• Männerbund et son théoricien « KR », Hans Blüher



    Amitié politique masculine, série numéro 2

  • Autant pour nous, mais il fallait précédemment remplacer, à propos de l’amitié politique virile et masculine, le mot allemand Männerfreudschaft par Männerbund ; nous avons prévenu ne pas être germaniste !Et en effet, la théorie émane principalement de Hans Blüher.

    Amitié politique virile à l’allemande

    P.S. Ces sujets passionnants n'intéressent pas les ratés et des bons à rien conspirationnistes,
    ou alors d'un point de vue primaire, réducteur et biaisé, avec hostilité,
    car nous menaçons perpétuellement leur boutique et leur « magistère ».

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    Hans Blüher (1888-1955) est une figure de la pensée allemande. Philosophe, psychologue et théoricien social, il est particulièrement connu pour ses réflexions sur les relations masculines, qu’il qualifie de Männerbund (« communauté masculine »), un concept central dans ses travaux. Son analyse se situe à l’intersection de ses disciplines, et elle reflète son intérêt pour les structures et les relations sociales sous un prisme à la fois conservateur et innovant.

    D’après l’ancien courageux spécialiste Armin Mohler, Blüher est un des auteurs principaux de la Révolution conservatrice avec Carl Schmitt, Ernst Jünger et son frère Friedrich Georg, Oswald Spengler et bien d’autres.

    Le concept de Männerbund

    Le Männerbund, chez Blüher, désigne une communauté d’hommes fondée sur des liens d’amitié, de camaraderie et de loyauté, ici dans des contextes militarisés, politiques et culturels.
    Pour lui, cette structure sociale est essentielle à l’ordre civilisationnel et constitue le cœur de la puissance de la société européenne.
    Le théoricien s’inscrit ainsi dans une tradition germanique valorisant les liens virils, inspirée à la fois par l’idéal héroïque de l’Antiquité et par les structures féodales médiévales.

    Blüher élabore cette idée dans ses écrits majeurs, notamment :

    • « Die Rolle der Erotik in der männlichen Gesellschaft » (« Le rôle de l’érotisme dans la société masculine », 1917)
    • « Die Aristie des Eros » (« L’Aristie de l’Éros », 1921)

    Ces ouvrages cherchent à examiner les liens affectifs et spirituels qui unissent les hommes en dehors des relations charnelles ou des dynamiques familiales.

    Thèmes principaux

    1. L’érotisme dans les relations masculines
      Blüher défend l’idée que les communautés masculines ne sont pas uniquement fondées sur des principes rationnels ou utilitaires, mais aussi sur une composante érotique sublimée. Cet érotisme, selon lui, dépasse le cadre strictement sexuel et se manifeste dans des formes de loyauté, d’admiration et de sacrifice mutuel.

      « Le Männerbund est une communion d’âmes où l’Éros trouve sa place non dans la possession, mais dans la sublimation. »

    2. Critique de la société bourgeoise
      Blüher critique l’individualisme bourgeois, qu’il accuse de détruire les structures communautaires traditionnelles comme les Männerbund. L’épanouissement des nations passe par un retour à ces communautés viriles qui garantissent l’ordre et l’unité.

      « Là où les hommes se rassemblent en frères, les nations trouvent leur grandeur. »

    3. Le rôle politique et culturel des Männerbund
      Blüher voit ces communautés comme des forces organisatrices de la société. Il insiste sur leur capacité à transcender les divisions sociales et à cimenter une vision collective.

      « Toute société stable repose sur une minorité d’hommes qui, par l’esprit de communauté, dominent la masse. »

    Influences et critiques

    Blüher s’inspire à la fois de l’idéal chevaleresque médiéval et de la philosophie romantique allemande. Sa pensée à caractère élitiste s’est propagée sous le Troisième Reich, bien qu’il se soit heurté au régime en raison de son « exploration de la sexualité » et de son indépendance intellectuelle et bien qu’il ait été nationaliste.

    Citations principales

    1. Sur le Männerbund comme fondement de la civilisation

      « La civilisation européenne repose sur l’union spirituelle et érotique des hommes dans un ordre supérieur. Là réside la source de toute puissance politique. »

    2. Sur la relation entre érotisme et politique

      « L’Éros masculin n’est pas une faiblesse, mais une force qui unit et construit. Ce que la politique cherche à consolider par des lois, le Männerbund l’accomplit par l’amour. »

    3. Sur le déclin des valeurs traditionnelles

      « Là où les hommes perdent la capacité de s’unir en communautés d’âmes, la société s’effondre dans l’individualisme stérile. »

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    Les recherches de Hans Blüher sont profondément influencées par les idéaux et les structures des mondes gréco-romain, germaniques et indo-européens. Ces cultures et traditions offrent un cadre idéalisé pour sa vision des Männerbund en tant que communautés masculines unies par des liens d’amitié virile, spirituelle et héroïque.

    Influences gréco-romaines

    Dans la pensée de Blüher, le monde gréco-romain constitue un modèle de relations masculines sublimées. Il s’inspire notamment des pratiques et idéaux suivants :

    1. L’amitié héroïque et l’Éros dans la Grèce antique
      Blüher admire les relations idéalisées entre hommes telles que décrites dans les œuvres d’Homère ou dans les relations « mentorales » de type pédagogique et érotique (comme dans le lien entre Socrate et Alcibiade ; mais ce dernier point inverti fait grand défaut !). Ces relations, bien qu’érotisées dans certains cas, sont vues comme une source d’inspiration pour l’élévation de l’âme et le renforcement de la communauté.

