• Qu’est-ce que le purgatoire ? (Tradition Catholique)

  • Cette sympathique page nous régale une fois de plus avec de bons résumés sur la doctrine catholique (le rôle de l’intention dans salut, la damnation sans la prière, le port du voile féminin, les textes apocryphes, le padre Pio, etc). À suivre sur Telegram afin de recevoir ces rappels réguliers sur la foi de nos Pères.

    Il s’agit d’un état (et non un lieu) par lequel les âmes des défunts passent pour obtenir, au bout d’un processus de purification, cette sainteté qui leur est nécessaire pour entrer dans la Joie du Ciel.

    Notre façon de vivre n’est pas sans importance. La mort n’est pas une éponge qui efface comme par magie tout le mal fait et le péché commis (comme le prétendent à tort les protestants). Rares sont ceux qui, à l’heure de la mort, sont purifiés au point de pouvoir s’immerger directement dans la sainteté de Dieu comme les martyrs et autres héros de la charité.

    La grâce de Dieu qui sauve n’exclut pas la justice ⚖. Avec la mort, l’homme se trouve dans un choix de vie définitif. L’Église enseigne que ceux qui ont mené une vie très pure et meurent dans la grâce et l’amitié de Dieu, totalement purifiés, vont directement au Ciel.

    À l’inverse, il y a ceux qui sont morts en ayant commis des fautes très graves, sans s’être repentis et sans accueillir l’amour miséricordieux de Dieu. C’est cet état d’auto-exclusion définitive de la communion avec Dieu qu’on appelle l’enfer.

    L’enseignement catholique nous apprend que l’être humain, dans la mort, a encore une possibilité de purifier ses péchés véniels non confessés ainsi que la « rouille » des péchés confessés (mortels ou véniels), mais imparfaitement expiés sur terre. Cela est nécessaire afin d’atteindre le degré de sainteté nécessaire pour entrer au Ciel. Le purgatoire est précisément cet état dans lequel les âmes des défunts se purifient. Il n’est pas une chambre des tortures infinies et ne doit pas être motif de peur comme on aurait peur de l’enfer. Le purgatoire est la dernière chance donnée à l’homme pour trouver la plénitude et évoluer jusqu’aux possibilités ultimes de son être.

    Le mal du monde et de nos cœurs n’est pas purement et simplement oublié avec la mort. Dieu n’est pas seulement grâce, il est également justice. Et toute personne douée de liberté est, en fin de compte, responsable de ses choix et de ses comportements.

    Cette purification est une ultime chance offerte à l’homme de réaliser le dessein de Dieu, selon lequel nous sommes « prédestinés à reproduire l’image de son Fils, afin qu’il soit l’aîné d’une multitude de frères » (Rm 8, 29).

    Le feu douloureux du purgatoire peut être assimilé au Christ lui-même qui vient nous sauver en nous arrachant de nos fautes. Dans notre rencontre avec Lui, tout ce qui est faux s’évanouit et son regard nous guérit par ce feu dévorant le péché et la haine.

    Tout ce que l’on a construit durant son existence peut alors se révéler paille sèche et s’écrouler. Mais dans la souffrance de cette rencontre, où l’impur et le malsain de notre être nous apparaissent évidents, se trouve le salut.

    Le regard du Christ, le battement de son Sacré-cœur nous guérissent grâce à une transformation de souffrance temporaire. Cependant, c’est une heureuse souffrance, dans laquelle le saint pouvoir de son amour nous pénètre comme dans une flamme incandescente. L’âme du purgatoire aime Dieu et veut elle-même paraître au Ciel toute pure, elle sait que sa souffrance prendra fin.

    Dès le IVe siècle, la foi dans le purgatoire est attestée par les suffrages offerts par les chrétiens pour honorer la mémoire de leurs défunts ; ou encore les prières dites pour les âmes qui n’étaient pas encore entrées au Ciel et pouvaient recevoir l’aide des fidèles vivants par la communion des saints.

    Or, d’après divers témoignages de saints, la souffrance sur terre parait bien faible en comparaison à ce feu ardent qui guérit. :warning: Ne craignons pas le purgatoire comme l’enfer mais sachons considérer cet état comme il se doit. En effet, quelle compassion avons-nous sur terre lorsque nous imaginons la peine d’un prisonnier qui ne sortirait de sa sombre cellule que dans vingt ou trente ans… Cette peine terrestre est en réalité bien douce face au purgatoire.

    Aimons Dieu comme il nous aime afin d’éviter de nous y retrouver !


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