• Polémique entre Bruno Saglio et l’abbé Ricossa



    Ennième mise au point sur le guérardisme

  • Bruno Saglio et l’édition ESR

    Bruno Saglio, dirigeant de la maison d’édition ESR (Editions Saint-Rémi) qui a réédité tous les grands auteurs antilibéraux du XIXe siècle entre autres, a été qualifié de « très mauvais éditeur », par l’abbé Ricossa.

    M. Saglio n’adhère pas à la thèse de Cassiciacum et ne se gêne pas pour le faire savoir. Il y a un rapport ici peut-être ? 🤔

    Réponse à l’abbé Ricossa

    Nous recommandons à tous la réponse de M. Bruno Saglio à l’abbé Ricossa dans le dernier numéro de La Voix des Francs n° 73.

    Il termine son article par la rétractation de sa thèse par Mgr Guérard lui-même (document livré par Alfred Denoyelle) : « Ma thèse (…) contient des erreurs théologiques énormes ».
    Nous allons revenir dessus, mais nous ne voulons salir personne, messieurs les abbés Dutertre et Chapot, nous voulons rétablir la vérité.
    M. l’abbé Ricossa, lui, dénigre et salit sans apporter de preuves, un bon éditeur catholique. Mgr Guérard nous donne raison, quelques mois avant de décéder.

    Polémique avec l’IMBC

    « Ce numéro particulièrement dense nous oblige à réduire et condenser le texte afin que tout puisse rentrer sur 60 pages. Nous nous en excusons, mais il nous semblait important de faire paraître tous ces textes, la lecture vous en convaincra. » Bruno Saglio.

    Réponses publiques

    « Nous avons dû prendre la plume suite à une attaque publique de M. l’abbé Ricossa contre notre maison d’édition. Nous y répondons dans un premier article. » Bruno Saglio.

    « Réponse à l’article de M. l’abbé Ricossa : « Très bon auteur, très mauvais éditeur », paru dans Sodalitium (n° 74, pp 76-78). »

    La bulle de Paul IV

    La Bulle Cum ex apostolatus officio de Paul IV établit à perpétuité la nullité de la nomination ou de l’élection de tout Prélat – y compris le Pape – qui serait tombé dans l’hérésie avant sa promotion au rang de Cardinal ou son élévation au Pontife Romain. Elle définit la promotion ou l’élévation nulle, irrita et inanis, c’est-à-dire nulle, non valide et sans aucune valeur, “même si elle est survenue avec l’accord et le consentement unanime de tous les Cardinaux ; il ne pourra même pas être dit qu’elle est validée par la réception de la charge, de la consécration ou de la possession […], ou par l’intronisation […] du même Pontife Romain ou par l’obéissance qui lui est rendue par tous et par le passage de quelque durée que ce soit dans l’exercice de sa charge.

    Paul IV ajoute que tous les actes accomplis par cette personne sont également à considérer comme nuls et que ses sujets, tant clercs que laïcs, sont libérés de l’obéissance envers elle, restant néanmoins de la part de ces mêmes personnes soumises, l’obligation de fidélité et d’obéissance à rendre aux futurs Évêques, Archevêques, Patriarches, Primats, Cardinaux et Pontife Romain canoniquement succédant.

    Paul IV conclut : Et à plus grande confusion de ceux ainsi promus et élevés, s’ils prétendent continuer l’administration, il est licite de demander l’aide du bras séculier ; et ceux qui se soustraient à la fidélité et à l’obéissance envers ceux qui auraient été promus et élevés de la manière déjà dite, ne seront soumis à aucune de ces censures et punitions infligées à ceux qui voudraient diviser la tunique du Seigneur.” Bruno Saglio.

    Cette bulle tout à fait logique et orthodoxe sera intégrée au Droit canon dans le temps.

    Erreurs sur la thèse de Cassiciacum

    La thèse de Cassiciacum (Materialiter-Formaliter), inventée par le dominicain, futur Mgr Guérard des Lauriers, thèse reniée par son auteur avant sa mort, malgré les cris d’orfraie de M. l’abbé Ricossa et des siens. Bruno Saglio.

    Document authentique

    Explications de M. Denoyelle qui a publié ce mot de Mgr Guérard des Lauriers : « Ce mot du P. Guérard est bel et bien authentique.
    Ce mot, non daté, mais dûment signé et écrit entièrement à la main, avait été reçu par mon correspondant, quelques mois avant le décès du P. Guérard. »

    Ce document donc, avait été rendu publique par le Dr. Denoyelle avant qu’un blogue, puis catholicapedia (de feu Louis-Hubert Rémy) ne s’emparent de l’affaire.

    – Pourquoi n’y a-t-il pas de date ?

    Il s’agissait d’un mot, plus qu’une lettre (qui contient plus de formes, certes) d’ailleurs, passant par un intermédiaire entre Mgr Guérard et le Dr Denoyelle.

    – Pourquoi n’y a-t-il pas d’objet ?

