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Publié le par Florian Rouanet
Qui fleurit encore la tombe de Robert Brasillach, figure de l’antisémitisme français ?
À quelques jours des rassemblements contre l’antisémitisme, franceinfo s’est intéressé aux admirateurs de cet auteur et journaliste pro-nazi, qui se retrouvent dans le cimetière de Charonne, dans le 20e arrondissement de Paris.
(…) Florian Rouanet est un autre représentant de la jeune génération. Né en 1990, il se présente sur Facebook comme « conférencier », « militant catholique et nationaliste ». Il n’a pas souhaité répondre aux questions de franceinfo, tout en précisant ne pas s’être rendu au dernier rassemblement en date. Mais il y était en 2015. Le groupuscule Paris nationaliste, qu’il a lancé, a posté sur internet une vidéo montrant l’intégralité de cette cérémonie. On y voit les participants, dont Hélène Grimaldi, Florian Rouanet et Yvan Benedetti, enchaîner les discours et réciter des prières catholiques. La minute de silence étant considérée comme « d’origine maçonnique », ils effectuent un « appel des morts » : « Robert Brasillach » est ainsi crié, ce à quoi l’assistance répond « Présent ». Enfin, ils entonnent le chant militaire La Cavalcade, coutumier des parachutistes et des légionnaires, pour clore la cérémonie.
Ce jour-là, dans son discours, Florian Rouanet rend hommage à Robert Brasillach en faisant l’apologie du fascisme : « Nous ne faisons pas confiance au peuple en politique. (…) La volonté populaire n’est pas bonne, contrairement à ce que pourrait déblatérer Rousseau. » Une fascination pour le fascisme qui se retrouve sur son profil VK, le principal réseau social russe. Il y partage des portraits de Benito Mussolini, des images de croix gammée, ou encore un photomontage d’Adolf Hitler faisant le salut nazi avec la mention « Bon anniversaire tonton ! » Aujourd’hui, Florian Rouanet réalise, en vidéo, des entretiens mensuels lors desquels il interroge Jérôme Bourbon, directeur de l’hebdomadaire d’extrême droite Rivarol, dont le compte Twitter a été suspendu, le 18 février, pour un message antisémite. (…)
La commémoration nationaliste des morts du 6 février 34 fait remous. Visiblement ce journaliste d’État a été mandaté pour lister la mouvance faisant le lien obligatoire entre Robert Brasillach et antisémitisme, thème totalement absent de mon ancienne intervention par ailleurs. Des recherches ont d’ailleurs été effectuées me concernant, le «master combo» du second paragraphe est impressionnant. Après tout, c’est vrai que des JPEG de A.H. est chose monstrueuse ! Ce n’est en tout cas pas nécessaire de leur donner la viande rouge qu’ils cherchent, et ils l’a trouveront de toute façon, car étant de l’humanité honnête nous n’avons rien a caché, pas même la main dans notre veste comme le font certains initiés en franc-maçonnerie.
Échanges personnels par courriel entre nous deux du 20 au 21 février 2019 :
LS – « Bonjour, je m’appelle Louis San, je suis journaliste à franceinfo.fr. Je prépare un article sur les hommages rendus à Robert Brasillach, notamment début février, au cimetière de Charonne. Mes questions sont simples : _ Combien de personnes se réunissent au cimetière de Charonne et pour la messe dans le 8e arrondissement ? _ Pourquoi est-ce si important, pour vous, de rendre hommage à Robert Brasillach ? Pouvons-nous en parler par téléphone ? Sinon, serait-il possible d’avoir des éléments de réponse par email ? Merci beaucoup, Cordialement»
FR – «Bonsoir M. San, Vous êtes sans doute tombé sur un ancien hommage, car je ne me suis pas rendu à celui de cette année.
Je ne suis pas intéressé par le fait de donner entretien, mais vous pouvez vous orienter vers Jeune Nation (directement concerné) qui, je crois, se fera un plaisir de vous répondre. Cordialement»LS – «Tout à fait, je suis tombé sur votre discours prononcé lors d’un hommage, en 2015.
Est-ce que vos propos tenus à l’époque sont toujours d’actualité ? Merci»FR – «Je vous en prie, en déclinant votre offre je n’envisageais pas de débuter un entretien ici. Bonne rédaction !».Il y a bien 5 années le reporteur Thierry Vincent de M6 avait tenté une approche pour des histoires abracadabrantesques de graffitis de quartier, sans succès encore ici, mais cette approche était physique celle-ci en passant en bas de chez moi semant ainsi la pagaille dans mon voisinage… Ce journaliste clairement d’extrême gauche bolchevique se renseignait (et se renseigne sans doute toujours) directement via la Horde et Fafwatch ; et il s’était déjà spécialisé dans l’anti «extrême droite» avec ses reportages encore en ligne.
Voici l’ancienne vidéo incriminée :


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