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Publié le par Florian Rouanet
Discours de S.S. le Pape Pie XII à un groupe de journalistes Grecs (20 avril 1948)
Saint Basile de Césarée dit le Grand : Aux jeunes gens. Comment tirer profit de la littérature grecqueLa lettre du 20 mai 1885, adressée par le Pape Léon XIII au cardinal Lucido Parocchi, alors vicaire général de Rome, s’inscrit dans le contexte de l’encyclique Immortale Dei, promulguée le 1ᵉʳ novembre 1885. Cette encyclique traite de la constitution chrétienne des États et de la relation entre l’Église et l’État.
Le Pape, dans cet extrait, souligne l’importance des lettres grecques dans la formation de l’esprit humain et même chrétien :
« Ajoutons que l’Église peut revendiquer ce mérite suprême, qu’elle a sauvé de la destruction la plus grande partie des chefs-d’œuvre des anciens poètes, orateurs et historiens des Grecs et des Latins. Et, de plus, ce que personne n’ignore, dans les siècles où l’étude des belles-lettres était ou négligée ou méprisée, ou quand le tumulte des armes dans toute l’Europe étouffait la voix de l’intelligence, la demeure du moine ou du prêtre était le refuge de la littérature.
Et il ne faut pas l’oublier, parmi les Papes nos prédécesseurs, il en fut plusieurs qui s’illustrèrent dans ces arts libéraux, dont les adeptes reçoivent le nom de savants. La mémoire de Damase, de Grégoire et de Léon le Grand, de Zacharie, de Sylvestre II, de Grégoire IX, d’Eugène IV et de Léon X ne périra point. Et, dans toute la longue suite des pontifes, à peine en trouverait-on un seul qui n’ait rendu de grands services aux lettres. Leur prévoyance libéralité fonda partout des écoles et des collèges pour la jeunesse studieuse, des bibliothèques pour aider à nourrir le talent. Ce sont eux qui ont ordonné aux évêques d’établir des jeux ou joutes littéraires, qui ont comblé de bienfaits les hommes instruits, et qui ont allumé le désir de l’excellence en proposant de glorieuses récompenses pour ceux qui pourraient y atteindre. »
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Léon XIII, le 4 août 1880, Bref Cum hoc sit (La Porte Latine), proclamant saint Thomas d’Aquin, patron des écoles catholiques :
« Sa doctrine est si vaste qu’elle contient, comme une mer, toute la sagesse qui découle des anciens. (…)
Tout ce qui a été dit de vrai, tout ce qui a été sagement discuté par les philosophes païens, par les Pères et les Docteurs de l’Église, par les hommes supérieurs qui florissaient avant lui, non seulement il l’a pleinement connu, mais il l’a accru, complété, classé… (…)
« Sa doctrine, étant formée et comme armée de principes d’une grande largeur d’application, elle répond aux nécessités, non pas d’une époque seulement, mais de tous les temps. »
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L’encyclique Aeterni Patris, promulguée par ce même Pape Léon XIII, le 4 août 1879, souligne l’importance de la philosophie chrétienne et de l’étude des œuvres des philosophes antiques, pour approfondir la compréhension des vérités naturelles et surnaturelles, et, ce faisant, il commence par réactiver le thomisme, tombé en désuétude dans les esprits l’après révolution de 1789.
« La pensée antique, par sa profondeur et sa clarté, éclaire les vérités naturelles de manière à servir de tremplin à l’intelligence des vérités surnaturelles. Aussi les Pères de l’Église n’ont-ils jamais hésité à se servir des doctrines des anciens philosophes comme d’instruments propres à propager et à défendre la foi chrétienne, pourvu que ces doctrines ne fussent point contraires à la révélation divine. (…)
« Parmi les Pères de l’Église, saint Augustin mérite une mention spéciale. Lui, qui excelle dans l’éclat de son génie, embrassa avec ferveur les doctrines des philosophes anciens et, illuminé par la lumière de la foi divine, il fit de ces doctrines un instrument puissant pour défendre et expliquer les vérités révélées. Avec un esprit pénétrant, il démontra que la philosophie véritable, lorsqu’elle est purifiée et mise au service de la foi, ne fait qu’ajouter à la splendeur et à la grandeur des vérités chrétiennes. (…)
Les enseignements de Platon, si riches en nobles pensées, furent habilement employés par les Pères de l’Église, en particulier par saint Justin et saint Augustin, pour expliquer et défendre les dogmes de la foi. Ces doctrines, bien qu’elles émanent de sages païens, semblaient préparer les âmes à recevoir les vérités révélées et à contempler les réalités éternelles.
Aristote, le maître de ceux qui savent, dont l’autorité fut acceptée par les docteurs anciens comme par les modernes, a fourni à saint Thomas d’Aquin des principes d’une rigueur intellectuelle remarquable, permettant à la philosophie grecque de servir le grand édifice de la foi chrétienne. »
Léon XIII fut un Pape très littéraire, fidèle lecteur de Dante Alighieri, comme avec le reste du Magistère.

Notre Pape préféré, s’il est donné dans préférer un !

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