• « Anatomie de la Révolution conservatrice » de Stefan Breuer

  • Relançons la Révolution conservatrice des décombres historiques de Nuremberg et, par un positionnement marqué par la prudence, permettons-nous de nous intéresser à ce courant unique. À récupérer dans un sens contre-révolutionnaire, ou disons plutôt en faveur d’une révolution organique en sens contraire par rapport à la révolution-subversion de 1789. Il s’agit d’un nationalisme nouveau ou plutôt d’un renouveau particulier du nationalisme en ce qu’il communique d’universel. Un vaste mouvement de rejet de la philosophie progressiste desdites Lumières qui établit un équilibre entre tradition et évolution, ainsi une distinction nette entre ce qui est permanent et ce qui dépasse la temporalité, en opposition à la mode comme à ce qui est rétrograde.

    Le phénomène fasciste (pris dans un sens général) a mis en évidence ce courant de pensée (dont il a été en partie influencé) qui, au sens étroit, s’est développé dans l’Allemagne d’entre-deux-guerres face à la déliquescente République de Weimar ; et qui au sens large se retrouve chez tous les auteurs : organicistes, racialistes, paneuropéens, universels et (re)découvrant l’ordre naturel dans sa totalité.

    Anatomie de la Révolution conservatrice – 6 novembre 1996 – de Stefan Breuer, 260 pages :

    « On a coutume de placer dans la  » Révolution conservatrice  » – grand courant de la pensée politique sous la République de Weimar – des revues comme Die Tat, le Deutsches Volkstum et la Deutsche Rundschau, des cercles comme le Juni©Klub (Moeller van den Bruck, Max Hildebert Boehm) ou les groupes qui gravitaient autour d’Ernst Jünger et Ernst Niekisch, mais aussi des auteurs isolés comme Spengler, Freyer, Schmitt ou Jung. Mais existe©t©il suffisamment de points communs pour regrouper sous un même dénominateur ce courant de la pensée politique allemande pour lui assigner une place dans le grand fleuve de la pensée conservatrice ? Dans son analyse, Stefan Breuer met en relief les contrastes qui caractérisaient le large spectre situé entre les nations – allemands et les nationaux©socialistes. Il étudie d’abord, du point de vue des biographies et de l’histoire des mentalités, l’origine de ces auteurs. Puis il analyse, à l’aide de la méthode de l’idéal©type, leur position à l’égard de concepts politiques centraux comme l’État, le peuple, la Nation, le Reich ou la race. Il évoque enfin leur position dans le jeu des forces politiques de Weimar. Cet aperçu des idées politiques de la droite intellectuelle de l’entre©deux©guerres en Allemagne se concentre en fin de compte sur leur idée directrice, celle d’un  » nouveau nationalisme « . »

     


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