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Publié le par Florian Rouanet
Hitler dans la cathédrale St Hedwig à Berlin pour la messe en l’honneur du Premier Maréchal polonais Jozef Pilsudski avec qui il avait signé un pacte de non-agression en 1934. Après sa mort, le gouvernement polonais commença à abuser et à assassiner les Allemands sous leur contrôle, afin de provoquer l’attaque de l’Allemagne, puisque l’Angleterre et la France avaient promis d’aider la Pologne si elle était envahie. Bien sûr, ceux-ci ils ont oublié de déclarer la guerre à l’Union Soviétique quand elle a envahi la Pologne en même temps que l’Allemagne, et à la fin ont donné toute la Pologne aux bouchers soviétiques.
Commentaires.
En effet les milices polonaises manipulées elles-mêmes par les services secrets britanniques et Français, attaquèrent les minorités Allemandes du corridor de Danzig et environs (meurtres, viols, pillages etc…), par exemple le Bromberger Blutsonntag, et déclenchèrent en celà la seconde guerre mondiale. Car après la riposte d’Adolf Hitler (obligé de défendre ses minorités), les gouvernements anglais et Français declarèrent la guerre à l’Allemagne. Herr Hitler en parle dans son discours au Reichstag du 19 septembre 1939 :
« Danzig was torn from us! Poland annexed the corridor. The German minorities are being persecuted in the vilest manner imaginable. In the years 1919 and 1920, over one million men of German blood were forced to leave their homeland. As always, I sought to bring about a change by peaceful means, by offering proposals…to remedy this situation which meanwhile had become unbearable…Polish units stand in contrast to the dirtiest deeds perhaps committed throughout the past centuries. As a soldier in the World War who fought only in the West…I never had the opportunity to witness such deeds…the thousands of slaughtered Volksgenossen…the brutishly butchered women, girls and children…the countless German soldiers and officers who fell wounded…into the hands of the enemy and who were massacred, bestially mutilated with their eyes gouged out. There were moments when one had to ask oneself under these circumstances…should one exercise restraint on oneself ?…I have not heard whether any of the democratic statesmen found it worth their while to protest against these acts o barbarity…Tens of thousands were abducted, abused and murdered in a most gruesome manner. Sadistic beasts let themselves go and allowed their perverted instincts to run free. And the pious democratic world stood by without batting an eyelid…Did the Poles truly believe that, in the long run…the German nation would put up with this abuse from such a ludicrous state!? »
Sur ce sujet, je vous conseille la lecture de What the world rejected : Hitler’s peace offers 1934-1940 du Dr. Stieve.
A propos de l’animosité antifasciste de la part de nationalistes et de monarchistes français
« La grande animosité de maints nationalistes et des monarchistes français à l’égard de l’hitlérisme s’explique par l’antichristianisme virulent qu’on lui prête avec complaisance. La grande majorité des évêques allemands, avec le Zentrum catholique qui prononça sa propre dissolution, firent voter pour Hitler. L’organe rhénan du Zentrum écrivait même : « Il faut que les meilleures têtes du catholicisme et principalement la jeunesse ne se contentent pas d’une simple et insuffisante adaptation, mais se vouent avec passion à la tâche historique du national-socialisme » (Revue des Deux Mondes, 1933, IV, p.774). »
Jean-Jacques Stormay, dans Adolf Hitler, Führer du Troisième Reich
Quelques commentaires.
Une de leurs caractéristiques, de ces « nationalistes » (les Le Pen par exemple, devenus et dégénérés en « nationalitaristes ») et de ces « monarchistes » (par exemple l’aile droite le Louis XX et sa ratzinger-mania, et l’aile gauche, avec le fanatique de Wojtyla, le Prince Jean), c’est de suivre le sens du pouvoir. Rappelons aussi qu’une grande partie de la « résistance allemande » fut le fait de chrétiens revendiqués (Stauffenberg, Rose blanche, etc.) Alors… Merci qui, merci la « Démocratie chrétienne » promue depuis Léon XIII (parce que oui, la démocratie est très mauvaise pour l’Eglise, mais pour l’Etat il n’y aurait aucun soucis ; or la démocratie est le seul régime qui sied à l’Enfer) ! Par contre il ne faut pas sous-estimer l’impact de la propagande national-socialiste (en fait, on devrait comprendre nationalisme social… bref) dans les milieux catholiques, surtout lorsque les évêques allemands proclamèrent leur sympathie pour le nouveau régime.
