• Que dire du débat audio entre Daniel Conversano et Deus Vult ?

  • Suite aux multiples attaques de Daniel Conversano concernant notre Sainte Religion Catholique qui était toujours confondue avec la puanteur moderniste (qui n’a rien de catholique), nous avons désiré apporter des clarifications et rectifications.

    Notre principal objectif était de faire en sorte que ses auditeurs (et lui-même) comprennent bien la différence entre catholicisme et modernisme dans le but de ne plus confondre dans le futur. #PADAMALGAM

    Si cette émission n’aura servi ne serait-ce qu’à un seul d’ouvrir les yeux, ça sera déjà une petite victoire.

    Merci à Daniel d’avoir accepté le débat qui était plutôt franc et courtois !

    Deus Vult.

     

    I. L’émission en introduction :

     

    Cette tribune donnée à Deus Vult aura permis de montrer un peu plus à la face du public «néo-païen» ou paganisant que les chrétiens sont tout autre que des gauchistes cosmopolites rat des pâquerettes. À noter lors de l’émission : ce qui a été dit à propos de l’actuel matérialisme occidental, le lien entre passage de la Monarchie à la Révolution ou de l’articulation mérélienne de la monarchie et du fascisme, la distinction entre les différentes formes des régimes et le principe de fond qui les animes, la «simple» matérialité/virtualité de la race ou encore à propos de ladite Nouvelle droite, etc.

    – La technologie est neutre en soi tout est une question d’utilisation, son invention et sa promotion est l’apanage des blancs, ou disons notre spécialisation civilisationnelle certes, cependant cela peut se retourner contre nous : encore faut-il dompter la machine pour ne pas que l’essence humaine ne soit blessée. Les temps font que nous devons passer au stade supérieur, après celui de l’industrialisation, de la robotisation ou encore de la conquête de l’espace (matières premières, Jacques Cheminade ne dit pas que des bêtises !). La robotisation effacera sans doute les métiers humains difficiles, rabaissants et mal payés remplaçant d’un même coup le travail clandestin causé par l’immigration incontrôlée et massive (se rapporter aux chiffres officiels du Ministère de l’Intérieur, ou encore de l’Union européenne).

    – En effet, les royalistes sont bien loin de se douter que le jacobinisme, tire en réalité son erreur du gallicanisme français propagé par la dynastie des capétiens qu’ils défendent eux-mêmes sans retenus : la Raison d’État fut inventée par des légistes français contre la juridiction de l’Église et contre la vie saine des provinces ethniques. L’ironie de l’histoire a fait que c’est Charles VII remis sur le trône de France par sainte Jeanne d’Arc qui mènera un début de politique gallicane contre l’Église, et Louis XIV bien avant que la Révolution n’éclate oppressait déjà ses petites patries au nom du principe d’État centraliste. L’État royal enfin n’est pas dogmatisable, la Chrétienté a su s’accommoder d’une République romaine dictatoriale (empire romain même christianisé) comme d’une royauté impériale et provinciale (Saint-Empire) durant l’histoire.

    – Du thème de la violence : pour répondre à Daniel Conversano selon quoi les catholiques ne seraient pas des terroristes suicidaires comme les islamistes, il faut dire que pour les catholiques la vertu de vengeance est généralement un péché, mais il arrive cependant qu’elle soit bonne et ainsi puisse s’appliquer. Seulement ceci relève du rôle d’une autorité (État, Prince) ayant comme soucis le bien commun, en vue de préserver la Cité en châtiant les pécheurs publics (contre les hérésies et les dépravations). La légitimation de la vindicte populaire est tout bonnement absente de notre civilisation comme de notre doctrine. La tyrannie d’un régime ne peut être abattue que dès lors que nous sommes certains de pouvoir le remplacer par quelque chose de meilleur. Ce n’est pas tant que les catholiques ne sont pas prêts à mourir pour leur religion (sic), c’est juste que l’attentat suicide n’est pas présent dans la pratique chrétienne (sauf pratique humaine en cas de chaos civil aggravé éventuellement…). De même, la conversion par la force (« le sabre de l’Islam ») est inexistante, chose qui ne donnerait d’ailleurs jamais une bonne conversion (celle profonde de l’âme, seul Dieu converti). Voilà pourquoi nous n’assisterons pas a des attaques « Jésus Akbar » dans les médias, laul. Les intervenants ont pour le coup bien dit en disant que ça n’apporterait rien de positif, aucune reconquête en vue, en plus de ternir l’image de l’Église (ce que font suffisamment les pédos de Bergoglio…).

