• Militant N°727 – 80 ans de déchéance républicaine (Revue Militant)



    Crise de la conscience française et européenne.

  • 80 ans de déchéance républicaine

    Voilà 80 ans, la Troisième de leurs républiques faisait sombrer la France dans le plus grand désastre de son histoire après s’être lancée dans une guerre évitable mais, que dans son incurie, elle n’avait pas su préparer. Guerre illégale dans la mesure où le Parlement n’a pas été consulté ; guerre curieuse car seul le Reich s’est vu déclarer la guerre pour avoir attaqué la Pologne alors que l’autre agresseur, l’URSS, ne fut pas inquiétée.

    Durant quatre ans, les Français les plus actifs s’efforcèrent, par des choix différents, de la relever jusqu’à ce qu’en 1944, suivant les fourgons des forces anglo-saxonnes alliées aux soviétiques, le régime failli en 1940 se réinstalla sous des habits à peine modifiés. Ce que l’on appelle la « Libération » se traduisit par une guerre civile, « l’épuration », qui ne fut que l’actualisation de la Révolution de 1789 et qui vit revenir aux affaires les vaincus de 1940 accompagnés du puissant Parti communiste, dirigé par le déserteur Thorez et dont la participation à ce qu’on appelle la « résistance » date du jour où l’alliance germano-russe fut rompue. Triomphaient ainsi les forces qui avaient poussé à la guerre contre une Allemagne qui refusait l’hégémonisme de la finance internationale et le matérialisme, qu’il soit libéral ou marxiste et le républicanisme le plus forcené.

    Or, depuis 1945, la France vit dans un climat de guerre civile permanente dont la figure emblématique est celle de Charles De Gaulle, parti à Londres parce que le maréchal Pétain n’en voulait plus comme ministre et qui mit la France au service de sa grandeur personnelle. En dépit d’une volonté de puissance, comme en témoigne la création de la force nucléaire, en opposant « Vichy » à la « France libre », il a livré la France au pouvoir idéologique des marxistes et conforté les tenants de l’universalisme républicain et maçonnique contraire à l’âme de la France. L’anti-France ronge et parasite la France.

    Revenu aux affaires en 1958 lors de la faillite d’une autre République, la IVe,  il a liquidé dans le parjure et le déshonneur l’empire colonial français et singulièrement l’Algérie, abandonnant plus d’un million de Français et de harkis qui avaient crus en sa parole aux mains du FLN, mouvement terroriste islamo-marxiste. Ce faisant, il n’a pas su éviter que la France devienne, selon le mot d’Édouard Herriot,  la colonie de ses colonies. En conséquence, la France ne cesse depuis lors de s’enfoncer dans la décadence, 1968 étant une date charnière : plus que de s’affaiblir, la France se vide de sa substance.

    Succédant au fondateur de la Ve République, débarqué en 1969, les locataires successifs de l’Élysée ne sont qu’une succession de personnages toujours plus médiocres au point que le président sortant apparaît rétrospectivement comme moins mauvais que son successeur. Un Pompidou a privé l’État de son libre refinancement, a laissé entrer des travailleurs étrangers pour faire pression sur les salaires des Français. Un Giscard d’Estaing les a légalisé tout autant que l’avortement.

    Un Mitterrand a laissé la France se désindustrialiser tandis qu’il encourageait la perversion des mœurs, promouvait une sous-culture subversive et laissait venir une immigration inassimilable. Un Chirac accéléra le processus en n’ayant même plus les réactions d’amour propre national qui marquaient encore son prédécesseur, multipliant sous couvert d’antiracisme les lois anti nationales. Sarkozy établit la discrimination positive en faveur des étrangers, récompensa la délinquance en légalisant des travailleurs entrés illégalement en France pour satisfaire un grand patronat apatride. Hollande accéléra le déclin, augmentant la fiscalité, renforça la législation répressive sous couvert de l’état d’urgence à la suite des attentats islamistes comme celui du Bataclan, déstructura un peu plus le pays en regroupant des régions sans réalité charnelle mais préparant une féodalisation de la France.

