• FSSPX et affaires de mœurs graves

  • « Écartons de toute fonction sacrée les fauteurs de discordes. »
    Saint Pie X, Encyclique Iucunda Sane.

    D’aucuns croient bon de plancher sur les affaires de mœurs des sédévacantistes pour réfuter la position du constat de la vacance du Saint-Siège, mais laissez-nous écrire que c’est un procédé déplacé et malhonnête (qui n’est pas sans rappeler les méthodes des gauchistes). Puisque les affaires de mœurs ont tout à avoir avec une nature viciée qui peut frapper quiconque et tout milieu, quel qu’il soit. Les cas de pédocriminalité concernent d’abord le milieu éducatif, c’est-à-dire proche des mineurs, avec en premier lieu les professeurs et l’université, avant même tout groupe « confessionnel ».

    La politique de Mgr Lefebvre face au concile était de faire du nombre, il ne s’en cachait pas, dans une stratégie de vouloir faire rendre gorge les conciliaires par le poids de la majorité, donc misant plus sur le quantitatif que le qualitatif. Ainsi, dans ses séminaires, l’administration a été souvent peu regardante sur la formation et les caractères psychologiques (acceptation des efféminés) des séminaristes : je vous laisse imaginer la suite. Depuis une quarantaine d’années d’existence, il y a eu de multiples affaires de mœurs à la FSSPX, qui ne concernait pas seulement des femmes mais pire : homosexualité et pédophilie.

    L’abbé Lafitte, dont les affaires de mœurs sont sorties il y a quelque temps, torts qui ne retirent pas pour autant ses mérites durant toutes ses années d’apostolats, a été membre de la FSSPX avant d’être sédévacantiste. Et alors que M. Bruno Saglio l’a mis à la porte de la Maison Saint-Ignace (Gironde) d’un coup d’un seul (il semblerait qu’il fasse maintenant pénitence), l’anti-sédévacantiste Mgr Williamson, lui, du temps où il était encore à la FSSPX, protégea en interne l’abbé Lafitte jusqu’en 2014.

    Ceux choqués par cette affaire sont beaucoup moins regardants quand cela regarde leur propre rang, et dans des affaires bien plus graves : Le livre noir de la Fraternité Saint-Pie X est le fruit de plusieurs mois d’enquêtes et de recherches par l’Association d’Aide aux Victimes de mouvements Religieux en Europe et Familles (AVREF). Une association qui s’est penchée objectivement sur cette question sous la forme d’une enquête, contenant des documents ne pouvant donc être réduits à des attaques faussées de la part d’anticléricaux primaires (à tout hasard communistes et francs-maçons).

    Certains tradis naïfs (pour ne pas dire débiles) sont allés jusqu’à dire que les affaires de mœurs en ce sens n’existent qu’après Vatican II et que donc seuls les conciliaires sont touchés… Alors que ces histoires de travers existent depuis la nuit des temps, cause d’une nature blessée et viciée, qui se déchaîne sans limites notamment chez ceux qui ont une tendance efféminée : « Ça n’arrive pas chez nous. Tout cela s’est produit chez les modernistes, après Vatican II ». Pourtant, afin de rassurer les familles de victimes (des enfants abusés par des prêtres de la FSSPX entendons), Mgr Fellay envoie ce message, dans une de ses lettres, sur le fait qu’il mettra désormais en garde sur ces possibles scandales : « Nous parlons de ces sujets douloureux et intolérables [pédophilie de la part de membres de la FSSPX] également dans les retraites sacerdotales, dans les réunions de prêtres, etc. » (Lettre de Mgr Fellay à une victime).

    Je me souviens qu’avec Antoine du Nord nous avions pris un verre avec l’abbé Beauvais et Alain Escada, avant l’hommage à sainte Jeanne d’Arc (de 2016 de mémoire) et qu’ils parlaient tout deux choqué d’une nouvelle affaire de pédophilie à la Fraternité, étouffée par l’administration et où le prédateur en question était même protégé contre la famille qui en était victime.

    Cela se confirme par un cas antérieur (un parmi d’autres) : 

    Pour ne citer qu’une affaire d’ampleur, et comme quoi cela remonte, le chapitre sur les abus débute avec la dénonciation personnelle de ce qui est arrivé à un ex-scout lorsqu’il avait 11 ans et était « sizainier » chez les louveteaux du Groupe Saint-Michel de la FSSPX. Le très tactile abbé Philippe Peignot (FSSPX) en août 1988, arrivé d’un poste en France au Prieuré du Christ-Roi à Bruxelles a abusé de lui a de multiples reprises ce qui n’a pas empêché l’abbé Franz Schmidberger, qui avait déjà été averti par d’autres victimes en France dès 1987-1988, de ne pas prendre d’autres sanctions contre lui qu’une mutation vers la Belgique (sans même avertir le supérieur local de ces problèmes). L’attitude de Mgr Bernard Fellay a été pire, le défendant systématiquement judiciairement tout en le laissant à proximité des enfants, mettant ainsi en danger des dizaines d’autres mineurs, et cela malgré la haute suspicion de pédophilie le concernant.

    Un document qui montre bien que les paroissiens de la FSSPX confient leur progéniture à des gens qui sont placé sous une autorité qui n’aura aucun scrupule à étouffer d’éventuels abus sexuels sur leur progéniture, en mutant le coupable à un autre poste à proximité d’enfants et lui fournir une assistance juridique en cas de plainte… Un outrage vis-à-vis des fidèles qui s’ajoute au thème de celui du mariage en interne, puisque la FSSPX a pu muter l’abbé de la Rocque pour s’être opposé au Vatican qui ne reconnaissait pas les mariages tradis alors que Mgr Fellay acceptait quand à lui l’autorité (ou fausse autorité) vaticane directe sur ces questions.

    Précédemment, il  y eut l’ouvrage Le rite de sodomie de Madame Randy Engel en 2006, qui, suite à une enquête de 10 ans, avait consacré plus de 1300 pages à ce fléau au milieu religieux, et concernant le milieu lefebvriste : les violeurs, ou prédateurs, homosexuels tels que Urrutigoity, Ensey et Roberts, tous protégés, ordonnés et promus pendant 10 ans par Mgr Williamson.

    Le livre noir de la FSSPX, dossier brûlant à ne diffuser que très prudemment et seulement aux personnes en mesure de comprendre, afin de ne pas remuer inutilement la fange. Livre PDF et sources supplémentaires ici.

    Attention donc à ne pas plancher sur des travers viciés qui frappe un tel ou un tel, pour tenter de réfuter une position théologique (les arguments ne relèvent pas du même ordre), car cela peut se répercuter, reste délétère pour le « milieu catho-tradi » en général qui baignera dans de continuels scandales publics. Si chacun devait balayer devant sa porte, on n’en finirait certes plus, mais rien ne sert de dénoncer un groupe en face lorsque le sien a fait pire. Plancher dessus, c’est le travail de nos ennemis qui ont réussi à détruire l’éducation catholique à travers ces calomnies.


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