     

    Pour appuyer le thème « racialiste » montrant que nous sommes toute autre chose que des bolcheviques, j’avais moi-même fait ce travail ici :

    https://www.youtube.com/watch?v=UYt6A9HbIBI

     

    II. Catholicisme de constat sédévacantiste :

     La problématique est lancée à partir de la quarantième minute. Et ici il y a un hic, voire plusieurs.

     

    1) Outrages :

    Déjà la faiblesse de parler de Religion avec quelqu’un comme Conversano qui n’en est plus et a ainsi apostasié. Cela permet que se glisse quelques outrages, indifférences et/ou hérésies au moins matérielles de la part de l’interlocuteur opposé… C’est donc à écouter avec prudence.

     

    2) Gallicanisme :

    Ensuite, dans la querelle avec Philippe Lebel pour ne pas sombrer dans le travers du gallicanisme français, il faut bien rappeler plutôt que le Pape Boniface VIII était dans son droit le plus strict en apportant la réponse de l’Église à un indiscipliné. Aucun surnaturalisme dans le fait de dire que tout doit être réinstauré dans le Christ sinon un bon surnaturalisme (c’est-à-dire les choses qui traitent du Bon Dieu, de la Grâce, du surnaturel). À sa manière, Boniface VIII n’a rien écrit d’autre que cela, rappelant la juridiction classique de l’Église sur la Cité comme sur ses fidèles (mis à mal tour à tour par le royaume de France comme du Saint-Empire – Frédéric II). Le centralisme de Philippe Lebel hostile à l’Église donnera une fois théorisé le gallicanisme français, qui dégénérera plusieurs siècles plus tard avec la déchristianisation de la Révolution en jacobinisme.

    Hélas, l’auteur d’inspiration Joseph Merel s’est fourvoyé en prenant le parti du roi impie par naturalisme. Le gallicanisme est certes a dénoncer sous l’angle politique, car portant atteinte au bien commun en élevant au-dessus de l’universel le bien de la nation (ce qui a conduit a détruire les pays voisins jusque dans leur foi, alliance pro-turque de François 1er, protestantisation des Germains par le cardinal de Richelieu ; de plus, l’universel est plus commun donc supérieur et non l’inverse) ; mais aussi sous l’angle religieux puisqu’il désobéit au Pape, à la doctrine sociale de l’Église, tout en invoquant la collégialité à la place en limitant la juridiction ordinaire de l’Église.

     

    3) Infaillibilité :

    « Mon Dieu, je crois fermement toutes les vérités que Vous avez révélées et que Vous enseignez par Votre Sainte Église, parce que vous ne pouvez ni Vous tromper ni nous tromper ». Acte de foi.

    Il ne pourrait y avoir d’acte de foi si l’Église n’était pas infaillible. En théologie il n’y a pas de place laissé au doute ni à l’opinion subjective comme si l’on parlait du goût des aliments, le cas échéant autant affirmer le fait de ne pas savoir et de s’abstenir de tout propos. En tant que catholiques nous croyons que l’enseignement du Christ («chef invisible» de l’Église) contenu dans l’Évangile fait autorité car infaillible, et que c’est ce même charisme d’infaillibilité qui fût transmis à saint Pierre («chef visible» de l’Église, le Pape) ; et dont la charge est effective après la Pentecôte (c’est-à-dire lorsque le Christ Lui-même « quitte » la Terre). Si l’Église par sa tête le Pape pouvait enseigner l’erreur alors nulle garantie de notre foi (et ce serait dire que le Saint-Esprit en est l’instigateur), ainsi il ne servirait à rien de croire et de professer la foi catholique pleine et entière pour tomber dans un tourisme religieux. C’est pourtant ce que pensent historiquement les gallicans comme les tradis lefebvristes de nos jours…

    Le constat « sédévacantiste » est juste objectif pour un catholique d’aujourd’hui, cela s’impose à nous vu la situation. Il ne suffit pas d’être volontairement dans le vague au risque de manquer de courage au niveau de la confession de la foi catholique, ou démontrant par là sa méconnaissance. Enfin, avoir des dispositions d’esprit pour parler en société entre les différentes « tendances traditionalistes » est une chose, accepter l’erreur en est une autre.

     

    4) Absence d’autorité/Désobéissance :

    François-Bergoglio est pape ou non, par essence il ne peut être et ne pas être en même temps. Pour qui est thomiste, ce serait porter atteinte d’un même coup au principe de non-contradiction. Chaque chose ici-bas possède une nature définie.