Les démocrates-chrétiens n’étaient en fait pas chrétiens. Historiquement, dans tous les pays où ils existent, surtout en Allemagne et en Italie, ils ont collaboré avec les socialités, les marxistes, les maçons, les athées, les juifs, les perses et les mafieux. Ils sont simplement révolutionnaires maçons mais sous le masque clérical, mais ils ne se préoccupent véritablement pas de la religion.
En effet, ils étaient déjà tous modernistes, du moins politiquement. La déconstruction de la Foi allait arriver peu après. Je connais moins les fondateurs de la démocratie chrétienne en Allemagne et en France, mais en Italie, la « démocratie chrétienne » a été fondée par les modernistes : Don Romolo Murri, Don Sturzo et Alcide De Gasperi Murri étaient tous des modernistes théologiques. Murri a été excommunié et a abandonné la religion catholique. Les origines modernistes du mouvement ont également été reconnues par des publications « catholiques » américaines, comme New Catholic World en 1945 : « Sturzo devint un grand admirateur d’un prêtre, Romulo Murri, le leader du modernisme italien mouvement qui cherchait à harmoniser la foi catholique avec la science et la démocratie. »
Stauffenberg, le même qui voulait l’alliance avec les communistes et les socialistes ? Celui dont le maître à penser était Stefan George, néoromantique moderniste, sodomite et antichrétien virulent ? Quant aux enfants Scholl, de la Rose blanche, leur référence politique était Nicolas Berdiaev, anarchiste russe théosophe qui inspirera beaucoup Maritain et la théologie de la libération. La Rose blanche était par ailleurs un groupement pionnier dans l’œcuménisme, avec des « orthodoxes » (on devrait dire « cacodoxes »), des protestants et des catholiques fraternisant ensemble dans une opposition « religieuse » et surtout « humaniste » au totalitarisme… Bref, ce n’était pas des groupes doctrinalement purs.
Et donc, oui, cela appuie bien le fait que les « chrétiens contemporains, et « contestataires insurgés » contre la barbarie nazie » étaient… des modernistes, du moins des philo-modernistes.
Commentaires autour de la photo ci-dessous qui va vite dévier vers des questions de foi et de morale
Roman :
Ce sont surtout les Protestants qui furent des électeurs et des soutiens du National-Socialisme. L’église calviniste Huguenote de Berlin par exemple, qui faisait encore la messe en français, arborait le NS- Kampfflagge lors de leurs offices. les catholiques furent plus opposés. Les luthériens s’appuyaient beaucoup sur le nationalisme Germanique de Luther et également sur son concept: « Dein Ruf ist dein Beruf ». Beaucoup de Païens et Déistes furent aussi des soutiens du National-Socialisme. Hitler lui même avait dendances déistes, mais est resté membre de l’église catholique jusqu’à sa mort (ce qui n’est pas incompatible) et paya ses Kirchensteuer (impôts d’église) jusqu’à la fin. Cependant, le protestantisme est une branche chrétienne plus proche du judaïsme que ne l’est le catholicisme…
- répond :
Le problème est que l’on a tendance à parler du protestantisme en considérant les milliers de sectes d’illuminés qui se sont formées sur son terreau au fil des siècles. De plus, dans le milieu catholique, il y a une interprétation hors contexte des propos de Luther (même par les abbés) qui faussent le constat. Attention, je ne dis pas que le protestantisme est bon, je nuance juste certains propos. Le protestantisme en Allemagne à cette époque, l’Eglise évangélique luthérienne, n’était en rien proche du judaïsme. Raison pour laquelle elle rejoignit en masse les rangs du NS. Mais en effet, c’est un sujet complexe et très long à aborder dans sa totalité.
