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Publié le par Florian Rouanet
Ainsi, j’étais animé par une solidarité raciale instinctive. Il y aurait beaucoup à dire avec le recul sur cet enthousiasme juvénile, le régime de l’Apartheid ayant sombré, par sabotage volontaire, précisément parce qu’il n’était pas fasciste et raciste, au sens du racisme réaliste ou pessimiste, alors qu’il relevait au plus de la catégorie oubliée, mais historiquement fondamentale du racisme bienveillant, celui d’ailleurs de Rudyard Kipling ou de Jules Ferry. (…)
La gauchisation continue, après 2002, dite « dédiabolisation » du FN, consistant à jeter par-dessus bord les uns après les autres absolument tous les principes de la droite nationale authentique, et ce au final pour ne jamais arriver au pouvoir, après deux décennies, m’a empêché, pour des raisons de principes, de militer dans une grande structure, la seule de facto existante, se réclamant encore, au début de la période du moins, d’une forme de patriotisme. Ne pas se déguiser en fasciste d’opérette, ne pas multiplier les provocations verbales, certainement, mais renoncer à toutes ses idées véritables, c’est hors de question. (…)
Imaginons un de Salm député du FN de Moselle ou du Bas-Rhin en 2022, car sans tous les reniements de Marine Le Pen, un FN maintenu serait à peu près exactement au même niveau électoral, voire plus haut, il (se) serait bien empêché de nuire à son parti en publiant quelque brûlot fascistoïde…Même si l’on déplore le sabotage de la droite nationale authentique, on profitera de cette liberté. (…)
Les idées sont volontairement exprimées ici de façon simple, accessible. Nous éviterons toute métapolitique brumeuse, toute métaphysique obscure, les recopiages plus ou moins avoués de prédécesseurs de 1840 ou 1950. Les vérités fondamentales de ce monde peuvent être traduites de manière directe, sans affectations, détours, justifications sinueuses. On ne se réclamera d’aucune école de pensée particulière, d’une famille politique au plus. On admettra volontiers une parenté avec ce que l’on pourrait nommer une certaine extrême droite nationaliste fascisante. Le but ici est d’être clair, et d’appeler un chat un chat. Il n’existe hélas plus de modèle français vraiment pertinent proposé dans notre passé national pour une société moderne. (…)
L’expérience de la République Sociale Italienne, à considérer dans le temps long avec toute l’expérience fasciste de 1922 à 1943, riche en réalisations concrètes, est à opposer à la République en France, déjà pour le moins médiocre et confuse après 1879 et encore pire 1924, mais devenue clairement après 1958, avec des prémices nettes dans les républiques précédentes, le régime de la destruction de la France. Les ennemis de la France véritable ne cessent d’invoquer la « République », cette déesse des athées qui leur conférerait quelque pouvoir magique de détruire notre pays. Cette magie noire n’existe pas. Il faut tout balayer simplement et définitivement. (…)
Le destin des pays européens, et en premier lieu la France, a franchement déraillé, de manière définitive, après de graves alertes à partir de 1914, dans les années 1950 à 1970 selon les cas, avec partout une invasion de peuplement de populations inassimilables, toujours plus nombreuses, du fait de la continuité des flux et de la reproduction massive sur place des allochtones. La démoralisation complète des autochtones, avec les destructions des familles, et, conséquence directe, l’effondrement de la natalité autochtone, a aggravé le processus. Il suffirait de rectifier la trajectoire, d’en revenir aux années 1950-60, qui n’étaient pourtant pas des ères de totalitarisme fasciste ou de fondamentalisme religieux chrétien, avant le grand déraillement du train de la croissance et du progrès. (…)
Le meilleur du bonapartisme, autoritaire et social, bien plus que Maurras ou a fortiori des modèles étrangers contemporains, a inspiré au XXème siècle le Maréchal Pétain et son Etat français (1940-1944), suivant les principes essentiels de conservatisme autoritaire et de progrès social. Il n’y a pas lieu d’en faire ou un fascisme ou un maurrassisme, erreurs de classification courantes, certainement pas honteuses ou insultantes, mais fausses quand même. On ne peut que saluer l’excellente devise « Travail, Famille, Patrie », qui, dénuée de rimes faciles, évoque des principes aussi fondamentaux qu’excellent pour toute société humaine civilisée, et en particulier la France. Ces sains et pertinents principes seront repris et développés comme base de la Révolution sociale-nationaliste à venir, en début des temps Futur (Livre IV). (…)
Signalons, pour les esprits curieux de réflexions plus doctrinales, et sans s’égarer surtout dans les maniaques à complots -surabondants, et tous faux, à degrés divers-, un auteur contemporain vraiment à découvrir, M. Le Carpentier, avec pour l’instant quatre ouvrages fondamentaux, abordables, lisibles et pas trop longs -dans les 150 pages- soit Catholique et Fasciste toujours, Pour un Fascisme thomiste, l’Esprit de Droite I et II [droite authentique, couramment donc dite « extrême-droite »], aux éditions Reconquista Press. Les titres sont forts, explicites. Nous faisons preuves ici de beaucoup moins d’ambition que ces synthèses philosophiques remarquables, nous contentant de réfléchir au salut de la Patrie terrestre. Ces livres sont véritablement exceptionnels, en particulier les deux premiers. Nous pensons qu’ils sont, à notre connaissance, les seuls de cette qualité, dans les essais de réflexion de quelque profondeur dans la droite nationale récente. (…)
Pour reprendre un exemple historique, le Parti National Fasciste s’est effondré en un jour, le 25 juillet 1943. Il était en effet trop large, divisé intérieurement, de la base au sommet, et s’est ainsi évaporé avec le reste de l’Etat italien, et même presque deux mois avant lui (le 8 septembre 1943). Le PSN et sa milice ont donc échoué dans leur mission de défendre fermement le régime et le Duce. (…)
« Les fascistes ne croient pas que l’homme soit naturellement bon, ils ne croient pas au progrès ni au sens irréversible de l’histoire. Ils ont cette idée ambitieuse selon laquelle les hommes ont le pouvoir de façonner, au moins en partie, leur destin. »
Maurice Bardèche

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