    « Erreurs théologiques énormes » (sic), c’est très probable (et c’est même certain selon le témoignage du Dr Denoyelle) qu’il parlait de la thèse de Cassiciacum et non pas d’« erreurs historiques énormes » ; comme ça aurait pu être le cas : puisque le Dr Denoyelle, son destinateur, était Docteur en histoire. Peut-être qu’on aurait pu imaginer qu’ils échangeassent sur un thème historique.

    – Pourquoi la lettre serait-elle ressortie 30 ans après seulement ?

    En réalité, cela faisait bien longtemps, que la lettre était disponible sur le site internet du Dr. Denoyelle (sans doute disparu à ce jour).

    Le Dr Denoyelle est assez ignoré des milieux « sédévac » depuis qu’il fréquente les Ecclesia Dei ; alors qu’il avait tenu auparavant une revue, Mysterium Fidei, favorable au constat sédévacantiste.

    – Aussi, M. Denoyelle a assuré à diverses proches que c’était bien de la thèse dont il était question, et que le mot lui était adressé via un intermédiaire.

    – Pourquoi l’aurait-il gardé aux prêtres thésards, alors qu’il était en fin de vie ?

    1er scénario : il leur a dit mais n’ont pas tenu le propos pour sérieux (par exemple « c’est un vieillard souffreteux au lit / il n’a plus toute sa tête » ou « nous ne croyons pas à votre thèse parce que c’est vous qui l’avez inventé, mais parce qu’elle est vraie ») : très improbable, même si ça ne colle pas avec le témoignage de l’abbé Ricossa.

    2eme scénario : il l’a gardé pour lui-même, pour x raison (honte/scrupule/respect humain/confus ou un mélange de plusieurs causes).

    3eme scénario : en raison de sa fin de vie, ses fatigues et son problème de mémoire. C’est de l’ordre du possible et colle encore difficilement avec le témoignage de l’abbé Ricossa.

    Guérardiens et conflits internes

    Les masques tombent : ils se sentent acculés et ils deviennent sauvages ! L’esprit sectaire faisant le reste.

    Cela rappelle ici par ailleurs un propos « privé » du « cardinal » François Marty (1904-1994) à propos de la situation de conflit doctrinale que nous déplorons : « Les traditionalistes ? N’intervenons pas, laissons-les entre eux. Ce sont des sectes qui se mangent entre elles. »

    Position sur la messe et le Pape

    De fait, objectivement – et leurs messes ont beau ne pas être « una cum Papa nostro Francisco » (assistance à ces messes qualifiée de péché mortel par ces néo-jansénistes) – les thésards servent et défendent le camps de ce même « Papa Francesco » materialiter et légitimement élu par les modernistes.

    Attaques et défense

    Tout cela se juxtapose avec le relai de la bulle de Paul IV par Mgr Carlo Maria Viganò et les attaques cumulées de l’abbé Rolland contre les thésards (Cassiciacum) : ils se prennent un genre de Blitz Krieg à laquelle nous nous joignons gaiement !

    Conflit avec l’abbé Belmont

    Saglio est en conflit dans la région de Bordeaux avec l’abbé Belmont également, lequel est encore à part (vétéro-guérardien).

    Mais cela est notamment dû aux délires du Marquis de la Franquerie, qui pour le coup le fait pencher de l’autre bord sur ce sujet « surnaturaliste » précis seulement.

    Ce qui joue contre l’abbé Belmont et ses 3 éternels séminaristes, vient surtout du refus de sacres durant la vacance du Saint-Siège : lorsque Mgr Sahagun de la Parra, 102 ans, sera décédé (dernier évêque encore en vie consacré durant le pontificat – tenu pour un pontificat légitime par l’abbé Belmont – de Jean XXIII), il pourra difficilement continuer de professer que l’Église est vraiment Apostolique, avec au moins un vrai successeur des Apôtres encore en vie…

    Voilà où mène la doctrine fausse de la monarchie absolue pontificale et son corollaire l’absence d’autorité inhérente de l’épiscopat.

    Et, soit dit en passant, un successeur des Apôtres qui approuve Vatican II et les réformes « post conciliaires » comme ce pauvre Mgr Sahagun de la Parra est-ce encore un successeur des Apôtres… ? Poser la question c’est y répondre.

    Affaire Rampolla

    Un autre objet de conflit, qui est plus de l’ordre politique et du complot peut-être encore celui-ci entre M. Saglio et les prêtres IMBC.

    Nous ne savons que penser de l’affaire Rampolla sous Léon XIII cependant.

    Acharnement et obstination

    Il faut parler d’acharnement de la part de l’abbé Ricossa et de ses adeptes à suivre des erreurs et de se placer hors de la vérité connue et commune (philosophique et théologique).

    Il faut parler d’obstination à nier la vérité et à retarder et empêcher l’édification de l’Église. Il faut parler de tromperie à l’égard des fidèles qui les suivent.

    Position des catholiques traditionnalistes non « sédévacantistes »

    Enfin, tandis que les traditionnalistes non sédévacantistes, représentés par le phare FSSPX, sombrent dans la mollesse, ils sont aux abonnés absents sur tous ces sujets clef de la compréhension de la foi et de sa défense, c’est là aussi chose risible.


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