Roman :
Le Protestantisme Prussien et Allemand en général était très nationaliste et même plus anti-judaïque que le catholicisme. Il faut lire le livre de Luther « Von den Juden und ihren Lügen »(des juifs et leurs mensonges), les représentations de « juifs impures » sur les églises protestantes etc…. Il faut lire aussi la critique virulente de la tora par Jean Calvin. Au delà de cela, le Protestantisme, autant Luthérien que Calviniste, renforça considérablement le patriotisme et le militarisme. Ce qui fut très positif pour la Prusse et l’Allemagne. Personnellement, je suis plutôt Deïste à éléments surtout Païens européens, philosophiques, puis Protestants (j’ai des ancêtres Huguenots). Je pense que la religion est trop souvent facteur de divisions dans nos milieux identitaires et je le regrette. La religion est de l’ordre de l’intimité, et je pense qu’en politique, il faut éviter de telles oppositions. comme le disait mon idole Frédéric Le Grand, il faut que Protestants et Catholiques combattent ensembles pour la Patrie contre nos ennemis. « Jeder soll seiner Façon selig werden ». En effet, il défendit les Protestants opprimés hors de Prusse, mais en Prusse, il protégea la minorité catholique et leur fit même construire une cathédrale à Berlin. Donc je pense qu’il faut avoir le sens des priorités.
- répond :
La religion n’est pas de l’ordre de l’intimité, car elle conditionne tout. En effet, ainsi que l’enseigne saint Thomas d’Aquin, il faut comprendre que l’adhésion à la foi catholique, qui est surnaturelle, induit dans l’ordre naturel des certitudes philosophiques et par là politiques. Sans parler des vertus spirituelles et morales qui conditionnent la vie en communauté. La foi n’est pas un sentiment, un élan du cœur, une simple tradition familiale ou populaire, mais l’adhésion de l’intelligence aux vérités révélées (par le Christ).
Roman :
Je respecte bien sûr vôtre foi. Néanmoins, les opinions religieuses restent pour moi de l’ordre de la croyance. Et vouloir imposer des concepts très rigides concernant le surnaturel (ne pouvant donc être prouvés) me paraît exagéré et dangereux. Si l’athéisme est un des pires dangers (Frédéric Le Grand disait « l’athéisme est une maladie »), le fanatisme religieux en Europe ne fera que la diviser une fois de plus. D’autre part, je constate, avec regret d’ailleurs, que la TRÈS grande majorité des églises d’Europe occidentale défendent des doctrines multiculturelles d’extrême gauche, le pape François en est l’exemple le plus achevé. Donc, encore une fois, pour la survie de nos peuples européens, il faut avoir le sens des priorités.
- répond :
Eh bien figure toi qu’en plus de trouver une explication philosophique et logique (apologétique), elle s’illustre au travers des très nombreux miracles incontestés (chose que même les protestants ne peuvent nier). Ensuite, il faut prendre en compte dans l’équation que le clergé catholique actuel est gangréné par le modernisme depuis le concile Vatican II de 1962, et qu’en défendant les positions gauchiste auxquelles tu fais allusion, il se place aux antipodes de la véritable doctrine catholique. Heureusement, l’Eglise catholique a trouvé sa continuité dans certaines communautés traditionnelles (« intégristes »). L’unité ne peut se réaliser qu’autour de la vérité. Il peut y avoir des alliances de circonstances et il ne faut pas les refuser catégoriquement, mais elles sont temporaires et bien fragiles.
Roman :
Je ne débatterais pas de sujets qui ne sont que de l’ordre de la croyance. Pour ma part, je pense que le Divin en général (avec tous ces Membres, tous ces aspects et diverses formes) et le Très Haut (Allvater) en particulier existe bel et bien, mais ces puissances restent inconcevables pour de simples mortels comme nous. (En espérant d’ailleurs que nous restions mortels physiquement dans ce monde). Néanmoins, je me méfi beaucoup des gens qui prétendent détenir la vérité et qui veulent l’imposer aux autres… Ou exigent une soumission à leur visions rigides et personnelles des choses. J’ai connu beaucoup de catholiques pratiquants ayant suivi la messe en latin d’avant Vatican II, et le message multiculturel étaient déjà présent pour eux… D’ailleurs ils le défendaient, hélas. Les catholiques n’ont jamais trop apprécié la hiérarchisation scientifique des races par exemple. Les appels des papes à rejeter le nationalisme eurent lieux plusieurs fois avant Vatican II: condamnation du Rexisme et ancyclique « mit brennender Sorge ».