    Les éléments sont légions pour faire le simple constat de la vacance du Siège (enseignements du Magistère qui seul tranche en dernière instance, combinée à la contradiction des enseignements publics de « Vatican II » avec la Tradition enseignante). Et même sans être un intellectuel, le simple bon sens des petites gens suffit à le comprendre. Contrairement à ce que l’intervenant principal en dit, ce ne sont pas des opinions personnelles (voire subjectivistes), mais une conclusion théologique (c’est-à-dire certaine). À partir du moment où l’on dit de sa bouche « le Pape François » même pour le critiquer on considère de fait que Bergoglio est Pape, on ne peut pas logiquement dire derrière « finalement peut-être Pape, peut être pas Pape » ou pire « Pape à 50% » puisqu’on l’a tout bonnement nommé Pape précédemment. C’est un choix et quel choix ! Et non un Pape ne peut pas avoir un enseignement mauvais : il n’est pas doté d’impeccabilité par rapport au péché mais d’infaillibilité si (Concile de Vatican).

    Le reproche de Conversano aux lefebvristes s’avère pour le coup juste « la sélection de l’enseignement papal à la carte, ça je prends ça je ne prends pas ». Voilà ce qu’en dit Saint Pie X, Pape de référence à leur structure jusque dans le titre :

    «Et c’est pourquoi, quand on aime le Pape, on ne s’arrête pas à discuter sur ce qu’il conseille ou exige, à chercher jusqu’où va le devoir rigoureux de l’obéissance, et à marquer la limite de cette obligation.
    Quand on aime le Pape, on n’objecte pas qu’il n’a point parlé assez clairement, comme s’il était obligé de redire directement à l’oreille de chacun sa volonté clairement exprimée tant de fois non seulement de vive voix, mais par des lettres et d’autres documents publics ; on ne met pas en doute ses ordres, sous le facile prétexte, de qui ne veut pas obéir, qu’ils n’émanent pas effectivement de lui, mais de son entourage !
    On ne limite pas le champ où il peut et doit exercer sa volonté ; on n’oppose pas à L’autorité du Pape celle d’autres personnes, si doctes soient-elles, qui diffèrent d’avis avec le Pape. D’ailleurs, quelle que soit leur science, la sainteté leur fait défaut, car il ne saurait avoir de sainteté là où il y a dissentiment avec le Pape.»

    Allocution aux membres de l’Union apostolique, le 18 novembre 1912 par Pape Saint Pie X.

    Pour qui est thomiste encore, sachez que la désobéissance est un péché en soi, car relevant d’un mauvais esprit (rebellitude). Pour l’exemple, un catholique n’est pas un dissident par essence, si une loi ne correspond pas à ses mœurs ce n’est tout simplement que l’apparence d’une loi, car mauvaise. L’avortement s’oppose à Dieu et à sa Création, nous ne sommes pas des dissidents de cette loi : c’est juste que nous ne la reconnaissons pas. Idem avec l’invertisme ambiant.

    Nous avons un attachement filial avec le Magistère authentique en tant que catholique. Par ailleurs la reconnaissance publique de Bergoglio en tant que pape appelle soumission et ainsi, les fidèles de la FSSPX (Fraternité Sacerdotale Saint Pie X) prennent leur communion avec « Francesco » par la récitation de son nom au Canon du Saint-Sacrifice de la Messe, chose qui est d’une gravité sans nom…

     

    L’auto-déposition par l’hérésie qui place hors de la communion de l’Église est communément admise jusque dans le Droit canon (mise en forme juridique de l’Église) :

    «En vertu de la renonciation tacite admise ipso jure, sont vacants ‘ipso facto’ et sans aucune déclaration, quelque office que ce soit si le clerc :1° Fait profession religieuse, sauf si doit être tenu compte des prescriptions du can. 584, en ce qui concerne les bénéfices ; 2° Est négligent à prendre possession de l’office qui lui a été conféré dans le temps utile établi par le droit, ou si le droit ne dit rien, dans le délai fixé par l’Ordinaire ; 3° Accepte un autre office ecclésiastique incompatible avec le premier et obtient la possession pacifique de celui-ci ; 4° Apostasie publiquement la foi catholique 5 Conclue un mariage, même s’il est seulement civil 6° Conclue un engagement dans l’armée contrairement au can. 141 p1.7° Abandonne sans juste cause, de sa propre autorité, l’habit ecclésiastique, et, averti par son Ordinaire, refuse de le reprendre dans un délai de un mois à partir de la monition reçue. 8° Abandonne illégitimement la résidence à laquelle il est tenu, et sans aucun empêchement légitime, n’obéit ni ne répond, dans le délai fixé par l’ordinaire, à la monition reçu de celui-ci.»
    Code de Droit Canonique (188, 1917).

