• 9 octobre dernier, 68 ans sans pape… Jusqu’à quand, Seigneur ? (Cana, lettre d’information)



    Soixante-huit ans après la mort de Pie XII, CANA International appelle à la prière mariale et au Concile général imparfait pour rendre un Pape à l’Église.

  • Revue
    CANA INTERNATIONAL
    Papam non habent
    9 OCTOBRE 1958 – 9 OCTOBRE 2026
    68 ans sans pape… Jusqu’à quand, Seigneur ?
    Il y a 68 ans, jour pour jour, le 9 octobre 1958, s’éteignait le pape Pie XII.
    Pour nous qui considérons que ses successeurs apparents ont usurpé le Siège de Pierre, cette date marque le commencement d’une tragédie sans précédent dans l’histoire de l’Église catholique.
    68 années sans pape. 68 années sans le successeur légitime de saint Pierre. 68 années durant lesquelles les fidèles catholiques ont été privés de ce père visible que Notre-Seigneur Jésus-Christ a voulu donner à son Église.
    Et aujourd’hui, une question doit nous habiter : jusqu’à quand ?
    En cette journée anniversaire, je voudrais vous inviter à vous tourner tout particulièrement vers la Très Sainte Vierge Marie, Mère de l’Église.
    Confions-lui cette immense souffrance : nous n’avons plus de pape !
    Offrons aujourd’hui toutes nos prières, toutes nos intentions, tous nos sacrifices, même les plus modestes, pour demander au Ciel la restauration visible de la Sainte Église catholique et le retour d’un véritable successeur de Pierre.
    Je voudrais également vous partager une réflexion plus personnelle.
    Pensons un instant à tous ceux qui sont nés avant ce 9 octobre 1958. À tous ceux qui ont connu, ne serait-ce que quelques années, quelques mois, ou même quelques jours, la présence sur cette terre du Vicaire de Notre-Seigneur Jésus-Christ.
    Quelle grâce immense !
    Ils ont vécu dans un monde où le père visible de la chrétienté était encore présent. Un monde où les catholiques pouvaient tourner leurs regards vers Rome et reconnaître dans le Souverain Pontife celui à qui le Christ avait confié la charge de paître ses brebis.
    Nous mesurons peut-être trop peu ce que nous avons perdu.
    Car un pape n’est pas simplement un chef religieux, une autorité administrative ou une figure morale. Il est le Vicaire de Jésus-Christ, le principe visible de l’unité de l’Église, celui à qui Notre-Seigneur a confié les clefs du Royaume des Cieux.
    Et voilà 68 ans que nous attendons.
    68 ans que des générations entières sont nées, ont grandi et parfois sont mortes sans avoir connu ce père visible.
    Pouvons-nous nous habituer à une telle situation ? Pouvons-nous considérer cette absence comme une fatalité ? Pouvons-nous continuer à vivre comme si l’Église pouvait indéfiniment se passer de son chef visible ?
    Non !
    C’est précisément pour cette raison que CANA International œuvre pour la réunion des évêques catholiques en vue d’un Concile Général Imparfait, afin que soit enfin ouverte la voie à l’élection d’un Souverain Pontife légitime.
    Un cadeau pour cette journée de mémoire
    À l’occasion de ce triste anniversaire, je voudrais vous offrir un passage essentiel de Monseigneur Joseph Gaume, extrait de son ouvrage « Où en sommes-nous ? ».
    Ce texte, écrit il y a plus de 150 ans, nous rappelle avec une force extraordinaire ce que représente la papauté pour l’Église et pour le monde.
    Je vous invite à le lire lentement, à le méditer, à le relire encore.
    Et surtout, je vous demande une chose : partagez cette newsletter autour de vous. Envoyez-la à vos proches, à vos amis, à tous ceux qui s’interrogent sur la situation actuelle de l’Église.
    Faisons connaître ce texte au plus grand nombre.
    Car il ne s’agit pas seulement de se souvenir d’un pape disparu. Il s’agit de comprendre ce dont nous sommes privés depuis 68 ans et de travailler, chacun à notre place, à sa restauration.
    En ce 9 octobre 2026, tournons-nous vers Notre-Dame et supplions-la de nous obtenir enfin cette grâce :
    Très Sainte Vierge Marie, Mère de l’Église, obtenez-nous du Ciel un véritable Souverain Pontife !
    PAPAM NON HABENT
    Saint Pierre, priez pour nous !
    Pie XII, dernier pape que nous reconnaissons comme légitime, est mort il y a 24837 jours.
    Que cette date ne soit pas seulement celle d’un souvenir, mais celle d’un réveil.
    Julien
    Directeur de CANA International
    POUR LA RESTAURATION VISIBLE DE L’ÉGLISEOÙ EN EST LE PAPE ? Mons. Gaume
    Extrait du chapitre IV
    “Où en est le Pape ? C’est la terreur dans l’âme et les larmes aux yeux qu’il faut répondre à cette question.
    Le Pape est prisonnier ! prisonnier de ses propres enfants !
    Pour comprendre ce qu’il y a de monstrueux dans le rapprochement de ces deux mots, il suffit de comprendre la signification de l’un et de l’autre.
    Au point de vue religieux, social et politique : qu’est-ce que le Pape ?
    Au point de vue religieux. Par sa faute, l’homme s’était précipité dans l’abîme de la damnation éternelle et temporelle ; c’est-à-dire qu’il avait attiré sur lui toutes les tyrannies, toutes les hontes, toutes les douleurs, sans moyen de s’en délivrer. Pour le racheter, le Fils de Dieu en personne est descendu du ciel. Après avoir, au prix de tous les sacrifices, accompli la rédemption de l’homme, le divin Libérateur a laissé sur la terre, pour perpétuer son œuvre, un Vicaire investi de tous ses droits, dépositaire de toutes ses tendresses, organe infaillible de toutes ses volontés, et dont il a dit : Celui qui l’écoute m’écoute, et celui qui le méprise me méprise.
    Ce Vicaire du Verbe incarné, ce représentant de Dieu sur la terre, c’est le Pape. Acclamée depuis dix-huit siècles par l’élite de l’humanité, nulle vérité ne s’impose plus victorieusement à la raison. Le Pape est donc le personnage le plus élevé, le plus vénérable, le plus sacré qu’il y ait au monde ; il est aussi le plus nécessaire, je dirais même le seul nécessaire.
    Avec le Pape, vous avez l’Église ; avec l’Église, vous avez le christianisme ; avec le christianisme, vous avez la vérité, dont la lumière certaine conduit l’homme au véritable but de la vie ; la justice, qui sauvegarde tous les droits ; la charité, qui soulage, qui ennoblit et qui sanctifie ; l’autorité, qui maintient l’harmonie universelle des esprits et des cœurs.
    Sans le Pape, rien de tout cela : ni Église, ni christianisme, ni vraies
    lumières, ni vraies vertus. Sous le rapport religieux, le monde retombe dans l’abîme d’abjection et de malheurs d’où le christianisme l’a tiré, et au-dessus duquel seule la main du Pape le tient suspendu.”
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