Que dire également du concept d’infaillibilité papal, qui fut plusieurs fois sérieusement mis à mal et remis en question. Le cas François fait encore école… Enfin, ce que vous appellez les « alliances de circonstances » sont en fait indispensables pour la survie des peuples, des cultures et des valeurs européennes. Ne pas le comprendre, c’est laisser le champ libre à ceux qui veulent détruire toutes civilisations Européennes. Ce funeste processus de destruction est d’ailleurs hélas bien entamé.
- répond :
Oui la vérité est rigide, elle ne change pas. 1+1 fera toujours 2, partout et pour tous le monde. Aristote le païen, plus de trois siècle avant l’Incarnation du Christ, était parvenu à démontrer par la simple raison humaine, qu’il ne pouvait y avoit qu’un Dieu unique, Créateur de toute chose et maintenant Sa Création, forcément bon et juste, et possédant plusieurs hypostases (en effet Dieu se révèlera être Trinitaire). Lorsqu’il est possible de démontrer une chose, on dépasse le stade de la croyance. D’autant plus que les hosties qui se changent en morceaux de chair, les statues qui pleurent du sang, les stigmates, les guérisons miraculeuses (pour ne citer que ce genre de miracles) sont là pour conforter ces démonstrations et le dépôt reçu par les apôtres.
La foi catholique serait invalidée parce que certains catholiques traditionnalistes sont anti-raciste ? Non, ce n’est pas un argument car cela ne fait pas partie de la doctrine catholique. Les erreurs ou mauvaises compréhensions de certains (ici en philosophie et en politique) ne changent pas le dépôt de la foi. Nous luttons justement avec DV sur cet axe afin de remettre les catholique à l’endroit.
Les catholiques n’ont jamais trop apprécié la hiérarchisation scientifique des races ? La Sacrée Congrégation des Séminaires et Universités d’études admettait dans son Instruction du 13 avril 1938 sur les erreurs du racisme la possibilité d’une « gradation limitée et accidentelle des races » en plus d’affirmer qu’il est permis de « conserver la vigueur de la race et la pureté de son sang dans les limites de l’ordre moral ».
L’encyclique Mit Brennender Sorge n’était « en aucun cas une condamnation du gouvernement du Reich », comme l’a affirmé le secrétaire d’Etat Pacelli (futur Pie XII) à l’ambassadeur du Reich auprès du Saint-Siège dans sa note du 30 avril 1937. Il s’agissait là d’une mise en garde contre la prolifération des erreurs néo-païennes de Rosenberg, Ludendorff et consorts (dont Hitler se désolidarisera d’ailleurs).
Oui on peut facilement taper sur les engagements politiques du Vatican au XXe siècle, mais le ver était déjà dans la pomme. Et la victoire des (((Alliés))) est ce qui a permis aux modernistes de faire triompher leurs idées au lendemain du second conflit mondial avec Vatican II.
Avez-vous des exemples de remise en cause de l’infaillibilité pontificale autre que par les protestants et les orthodoxes ? Le cas François ne fait pas école dans le sens où il ne remplis pas les critères de l’infaillibilité pontificale lorsqu’il s’exprime.
Justement, je ne nie pas la nécessité de certaines alliances de circonstance.
Roman :
Oui il serait bien temps de s’allier car la situation est au bord du gouffre.
Encore une fois, je regrette que les croyances religieuses soient encore facteurs de divisions dans nos milieux identitaires européens.Vous affirmez que la liturgie catholique est la vérité, celà n’engage que vous et les partisans de la propagande catholique. Je ne pense pas que la liturgie catholique soi la vérité. Vous essayez d’imposer vos croyances et vos dogmes en prétendant détenir la vérité absolue.
Beaucoup de personnes sensées refuseront de se soumettre ainsi. Je le répète encore, je respecte vos croyances et votre foi, je reste donc tolérant, néanmoins, je reste très critique, méfiant, voir opposé, lorsque quelqu’un a l’outrecuidance de prétendre détenir LA vérité absolue en matière de croyances. Mais je pense que le débat est stérile, car votre dogme de la foi en l’église catholique empêche d’approfondir la réflexion.