    Maintenant, nous avons un Macron pour lequel il n’y a pas de culture française, pour lequel la souveraineté française n’existe plus mais est transférée au « machin » bruxellois, tandis qu’il accélère le bradage des industries françaises en liquidant la branche atomique d’Alstom à General Electric, laissant partir Latécoère dans les mains du fonds américain Searchlight, poursuivant ce qui avait été commencé en 2000 avec Chirac qui avait laissé partir Péchiney, l’un des fleuron de l’industrie française au Canadien Alcan, qui a procédé à la découpe de la société en pillant les centres d’étude, comme habituellement en ce genre d’opération.

    En ce printemps 2020, une oligarchie technocratique et politicienne déliquescente, coupée du peuple, non plus au service de la France mais de la superclasse mondialiste, gérant en dépit du bon sens une crise sanitaire relevant surtout de la psychose, va aggraver le déclassement d’une France de plus en plus dénaturée, tout en instaurant un contrôle social de plus en plus prégnant dont le « modèle chinois » peut donner une idée.

    En 1940, la France était sur les routes, dans le dénuement, mais elle gardait son âme. 80 ans plus tard, plus apeurée par un virus que par les Stukas, elle s’est soumise à une claustration inouïe – décidée par mimétisme pavlovien à partir de ce qui s’est fait en Chine – surveillée et réprimée aveuglément et avec de coûteux moyens  par les forces de police régimistes mais plus durement pour les « Gaulois » que pour les allogènes. En 2020, elle continue de perdre son âme et sa substance raciale dans une opulence trompeuse et dont la crise sanitaire du Coronavirus montre la fragilité. En 1940, la France voulait se délivrer d’une occupation provoquée par sa défaite ; en 2020, et cela depuis plus de cinquante ans, elle se laisse envahir sans réaction véritable.

    Pourtant depuis 80 ans, de ses tréfonds, la France a vu se lever à chaque génération des forces vives, généreuses dans l’effort, tant militaire qu’économique et scientifique, qui ont été sans cesse flouées par un régime foncièrement anti national, perverti, dont le magistère est durablement passé aux mains de sociétés de pensée et de groupes de pression antinationaux et étrangers. Ces Français qui, en plus grand nombre que ceux de la France libre, sont partis se battre sur le Front de l’Est, l’ont fait pour maintenir une Europe libre, fidèle à ses traditions, et, rétrospectivement, il s’agissait d’un combat d’avant-garde lorsque l’on constate le champ de ruines qu’accumule cette république née de la mystification gaulliste.

    80 ans de déchéance, c’est long, trop long pour ceux qui les vivent. Pourtant, au vu de seize siècles d’histoire, c’est peu. Il reste encore des forces vives en France, même si elles sont peu visibles et souvent muselées par l’omerta médiatique et la répression judiciaire, la loi Avia, votée le 13 mai 2020, préparant une sorte de régime de terreur qui ne dit pas son nom.

    Pourtant, le peuple français n’est pas mort : si la soumission des Français au confinement a été sidérante, qui aurait imaginé, voici deux ans, que des tréfonds de la France, se seraient levés les Gilets Jaunes ? En dépit de son échec, assuré parce qu’il ne s’agissait que d’une sorte de jacquerie, qui fit trembler un instant leur République, il en annonce d’autres, imprévisibles, mais certaines, tant la situation va continuer à se dégrader, surtout avec les conséquences de la crise du Covid 19, aggravée exponentiellement par la Macronie.

    Tôt ou tard, le cours millénaire de l’histoire corrige les déviances. Face à un système contre nature, perclus de contradictions, des occasions salvatrices vont se présenter. Que les nationalistes, fer de lance de la France, se préparent, s’organisent pour ne pas les laisser passer en vain, sachant que les forces de l’Anti-France feront tout pour rester en place.

    MILITANT

    SOMMAIRE :
    80 ans de déchéance républicaine (MILITANT)………………………………………………………………………………………………………………………………… page 3
    La Cour de karlsruhe contre l’U.E. (Albert FOEHR)…………………………………………………………………………………………………………………… pages 4 et 5
    LA France à un tournant moral et spirituel (André GANDILLON)……………………………………………………………………………………………….pages 6 à 11
    Les troubles de la 5 G (Emile MALLIEN)…………………………………………………………………………………………………………………………………………page 12
    Le mirage Onfray (Maurice GUFFROY) ………………………………………………………………………………………………………………………….…..pages 13 et 14
    La course aux armes nucléaires de faible puissance (François PALAFITTES)…………………………………………………………………………… pages 14 et 15
    Le Poil à gratter………………………………………………………………………………………………………….………….……………………………………………page 16


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