la criminelle illusion du bolchevisme et pour la sécurité de la vie allemande, pour le travail et le pain, pour la puissance et l’honneur du Reich et pour l’unité de la nation allemande est visiblement accompagnée de la bénédiction de la Providence.
2. La mission exclusive des prêtres est la charge d’âmes; ils doivent se tenir éloignés de la politique et attendre avec confiance le développement des évènements.
3. La foi en l’union intime des âmes donne aux chrétiens la conviction que la communauté naturelle de la nation est appelée à réaliser une idée divine, et il s’ensuit qu’une vie véritablement religieuse présuppose la pratique des vertus naturelles.
4. J’insiste auprès des chefs des organisations de jeunesse pour qu’ils préparent l’adhésion aux organisations de jeunesse du Reich allemand. »
Mgr Théodore Innitzer, extrait de son allocution du 15 mars 1938 au clergé catholique et aux fidèles catholiques de l’archidiocèse de Vienne et du Burgenland (Doc. Cath., l.c., col. 451-452)

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