• L’action intégraliste brésilienne des années 30

  • L’action intégraliste brésilienne (Ação Integralista Brasileira) fut un mouvement politique brésilien d’inspiration fasciste, né en tant que tel le 8 octobre 1932, lors de la divulgation du Manifeste intégraliste. Fondé et dirigé par Plínio Salgado, le mouvement intégraliste est similaire en de nombreux points aux mouvements fascistes européens et notamment au fascisme italien. Cette  action fut soutenu par le père Dom Helder Camara.

    Les intégralistes affirment que le communisme et le capitalisme sont les deux faces d’une même pièce, pièce qui appartient au grand capital international. La doctrine intégraliste est résumée dans sa devise, « Dieu, Patrie et Famille ».

    L’action Intégraliste Brésilienne était dotée d’une véritable structure paramilitaire, la milice, effectuait de nombreuses manifestations de rue et avait une rhétorique agressive : rejet total et combat du communisme et du libéralisme, nationalisme radical et discours prêchant les valeurs chrétiennes. Comme les fascismes européens, le mouvement trouve ses bases essentiellement dans la petite bourgeoisie en voie de paupérisation, mais aussi dans un prolétariat ne se reconnaissant plus dans des élites politiques l’ayant négligé. Ils obtiennent le soutien des officiers, plus spécialement dans la Marine.

    «Ou l’État n’est pas transformé, il n’y a pas de Révolution.»
    Plínio Salgado – Em Marcha.

    «L’intégralisme est la doctrine qui ne conçoit pas l’État sans les corporations. C’est la marché naturelle de l’Histoire.»
    Miguel Reale – Bases da Revoluçao Integralista.

    «Nous sommes des branches d’un même arbre, fils d’une même doctrine. Résultat de la même conception totalitaire de l’univers.»
    Gustavo Barroso – O integralismo en marcha.

    « Personne ne combat un homme parce qu’il appartient à la race sémite, ni parce qu’il est adepte de la religion de Moïse, mais parce qu’il agit politiquement à l’intérieur des nations, dans le sens d’un plan préétabli et exécuté à travers le temps »

    Gustavo Barroso – O que o Integralista deve saber (, p. 119).

    Barroso était l’un des penseurs et militants, qui  différait parfois par rapport à Plínio Salgado ou encore à Miguel Reale.

    Dans le  Brésil actuel, ultra-cosmopolite, le Frente Integralista Brasileira (Front Intégraliste Brésilien) et le Movimento Integralista e Linearista Brasileiro (Mouvement Intégraliste et Linéaire Brésilien) affirment représenter l’intégralisme au Brésil, mais l’héritage de Salgado est disputé par plusieurs groupes éparpillés dans tout le pays. Selon les affirmations de ses membres, ils défendent « le combat contre le matérialisme venant aussi bien du capitalisme que du communisme, en plus de la nécessité d’une réforme spirituelle de l’Homme brésilien. ».

    Au Portugal, la parole équivalente éxistait à travers l’intégralisme lusitanien (référence romaine de la majeure partie du Portugal) porté par António Sardinha également influencé en partie par Charles Maurras qui, en dépit de l’admiration que portait Oliveira Salazar lui-même sera dénoncé par certains des partisans antifascistes du régime nationaliste portugais.

    Pour les Intégralistes, l’instauration d’un État intégral fort (Estado Integral), incarné dans la personne du monarque n’est pas une fin, mais un moyen d’aboutir à la défense du « bien commun, de la civilisation générale et du service de Dieu » (« Ao princípio era o Verbo », António Sardinha).

    Le seul bémol dans le fascisme méditerranéen en géréral c’est qu’il  méconnait parfois, ou ne contient pas, l’aspect matériel mais réel de la race.


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