• Le souverainisme néo-jacobin de 2020



    Cet horrible « nationalisme » en carton.

  • Comme toujours, tout n’est pas à jeter aux ordures et à priori Nous sommes ouvert d’esprit, aussi sûr qu’il nous plaît de chercher le bien là où il peut être, néanmoins il ne faut pas abuser ! Il était difficile de s’infliger cette demi-heure autistique. Dans ces interventions, il ne manquait plus que l’ineffable Asselineau. Nous pouvons les évoquer, d’autant que nous ne sommes qu’au début de ce cauchemar crypto-réactionnaire. Toute la « droite démocratique » gaulliste baigne là-dedans.

    Aux États-Unis, ce pan de doctrine est surnommé « nationalisme civique » et il correspond peu ou prou aux périodes de dégénérescence de la tradition au sein de l’Empire romain (voulant assimiler tout le globe terrestre au détriment des « desouches », un moment donné minoritaires sur leur propre sol). Ce genre de vidéo convainc au moins un homme qu’il faille sortir du pétrin démocrateux. Attention, troussage de mouches en perspective :

    A) D’un côté, il ne sert à rien de défendre la simple « souveraineté d’un État » si c’est pour faire strictement la même politique désincarnée et irréelle que l’État précédent (excepté une ou deux virgules ?), à savoir avoir un programme toujours aussi cosmopolite et en faveur de l’assimilation exogène massive. B) Et de l’autre côté, il est inopérant, inefficace et inepte de défendre cette souveraineté seule. Notre raisonnement politique doit partir de toutes les réalités naturelles d’une société donnée pour la défendre et la développer en  réaction. #Intégralisme

    C’est ainsi que la culture, le caractère, la génétique et la foi d’un peuple, dans toute sa diversité bien comprise, doit être tenu en considération. Si le pouvoir étatique doit demeurer libre, souverain et indépendant, car c’est chose louable, encore une fois, la question est : pour quoi faire ?  C’est d’ailleurs le génie du « fascisme historique » d’avoir su résoudre la question de l’État moderne tout en comprenant en son sein toutes les composantes organiques et anthropologiques susnommées. Un nationalisme qui ne tiendrait compte que de l’aspect étatique serait d’évidence qu’un nationalisme en plastique mâché.

    Dans notre « dossier napoléonien » nous avons rappelé le lien idéologique qui unissait gallicanisme et jacobinisme, voilà qui est encore d’actualité et qui ne date pas d’hier d’un même coup (mais de Louis XV au moins). Tout cela est un contexte très français et celui-ci explique encore nombre d’influences doctrinales actuelles. Ne serait-ce que pour la mémoire de Pierre Sidos, refusons donc avec force toutes ces demi-mesures quelles qu’elles soient.


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