• Le fascisme « un truc de gauche socialiste » ?

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    Le fascisme « un truc de gauche socialiste » ?

    Le camp lesqueniste se propose de faire un anti-fascisme de « droite », alors que l’anti-fascisme – par définition – est de gauche, tout en faisant d’ailleurs référence – chose cocasse – au côté progressiste de 1789… De plus, le passé d’instituteur socialiste de Benito M. n’y fait rien, le fascime n’a définitivement rien à … Lire la suite de Le fascisme « un truc de gauche socialiste » ?


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    De mon point de vue, le « socialisme » n'est pas réductible à la gauche, de la même manière que le « nationalisme » ne fut pas seulement repris par la droite, bien qu'il soit vrai que l'un comme l'autre soient respectivement majoritairement utilisés par l'un des deux bords adverses par opposition à l'autre, et inversement. Tout est une question de perspective qui dépasse toute sensibilité au tropisme binaire. Un « socialisme », sans ses armatures utopiques, a été prôné par la droite chrétienne-sociale partout en Europe. Et un « nationalisme », compris dans un sens non-traditionnel, a été la base circonstancielle du prétendu « mouvement des non-alignés » qui regroupait des régimes de gauche soutenant la décolonisation. De même, il a pu y avoir des « conservateurs de gauche » (souverainistes) tout comme des « progressistes de droite » (archéo-futuristes). La Révolution Française, qui marque l'expansion du gauchisme, s'était aussi autrefois enrobée du manteau du « nationalisme ». Il implique toutefois de savoir quand l'usage de ces concepts est-il contingent ou central. Lorsqu'il est question de la gauche, elle ne reconnaît la question nationale que de façon accessoire, et pour un temps déterminé. La gauche « nationale » s'est toujours sentie avant toute chose « socialiste », et son pseudo-nationalisme - n'étant en fait que le jacobinisme - n'est qu'un prétexte au service de ses avancées égalitaires ordonnées au mythe prolétarien. De par ses racines internationalistes, la gauche ne saurait renoncer à son substrat doctrinal sans transiger dans ses principes, parce que sa nature est telle, et elle ne le peut que lorsque les circonstances s'imposent, guidée par la ruse et la tromperie idéologique (Staline, souhaitant tactiquement - contre l'avis de Trotski - délimiter la révolution à l'échelon national, est ici un cas d'école). Dans le cas de la droite, l'affirmation nationale prévaut sur les autres aspects de la vie politique, et son approche sociale doit être conçue non comme un horizon indépassable ni un simple paravent démagogique sans contenu véritable, mais comme un moyen d'élévation des conditions populaires, sur la base des efforts et mérites fournis à l'État, dans le cadre d'une communauté de destin, nourrie par des affinités de sang et d'esprit. Or il se trouve que le fascisme - qui s'efforçait d'abord d'être un nationalisme marqué par des préoccupations sociales plutôt que l'inverse - souscrit pleinement à la seconde position.


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