      « Le modèle grec de l’Éros spirituel est une pierre angulaire de la grandeur humaine. »

    2. Les structures romaines : légions et fraternité
      À Rome, Blüher voit un exemple parfait de Männerbund dans les légions romaines, où la discipline, la camaraderie et le dévouement mutuel entre soldats symbolisent des liens masculins transcendés, inexistant chez les femmes. Ces communautés militaires incarnaient une force politique et culturelle au service de l’Empire.

    Influences germaniques

    Blüher s’appuie également sur les traditions germaniques, où les communautés masculines jouent un rôle central dans la mythologie et l’organisation sociale.

    1. Le comitatus
      Inspiré des descriptions de Tacite dans sa Germania, Blüher voit dans le comitatus (la suite guerrière loyale à un chef, un führer) une forme archaïque du Männerbund. Ces groupes de guerriers liés par un pacte de loyauté illustrent, selon lui, une communauté idéale fondée sur le courage, l’honneur et l’amitié virile.
    2. Les mythes germaniques
      La mythologie nordique, avec ses récits de fraternité héroïque entre les dieux et les guerriers (comme les Einherjar d’Odin), nourrit également sa réflexion. Ces récits symbolisent pour Blüher une structuration du pouvoir et de la transcendance par des liens masculins puissants.

    Héritage indo-européen

    Blüher inscrit les Männerbund dans une tradition plus large, celle des sociétés indo-européennes, aryennes, où il identifie des sociétés similaires fondées sur des groupes mâles liés par des rituels et des engagements.

    1. Les initiations rituelles
      Dans de nombreuses sociétés indo-européennes, les jeunes hommes devaient passer par des rites de passage pour intégrer des cercles masculins, généralement guerriers. Ces rituels renforçaient les liens communautaires et l’identité collective. Blüher perçoit ces initiations comme un fondement des Männerbund, qui unissent les hommes dans une quête commune de transcendance.
    2. La tripartition dumézilienne
      Bien qu’il n’ait pas explicitement utilisé les travaux de Georges Dumézil (qui sont postérieurs à certaines de ses réflexions), Blüher semble intuitivement lié à cette tripartition des sociétés indo-européennes : pouvoir sacré, force militaire et production (Jean Haudry). Les Männerbund correspondent ici à la seconde fonction, celle de la force armée et de la fraternité guerrière.

    Synthèse dans la pensée de Blüher

    Blüher combine ces influences gréco-romaines, germaniques et indo-européennes pour élaborer sa théorie. Il considère que ces traditions ont en commun une valorisation des liens masculins transcendants, qui vont au-delà des intérêts individuels ou des relations familiales, pour le Bien commun. Selon lui, ce modèle est au fondement de la grandeur des civilisations européennes.

    « Les peuples qui ont su organiser leurs forces viriles en communautés d’âme, de corps et d’esprit ont dominé l’histoire. »


    Regard

    La pensée de Blüher est fascinante et ses réflexions restent une exploration unique des liens entre tradition, communauté masculine et organisation politique.

    Ses analyses du Männerbund offrent une perspective unique sur les liens masculins et leur rôle dans les structures de la Cité. Si certaines de ses idées peuvent aujourd’hui paraître dépassées ou problématiques, elles continuent de susciter des réflexions sur la nature humaine et les bases de la communauté.

    Gott mit uns : Hostilité et exécutions avec Röhm, Blüher et Hitler

    Explication du Männerbund et des mouvements de jeunesse – David Veysseyre


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  • 6 commentaires




    Nonobstant cet article semble faire l'impasse des penchants sodomites de Blüher qui sont, elles, « peu » recommandables, et qu'on retrouve déjà à cette époque chez nombre de cadres du mouvement bündisch (songeons aux Wandervogel ayant compté dans leurs rangs des figures emblématiques comme la tarlouze Hans Scholl - que l'on nous présente comme un pionnier de ladite « résistance catholique » depuis qu'il s'est révolté contre le Reich en pleine guerre parce que ce dégénéré souffrait de sa marginalisation structurelle -, ou bien encore l'inverti notoire Ernst Röhm, représentant de l'aile gauche du NSDAP et dont Hitler fit soigneusement liquider durant la Nuit des Longs Couteaux afin de calmer ses ardeurs). Blüher avait développé une conception « élitiste » de l'homosexualité, inspirée des Grecs et des Janissaires. Celle-ci est apparue surtout dans des groupuscules apparentés aux milieux alternatifs et völkischen désireux de se libérer de la morale bourgeoise et chrétienne. À cette virilité quasi-spartiate, on mettait en avant un culte du corps teinté de végétarisme et de naturalisme. Ces mouvements ont été interdits par les NS qui redoutaient les thèses de Blüher.


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    Merci de ta contribution camarade ! Je précise que non, le fait était mentionné sur l’aspect inverti dans l’onglet Grèce antique logiquement ! Je l’ai souligné/dénoncé un peu plus pour améliorer le ton…!


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    […] Approfondir : Männerbund et son théoricien « KR », Hans Blüher […]


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    […] Avant de vous livrer le commentaire du camarade, je précise que non, le fait était bien mentionné à propos de l’aspect probablement inverti de l’auteur, bien que ce soit aussi traité de façon “figurée”, justement et logiquement dans l’onglet “Grèce antique” ! […]


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    […] Le Rôle de l’érotisme dans la société masculine de Hans Blüher […]


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    […] Männerbund et son théoricien « KR », Hans Blüher […]


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