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Publié le par Florian Rouanet
Outre les références fascistes espagnoles de Ledesma Ramos et de José-Antonio Primo de Rivera, vous pouvez retrouver « Ernest Chevalier » (Ernesto Caballero). Il est né le 2 août 1899 et décédé un 14 mai 1988 à Madrid. C’est un écrivain, intellectuel et diplomate espagnol, figure marquante de l’Avant-Garde et un introducteur du fascisme en Espagne.
D’un point de vue littéraire, il est assez comparable à Maurice Bardèche chez nous si l’on veut, et en ce sens que Caballero a vécu l’après-guerre aussi. Pour approfondir l’analyse, nous dirions qu’il a en quelque sorte essayé de fabriquer une doctrine de troisième voie présentée comme une alternative au libéralisme et à l’expérience révolutionnaire soviétique, à un moment où l’Espagne – historiquement le « bras droit de Rome » – a « transcendé » à la fois le matérialisme socialiste oriental et les doctrines individualistes occidentales.
Les ouvrages de notre pan-latiniste défendaient l’esthétique fasciste à l’espagnole, ils se regroupent dans une œuvre non traduite dans la langue de Molière avec ces trois ouvrages en particulier : « Genio de España », « La nueva catolicidad » (qu’Adolf Hitler détenait dans sa bibliothèque) et « Con Arte y Estado ».
El señor Caballero fut pareillement un doctrinaire national-catholique proche du Caudillo. Ce premier a projeté l’idée d’un fascisme pan-latin qui a jeté les bases d’un nationalisme espagnol fort entre autres choses – mimant le racialisme et la linguistique germanistes. Cependant, là n’est pas le point nodal de la question. En 1938, il s’avère que Pilar Primo de Rivera, la sœur de l’illustre José-Antonio, avait rendu visite à Hitler pour lui offrir le glaive du Roi Ferdinand.
C’est ainsi qu’arrive l’expression d’une théorie complètement frauduleuse. Dans son ouvrage intitulé « Memorias de un dictador », Caballero affirme qu’il y eut un projet de « mariage » entre Hitler et Pilar afin de fonder une dynastie fasciste germano-espagnole en Europe qui ramènerait l’Espagne au centre du Vieux Continent, comme à l’époque de l’empereur Charles V (Charles Quint), en ressuscitant le Saint Empire romain germanique. Selon lui, les Goebbels en furent – prétendument – témoins.
Bien que Caballero paraisse être un auteur sincère sur certains points très précis, il a bien dû se laisser emporter dans une bouffée délirante durant l’après-guerre à ce propos. Ici ce serait son côté un peu grande gueule un peu l’image d’un Léon Degrelle du reste, lequel est également accusé d’avoir exagéré sa place et sa participation dans le courant historique fasciste.
Il aura fini par dire un peu tout et son contraire, et mieux vaut ne pas le suivre dans tous ses propos, surtout après-guerre !
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L’entretien complet pour les hispanophones :
https://www.youtube.com/watch?v=U1-dmB6SXfE&feature=youtu.be

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