• Rassemblement Place du Palais Bourbon le 6 février 2019, en mémoire des martyrs du 6 février 1934 et en hommage aux Gilets Jaunes qui en sont les heritiers

  • «Chers camarades gilets, chers amis,
    Le 6 février 1934, des milliers de patriotes français indignés par le scandale Stavisky firent vaciller la Gueuse, ici même, aux abords du Palais Bourbon. « A bas les voleurs ! » criaient déjà nos aïeux lors de cette émeute si sanglante pour les nôtres, ces martyrs dont nous chérissons chaque année la mémoire.
    Aujourd’hui, nous devrions tous être dans la rue pour crier notre dégoût, notre colère, non loin de cette assemblée dont le fronton même est orné d’équerre et de compas. Nous devrions tous nous égosiller pour dénoncer la corruption oligarchique et tenter de mettre à bas la République, sa fausse démocratie, ses faux représentants du peuple !
    Même si le système ploutocratique s’est considérablement renforcé pour devenir une sorte de pieuvre totalitaire épouvantable, il est un géant aux pieds d’argile. Et s’il continue d’engendrer, à un rythme toujours plus soutenu, les pires scandales politico-financiers, s’il continue à produire des « chéquards » et des « banksters » agglutinés comme des mouches autour de l’argent public, s’il continue à entretenir à nos dépens une classe politique concussionnaire, notre peuple, qu’on croyait dévirilisé, désarmé moralement et spirituellement, qui semblait à bout de souffle, sans ressort, est enfin sorti de sa torpeur. Des centaines de milliers de gueux de tout le pays se sont dressés en un seul, endossant le gilet jaune pour une fronde légitime qui vire lentement mais sûrement à la révolution.

    Un peuple doit avoir bien des vertus pour être capable de se révolter. La preuve a été faite, mes camarades, que notre peuple possédait encore toutes ces qualités intrinsèques d’abnégation et de courage, toutes ces vertus sacrificielles indispensables pour faire l’Histoire et impulser au monde un nouvel élan de civilisation française !
    Parmi les gilets se trouvent les héros et les martyrs d’aujourd’hui et de demain ! L’heure n’est plus à l’exaspération ou la contemplation morbide du spectacle hallucinant d’une France qui se décompose. L’heure est à l’action !
    Nous sommes des gilets ! Nous sommes des révolutionnaires ! Et la révolution n’est ni de gauche ni de droite car la nation est ambidextre !
    Nous avons rongé notre frein pendant si longtemps, mes camarades ! Nous sommes prêts depuis toujours ! L’Histoire nous enseigne que rien n’est jamais perdu ! Haut les cœurs ! Mort à la Gueuse ! A bas les voleurs ! Vive les gilets et vive la France éternelle !

    IN MEMORIAM.
    – Alphonse AUFSCHNEIDER, 27 ans (de Schiltigheim), valet de chambre, ligueur d’Action Française, tué d’une balle au cœur.
    – Costa CAMBO, 42 ans, musicien d’origine grecque, matraqué à mort.
    – Raymond LALANDE, 24 ans, menuisier-tapissier pour automobiles.
    – Jules LECOMTE, 35 ans, ouvrier chez Renault, mort d’une balle dans le ventre, ligueur et Camelot du roi.
    – Charles LIÉVIN, 34 ans, cuisinier, décède 1 mois plus tard d’une blessure par balle lui ayant brisé la colonne vertébrale.
    – Georges ROUBAUDI, 36 ans, industriel, ligueur et membre de l’Association Marius Plateau.
    – Raymond COUDREAU, 49 ans, commis-livreur, apolitique, père de six enfants.
    – Louis ETHENEVAUX, 26 ans, garçon-charcutier, matraqué à la tête.
    – Jean-Eloi FABRE, 21 ans, étudiant en médecine faisant son internat, tué d’une balle au cœur.
    – Lucien GARNIEL, 16 ans, garçon-boucher, colonne vertébrale fracturée par un tir de pistolet.
    – Corentine GOURLAND, 34 ans, femme de chambre visée par la police et tuée par balle.
    – André JAVEY, 39 ans, apolitique, ancien combattant décoré.
    – Marius LABOUCHAIX, 42 ans, directeur administratif, ancien combattant décoré, tué par un tir de la police à son arrivée place de La Concorde.
    – Henri LAMMERT, 31 ans, gérant d’un hôtel, officier de réserve, tué d’une balle dans le dos.
    – Ali MEZZIANE, 28 ans, manœuvre, membre de La Solidarité Française, écrasé par un camion de police puis achevé à coups de matraque.
    – Jean MOPIN, 24 ans, colonne vertébrale brisée.
    – Albert MUNNIER, 27 ans, comptable, tué d’une balle dans la tête
    – Gratien CHEYNIER de JOURDAN de NOBLENS, 55 ans, industriel, ancien combattant décoré, matraqué et piétiné par les policiers,
    – René-Alain PEUZIAT, 29 ans, apolitique.
    – Raymond ROSSIGNOL, 37 ans, industriel, ancien combattant, officier de réserve, membre des Jeunesses patriotes, tué d’une balle de pistolet dans la tête à bout portant.
    – Alfred SOUCARY, 30 ans, dessinateur, décoré de La Légion d’honneur pour faits de guerre, matraqué à mort, colonne vertébrale brisée.
    – Henri VAURY, 29 ans, ancien combattant.»

     

    Discours de Pericles Frédéric du MENS
    (Appel aux morts prononcé par Cyriaque de Vulpillières).

     

    MENS


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