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Publié le par Florian Rouanet
GLOIRE IMMORTELLE DE NOS AÏEUX – FAUST – GOUNOD
Faust, de Charles Gounod est l’un des opéras français les plus joués au monde. Comme son nom l’indique, il s’inspire de la fameuse pièce de théâtre de Goethe, mais dans la version des librettistes Jules Barbier et Michel Carré, l’action est plus centrée sur la relation entre Marguerite et Faust et le sacrifice rédempteur de la jeune femme. Ce que l’on sait moins, c’est que c’est précisément dans cet opéra qui semble à première vue n’avoir rien à voir, qu’à l’acte IV, le chœur, un chœur de soldats, chante un air patriotique devenu célèbre : Gloire immortelle de nos aïeux (air d’opéra composé d’un texte patriotique très lyrique) !
Déposons les armes, déposons les armes,
Dans nos foyers enfin nous voici revenus
Nos mères en larmes,
Nos mères et nos sœurs ne nous attendront plus !Oui, c’est plaisir dans les familles
De conter aux enfants qui frémissent tout bas
Aux vieillards, aux jeunes filles
La guerre et ses combats !Gloire immortelle de nos aïeux,
Sois-nous fidèle, mourons comme eux !
Et sous ton aile, soldats vainqueurs,
Dirige nos pas, enflamme nos cœurs !Pour toi, mère patrie,
Affrontant le sort,
Tes fils, l’âme aguerrie,
Ont bravé la mort!
Ta voix sainte nous crie :
En avant, soldats !
Le fer à la main, courez aux combats !Gloire immortelle de nos aïeux,
Sois-nous fidèle, mourons comme eux !
Et sous ton aile, soldats vainqueurs,
Dirige nos pas, enflamme nos cœurs !Vers nos foyers, hâtons le pas !
On nous attend; la paix est faite !
Plus de soupirs ! Ne tardons pas !
Notre pays nous tend les bras !
L’amour nous rit ! L’amour nous fête !
Et plus d’un cœur frémit tout bas
Au souvenir de nos combats !Gloire immortelle de nos aïeux,
Sois-nous fidèle, mourons comme eux !
Et sous ton aile, soldats vainqueurs,
Dirige nos pas, enflamme nos cœurs !Leur chant viril monte de leurs poitrines, et tous s’épaulent et se congratulent après la victoire, comme nous devrions aussi nous épauler et nous soutenir dans les diverses épreuves que traverse notre Europe tout entière.
Ils chantent… et les paroles expriment à la fois la joie du soldat d’avoir triomphé des ennemis de la Patrie et de revenir dans sa famille, et la ferveur et le courage qui l’animent vers le combat, dirigé par le souvenir et l’exemple des aïeux. Le soldat, et à travers lui le Français, se souvient… il se souvient de son histoire, et des hauts faits de ses ancêtres, et ce souvenir de la « gloire immortelle » de ses aïeux l’incite à rester fidèle, pour pouvoir mourir comme eux, être enflammé comme eux sans crainte.
Où est cette mémoire aujourd’hui ?
Français, te souviens-tu encore de cette gloire immortelle gagnée par tes aïeux pour la défense de ton pays ?
Demandes-tu encore à cette gloire de te couvrir de son manteau pour suivre les pas de tes aînés ? As-tu encore un peu d’honneur, ou bien est-il définitivement mort dans le cercueil d’une conscience embrumée ?
Ton pays te crie : « En avant soldat, debout, lève-toi, prend ta vie en main, fais-moi exister. Rappelle-toi donc que c’est toi qui fais vivre la gloire de tes aïeux. »
Rappelle-toi la France telle qu’elle a été. Rappelle-toi ste Jeanne d’Arc, une enfant, rappelle-toi Clovis, Charlemagne et st Louis. Et chante avec les soldats de Gounod :
Gloire immortelle de nos aïeux,
Sois-nous fidèle, mourons comme eux.-*-
Résumé de l’opéra de Charles Gounod :
« Dans l’Allemagne médiévale, le Docteur Faust, vieux savant fatigué de la vie, est prêt d’en finir lorsque Méphistophélès, le Diable, lui apparaît en chair et en os. Le Malin, rusé, fait signer à Faust un pacte lui garantissant une nouvelle jeunesse en échange de son âme. Pour convaincre le Docteur réticent, Méphisto lui fait apparaître l’image de Marguerite, jeune fille pure et fervente chrétienne. Faust, secondé du Diable, part alors à la conquête de la belle, qui ne tardera pas à succomber à ses attentions amoureuses, dont des riches parures qui lui font chanter l’air fameux des Bijoux de Faust. Valentin, revenant de la guerre et voulant venger l’honneur de sa sœur, provoque Faust en duel et est blessé mortellement. Alors abandonnée, Marguerite sombre dans la folie et tue l’enfant qu’elle a eu de son amant. Emprisonnée pour son crime, elle refuse l’aide de Faust qui est entré avec Méphisto dans sa prison, et, apprenant son pacte avec le Diable, elle demande avec ferveur la protection divine. Faust prie alors, tandis que l’âme de Marguerite s’élève vers le Paradis, accueillie par les anges. ».
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Liens Youtube :
– version intégrale de l’air avec le Chœur de l’Armée Française.
– version sous-titrée pour suivre avec les fiers soldats, sans les deux strophes d’introduction.

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