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Publié le par Florian Rouanet
Le combat politique est une évidence, une obligation, et cela serait contre-nature de ne pas en faire.
La politique est partout : journaux, affaires politiques, parties, programmes, décisions prises, projets de loi etc… Nous sommes immergés dedans.
Aristote disait : « L’homme est par nature un animal politique ».‘Nature’ vient du latin ‘natura’, racine de ‘nativitas’ qui veut dire ‘nativité’. L’homme est donc politique par sa naissance, en arrivant au monde car pour naitre, il lui faut une société, la première cellule : la famille. Par le commerce charnel d’un homme et d’une femme, l’enfant va se définir par son nom, son origine, sa race etc… Par l’hérédité, il se définit par rapport à son père et sa mère dont il obtient son appartenance, ses gênes, son tempérament etc…
Aristote disait également : « Deux êtres sont incapables d’exister l’un sans l’autre : l’homme/la femme et le maître/l’esclave ». (Ne pas lire esclave au sens d’esclavage mais d’aide, de serviteur, de majordome, subordonné etc…).
L’homme-enfant reste longtemps soumit à ses parents pour vivre. Il a besoin de la société et de sa famille, il est complètement dépendant de la vie sociale. Il est donc social et il n’a rien à la base, à part la vie et la raison. Il développe son potentiel par la société et dans la société.
C’est la société qui perfectionne l’homme alors qu’il est « inachevé » au début de sa vie. Pour se perfectionner, un homme a donc besoin d’une vie politique. Ceux qui le nient sont des surnaturalistes autistes attendant le grand monarque… oubliant la célèbre maxime « aide toi et le Ciel t’aidera ».
Notre Seigneur Jésus Christ était d’ailleurs un homme politique et il ne faut jamais oublier que la grâce perfectionne la nature !
La famille est la première société qui assure les besoins quotidiens pour vivre, garder l’existence et la faire croitre.
La cité (ville) nous permet de vivre, de bien-vivre, elle nous donne le bonheur, le vrai bonheur, stable, qui ne passe pas. La cité doit être autosuffisante et vertueuse car c’est la vertu qui fait le bonheur, le fait d’être de manière stable dans le bien.
‘Cité’ en grec est ‘polis’ qui a donné le mot ‘politique’ : le fait de vivre dans la cité.
L’homme vivant dans la cité, dans une collectivité, doit donc :
– Faire de la politique (au sens noble du terme, nous dirons ‘métapolitique’ à notre époque)
– Retourner à la terre, vivre au maximum à la campagne
– S’enraciner dans le but de se faire des amitiés solides et de se marier (s’il n’a pas la vocation sacerdotale)
– Agir avec ses semblables qui lui sont proches pour le Bien Commun
– Communiquer et diffuser sa doctrine.

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