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Publié le par Florian Rouanet
« (…) VII. Nullam partem— Rejet de l’Eglise post-moderniste —C’est le même principe de précaution qui pousse la Concorde Augustinienne et Sacerdotale à adopter une position précise vis-à-vis de l’Eglise post-moderniste qui porte actuellement — hélas ! — le nom de catholique.Elle n’entend pas se livrer à l’habituel torrent d’insultes que les milieux traditionalistes ont habitué les oreilles pieuses et chastes à ouïr à l’encontre des autorités que, peu ou prou, tous reconnaissent détenir quelque degré de légitimité.La Concorde Augustinienne et Sacerdotale est incapable de reconnaître dans S. S. François Iᵉʳ autre chose que le chef d’une nouvelle Eglise, substantiellement différente de l’Eglise de N.-S. Jésus-Christ, qui existe encore et qui est appelée par le Saint-Esprit « cette Eglise glorieuse, sans tache ni ride, ni rien de semblable, mais sainte et immaculée » (Eph., v, 27).Elle ne se réjouit cependant pas des malheurs qui adviennent à l’Eglise post-moderniste, notamment à cause de sa dépravation morale, considérant que les avanies humaines sont peu de choses comparées à l’adultération progressive de la doctrine, de la discipline et de la forma mentis catholiques, qui aboutissent pour ainsi dire naturellement à la nouvelle Église.La Concorde Augustinienne et Sacerdotale ne perd pas de vue que l’événement appelé « Concile Vatican II » ne fut jamais que la stabilisation d’un mouvement global de réforme, inauguré avec le concordat de 1801, et précipité par la prise de pouvoir des militants laïcs contre la hiérarchie apostolique. Le pari qui avait été fait de convertir la Modernité, de lui persuader qu’elle n’était que la fille ingrate du christianisme (dixit l’Abbé Rohrbacher, Histoire universelle de l’Eglise catholique, Paris, 1850, t. I, p. xxvii), et de profiter du renversement des trônes pour inaugurer une ère de christianisme triomphant, a été perdu.De réforme en réforme, les rituels ont été transformés, au point qu’il ne fait pas de doute que les Ordres conférés par la nouvelle Eglise sont aussi invalides que ceux des Anglicans.Tout cela n’est pas bon. Aussi, les Prêtres de la Concorde Augustinienne et Sacerdotale ne prient-ils pas en union avec S.S. François Iᵉʳ, selon la parole de S. Cyprien :« Adhérer à un faux évêque de Rome, c’est être en dehors de la communion de l’Eglise. »Ils ne voient pas en lui un « vrai pape, quoiqu’hérétique, » ni un « pape vraiment hérétique, » ni un « pape matériel, » ni un « antipape, » mais un chef aveugle conduisant des aveugles vers la fosse où ils tomberont (S. Lc., vi, 39) — s’abstenant soigneusement d’ « injurier les gloires », se contentant de dire avec S. Michaël Archange : Imperat tibi Deus (Jude i, 8-9).Par conséquent, la Concorde Augustinienne et Sacerdotale prend acte de la vacance de facto et de jure du Siège apostolique, adhérant à la conclusion théologique généralement désignée sous le néologisme de sédévacantisme.Un usurpateur ne détiendra jamais une part d’autorité légitime qu’aux yeux de ceux qui n’ont de la légitimité qu’une idée bien médiocre, et envers elle un profond et secret mépris.Les clercs de la Concorde Augustinienne et Sacerdotale font monter vers la Pierre angulaire posée en Sion (Eph., ii, 20) des prières et des supplications pour le retour d’un pape sur le trône de Sᵗ Pierre, confessant qu’il est impossible que l’Eglise puisse subsister normalement sans que le Vicaire du Christ occupe la primauté en son sein, et qu’il « confirme ses frères » (S. Lc., xxii, 32), selon l’ordre du Christ dont il est l’image incorruptible sur terre. (…) »Profession de foi de la Concorde Augustinienne et SacerdotaleMgr Simon Scharf.

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