    Le canon 2265 dit:

    Tout excommunié : 1º Ne peut exercer le droit de choisir, de présenter ou de nommer ; 2° Ne peut pas se voir assigner des dignités, des offices, des avantages, des pensions ecclésiastiques ou toute autre position de l’Église. 3° ne peut pas être promu aux commandes. (…)

     

    Auto-excommunication logique, puisque faire profession de la «foi» moderniste n’est pas catholique, c’est moderniste par définition. L’actuel Vatican incarne tout au plus une contre-Église : ça en a les apparences, mais la « fabrique de chocolat à changer » pour reprendre une expression de la Haute-Vente (loge d’ampleur anti-catholique). Si l’Église a déclaré Luther hérétique devant la face des catholiques il l’était déjà précédemment, de fait par ses écrits (Un homme qui professe des hérésies est hérétique)…

    L’hérésie, c’est ceci qui le dépose avant même l’autorité humaine qui ne vient que confirmer la chose (pouvoir ecclésiastique). Et ce n’est pas le seul passage qui vient appuyer l’auto-excommunication lorsque l’on fait appel au Droit canon, au Magistère, aux bulles et aux saints Docteurs de l’Église, iIl existe mille documentations pour saisir l’actuelle situation pour qui s’en donne la peine, et quand bien même la «crise» temporelle et spirituelle semblerait à la fois inédite et in-ordinaire (rien à voir avec le Schisme d’Occident qui avait son lot de « Papes » qui ne professaient pas une fausse foi – problème de désignation).

     

    5) Retour à l’Église en Ordre :

    Et puisque c’est la question qui inquiète nos contemporains, comment remédier dans l’avenir à la crise de l’Autorité ? Nous sommes donc contraints d’y apporter des solutions, ce qui est hélas absent dans cette vidéo. 1. Ayons d’abord conscience que l’on a toujours l’autorité que l’on mérite (y compris en terme politique), et que la situation s’explique parfaitement au regard de la déliquescence de nos sociétés, c’est un Châtiment que nous vivons. 2. Aussi, ajoutons qu’il est nécessaire à l’essence de l’Église d’avoir une tête, c’est pourquoi sans s’accommoder d’un anti Pape, il faut travailler à un rétablissement tout en neutralisant ceux qui font mirage. 3. Voulant faire la volonté de l’Église, concernant la « Concorde Augustinienne et Sacerdotale » c’est sans doute la structure la plus à même (en Europe) qui puisse aider à penser ce projet.

    Mais faisons donc une brève spéculation pour que nos contemporains comprennent la manip : je pense – qu’exceptionnellement – il faudra l’intervention d’un pouvoir séculier catholique qui aurait le courage de prendre la responsabilité des évènements et de faire le constat sédévacantiste pour neutraliser les faux ecclésiastiques romains tout en poussant d’un même coup les derniers vrais Clercs à reprendre d’assaut l’enclave romaine. Comme il y a eu de multiples conclaves dans l’histoire (même hors cadre géographique romain) qui ont été universellement acceptés de l’Église (par unanimité des catholiques donc), c’est par cela qu’il faut repasser (avec conclave, ré-ordinations). Ceci permettra d’éviter cette sorte de « conclavisme sauvage » (selon l’expression de l’abbé Jaqumin) d’un prétendu retour à la foi de Bergoglio, qui n’est soit dit en passant même pas ordonné dans le rite de l’Église (sacrement de l’Ordre qui définit justement le prêtre d’Église). Pour spéculer, bien que l’on en soit encore très loin (mais les évènements peuvent s’accélérer avec un effondrement financier en prévision) une personne comme Matteo Salvini pourrait peut-être participer à ce rôle. Bref, au travail !

     

     

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    Pour info, précédemment Deus Vult avait fait cette émission avec Dario Chevchenko où les sujets changent variablement (nationalisme, identité, démocratie, alliance naturelle et spirituelle, Mai 68, histoire, localisme, immigrationnisme, etc.) :

    https://www.facebook.com/806316819542260/videos/guerre-saison-2-hors-s%C3%A9rie-deus-vult-janvier-2018-/865695903604351/


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