• « Librorum prohibitorum » de 1948 : index des livres interdits à la lecture par l’Église catholique



    Savoir pour pouvoir mieux se prémunir.

  • « Un catalogue instauré à l’issue du concile de Trente (1545-1563). Il s’agit d’une liste d’ouvrages que les catholiques romains n’étaient pas autorisés à lire, des « livres pernicieux », accompagnée des règles de l’Église au sujet des livres. Le but de cette liste était d’empêcher la lecture de livres jugés immoraux ou contraires à la foi. »

    Ceci pour savoir en bon catholique quels sont les ouvrages répertoriés dangereux pour notre foi afin de ne pas être contaminé par ceux-ci. Cela ne suffit pas de rédiger joliment si c’est pour mieux pousser les âmes en Enfer. Si de nombreux ouvrages français et latins sont présents dans la liste c’est parce qu’ils ont été dénoncés dans la langue des prêtres, et les prêtres de la France catholique ont beaucoup participé à ces travaux. Certains livres immoraux n’y sont pas forcément, mais ils n’en demeurent pas moins néfastes : c’est que selon le contexte il ne fallait pas faire trop de réclame aux auteurs concernés (René Guénon par exemple) ou encore de prendre le temps de les lire tous… Il arrive que des auteurs aient toute leur bibliographie de condamnée, sinon certains ouvrages seulement (Charles Maurras). Il faut bien dire qu’au XIXe siècle toute une flopée de productions littéraires posait problème. Pour sauvegarder le bien des esprits et des âmes. Il est intéressant de voir que dès les années 1966, les modernistes à la tête de Rome avaient prétendu pouvoir supprimer juridiquement le Librorum prohibitorum au regard des fidèles.

    « Parmi tous les écrits présents dans l’Index, la Bible avec ses adaptations, ses commentaires et les études bibliques, est de loin le livre le plus censuré jusqu’à la suppression de l’Index. Les éditions de la Bible en latin, en grec, dans les langues vulgaires en tout ou en partie, ainsi que des commentaires bibliques figurent nombreux dans le premier index roman. L’interdiction, maintenue pendant deux siècles, d’adapter la bible en langue vulgaire finit par assimiler dans l’imaginaire collectif les traductions bibliques aux livres hérétiques, dit Gigliola Fragnito. Plusieurs raisons justifiaient ces interdictions aux yeux des censeurs, principalement l’existence d’éditions altérées et commentées par des hérétiques, et la méfiance à l’égard d’une interprétation personnelle du texte révélé, que seule l’Église pouvait interpréter d’une façon authentique. Le contact direct avec les sources de la foi pouvait provoquer des remises en question et altérer la doctrine, la morale, et l’organisation de l’Église. »

    Jesus-M. de Bujanda et Marcella Richter, Index librorum prohibitorum: 1600-1966, éditions Librairie Droz, 2002

    Librorum prohibitorum


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