• George S. Patton, le général “US” qui voyait l’erreur mortelle des Alliés



    De l’Allemagne écrasée à l’hostilité envers l’Union soviétique dès 1945

  • Un héros mis à l’écart avant une mort suspecte

    Notes liminaires :
    Le
    général George S. Patton, commandant de la 3e Armée américaine, il a joué un rôle clé dans l’offensive alliée en Europe de l’Ouest en 1944-1945. Il s’opposa à l’humiliation de l’Allemagne, devant le haut danger communiste. Il mourra mystérieusement.

    Sommaire :
    I. Son opposition au traitement de l’Allemagne et ses critiques contre l’Union soviétique
    II. Son opposition à la politique d’après-guerre et sa mort suspecte
    III. Sa mort mystérieuse


    I. Son opposition au traitement de l’Allemagne et ses critiques contre l’Union soviétique

    Après la fin des hostilités en Europe, Patton s’est rapidement inquiété du rôle croissant de l’Union soviétique et de l’influence communiste en Europe de l’Est. Il a exprimé des regrets sur la manière dont la guerre avait été conduite, estimant que l’Union soviétique représentait une menace bien plus grande pour l’Occident que l’Allemagne nationale-socialiste, alors vaincue, notamment par le gros argent international.

    Voyant les exactions appliquées contre l’Allemagne, il a dit en claire que :

    « Messieurs, je suis arrivé ce matin à la conclusion inexcusable que nous avons combattu du mauvais côté. Durant toute cette guerre, nous aurions dû combattre avec les fascistes contre les communistes et non l’inverse.

    Je crains que, peut-être, dans cinquante ans, l’Amérique ne paie un prix élevé et ne devienne une terre de corruption et de mœurs dégénérées. »

    – Général George S. Patton (21 juillet 1945)

    Ce propos, après la fin de la guerre, lui font perdre le commandement de sa « 3rd Army » ainsi que son poste de gouverneur militaire de Bavière.

    En fait, en 1945 :

    • Patton considérait que l’Union soviétique, avec sa brutalité, son régime totalitaire et expansionniste, allait devenir la véritable menace pour l’Occident et le monde libre.
    • Il était également hostile aux politiques alliées de démantèlement et d’humiliation de l’Allemagne vaincue, estimant que cela affaiblirait l’Europe face au communisme soviétique.

    Et effectivement, cet homme n’étant pas un mauvais bougre, a appliqué le sale boulot, et, à la vue des exactions sur place, il a fini par se retourner.

    II. Son opposition à la politique d’après-guerre

    « Je crains que, peut-être, dans cinquante ans, l’Amérique ne paie un prix élevé et ne devienne une terre de corruption et de mœurs dégénérées. »

    – Général George S. Patton (21 juillet 1945)

    Lorsqu’il a déclare cela, il est visionnaire avec autant de lucidité qu’Adolf Hitler…!

    Patton s’opposa publiquement aux décisions politiques de Washington concernant l’Allemagne et l’URSS, ce qui le mit en porte-à-faux avec les autorités américaines. Il plaida notamment pour une réhabilitation rapide de l’Allemagne en tant que rempart contre le communisme. Il proposa même une guerre immédiate contre l’Union soviétique tant que les forces américaines étaient encore en Europe et que les Soviétiques étaient militairement vulnérables.

    Ces positions lui valurent d’être mis à l’écart. Peu après, en décembre 1945, il mourut dans un accident de voiture mystérieux en Allemagne occupée. Certains historiens, et théoriciens du complot certes, ont suggéré que cet accident avait pu être un assassinat déguisé en raison de ses prises de position hostiles à la politique américaine de l’après-guerre…

     Il pressentait et dénonça donc :

    • La politique de démantèlement économique de l’Allemagne, qui, selon lui, ne faisait que fragiliser l’Europe face à la menace soviétique.
    • Les exactions et abus commis par l’Armée rouge dans les territoires conquis, en particulier en Prusse orientale et en Allemagne.
    • Le danger soviétique, alors que les Alliés continuaient à traiter Staline comme un partenaire. Les massacres génocidaires de fin de la guerre, dans l’indifférence générale sont pour le moins poignants.

    Après la guerre, alors qu’il était gouverneur militaire de la Bavière, il s’opposa aux directives américaines qui consistaient à écarter systématiquement des fonctions publiques tout ancien membre du parti NS, ce qui paralysait l’administration locale. Il voyait l’Allemagne comme un rempart nécessaire contre l’expansion communiste.

    III. Sa mort mystérieuse

    Le 21 décembre 1945, Patton mourut à Heidelberg des suites d’un accident de voiture survenu le 9 décembre. L’accident, bien que officiellement considéré comme un malheureux concours de circonstances, a suscité de nombreuses théories, au regard de la haine dont il faisait l’objet. Certains ont avancé qu’il aurait pu être assassiné de façon suspecte, chose ce qui n’est pas impossible, loin de là.

    Quoi qu’il en soit, Patton est aujourd’hui une figure mythique, tant pour ses exploits militaires que pour ses visions géopolitiques, qui anticipaient déjà la Guerre froide et le danger soviétique.

    Il existe un livre en langue de Shakespeare à ce sujet :

    Killing Patton : The Strange Death of World War II’s Most Audacious General

    L’Assassinat de Patton : La mort étrange du général le plus audacieux de la Seconde Guerre mondiale

    Broché – 25 septembre 2018

    Édition en anglaisBill O’Reilly (Auteur)

    -*-

    Les lecteurs du monde entier ont été captivés par Killing England, Killing the Rising Sun et Killing Reagan — des œuvres de non-fiction palpitantes qui plongent au cœur des assassinats les plus célèbres de l’histoire.

    Dans Killing Patton, Bill O’Reilly et Martin Dugard relatent les derniers mois dramatiques de la Seconde Guerre mondiale en Europe ainsi que les contributions inestimables du général George S. Patton Jr. à la victoire des Alliés.

    Le général Patton est mort dans des circonstances mystérieuses quelques mois après la fin de la guerre. Depuis près de soixante-dix ans, des soupçons persistent quant à la véritable nature de son décès : s’agissait-il réellement d’un accident ou bien d’un assassinat ? Killing Patton entraîne les lecteurs dans la dernière année de la guerre et explore les événements entourant la disparition tragique de Patton, en évoquant les nombreuses personnalités influentes qui auraient pu vouloir sa mort.


    Biographie des auteurs

    Bill O’Reilly est un journaliste de télévision de renom qui a connu un succès sans précédent dans les médias câblés et en tant qu’auteur de dix-huit ouvrages classés numéro un des ventes aux États-Unis. Plus de dix-huit millions d’exemplaires de la série Killing ont été imprimés. Il réside à Long Island.

    Martin Dugard est un auteur à succès du New York Times, spécialiste de l’histoire, connu notamment pour la série Killing, Into Africa et Taking Paris. Il vit en Californie du Sud avec son épouse.


    Informations sur l’ouvrage

    • Éditeur : Griffin ; Édition en réimpression (25 septembre 2018)
    • Langue : Anglais
    • Nombre de pages : 363
    • Dimensions : 13,72 x 2,41 x 20,83 cm

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