Relisez bien le texte de l’encyclique « mit brennender Sorge » et vous verrez la présence d’une critique du gouvernement du Troisiéme Reich. Le racialisme y est fortement critiqué, le concept NS de « Gottgläubig » (que je trouve d’ailleurs très correct) y est condamné. Ludendorff et Rosenberg n’était pas dans l’erreur, ils ont écrit des textes très intéressant. Vous oubliez volontairement la condamnation du Rexisme par le Vatican et l’église catholique belge. La critique de l’époque du pape par les Protestants me paraît valide, mais c’est un autre débat.
Vous avez par contre raison de dire que la victoire des alliés fut une véritable catastrophe dans tout les domaines.
Le pape François déverse une ideologie gauchiste et ethno-masochiste qui le place parmi les pires ennemis des peuples européens menacés de submersion et de destruction pure et simple. La plupart des catholiques étant sur une ligne « dure » se trouvent aujourd’hui hors d’Europe et ne contestent pas la politique migratoire qui nous détruit depuis plus de trente ans maintenant.
- répond :
La croyance religieuse est un facteur de division car la vérité divise, ainsi que l’affirmait le Christ en Matthieu 10:34-36 : « Ne croyez pas que je sois venu apporter la paix sur la terre; je ne suis pas venu apporter la paix, mais l’épée. Car je suis venu mettre la division entre l’homme et son père, entre la fille et sa mère, entre la belle-fille et sa belle-mère; et l’homme aura pour ennemis les gens de sa maison. »
Il n’est pas question ici de liturgie mais de doctrine religieuse, on traite du fond et non de la forme. « Je ne pense pas que la liturgie catholique soit la vérité », mais la réalité n’a pas attendu que tu la penses pour être… Il est normal qu’étant certains de détenir la vérité (et cette certitude est appuyée par une somme colossale de faits) nous tâchions de la répandre (et non de l’imposer, on ne force pas quelqu’un à avoir la foi, nous ne sommes pas des musulmans).
Et pourquoi les catholiques détiendraient-ils la vérité plus parfaitement que les autres chrétiens ? Parce qu’ils sont dépositaires de la Tradition apostolique, qui permet la juste interprétation des saintes Ecritures sur la base des travaux des Pères de l’Eglise nottament.
Les personnes sensées ? Tu parles de ces progressistes avec un masque de conservateur, enfants des philosophies subjectivistes modernes, qui ne croient qu’en eux et se considèrent comme leur propre absolu ?Ce débat n’est pas stérile car nous refusons d’approfondir la réflexion (nous l’approfondissons toujours), mais parce que vous ne tenez compte d’aucun de nos arguments qu’ils soient historiques, scriptuaires, philosophiques ou logiques (et Dieu sait que nous en étalons) tout en niant tout en bloc. L’orgueil et le refus de devoir s’ordonner à quelque chose plus grand que soit motivent très souvent cette mauvaise foi. Preuve en est tu passes par dessus un bon nombre de mes arguments à chaque fois…
Mais j’ai justement décortiqué cette encyclique pour la regarder sous toute ses coutures, tout en étudiant les échanges entre le Saint-Siège et le Reich autour d’elle, c’est ce qui me permet d’affirmer cela. Donc le cardinal secrétaire d’Etat Pacelli (qui a largement motivé cette encyclique) a menti à l’ambassadeur du Reich en affirmant que cette encyclique ne s’agissait « en aucun cas d’une condamnation du gouvernement du Reich » ? Non.
Le NS n’est pas nommé dans cette encyclique, or on aurait du mal à comprendre comment le saint Père pourrait condamner quelque chose qu’il ne nomme pas. A contrario, les différentes erreurs énumérées tout le long de cette encyclique sont autant de composantes du néo-paganisme de Rosenberg et Ludendorff (ils étaient dans l’erreur et cette encyclique explique bien pourquoi, c’est également pour ces raisons que Hitler se désolidarisera d’eux). Le racialisme n’était pas condamné par cette encyclique, seulement une forme excessive de racialisme.
Le Rexisme n’a pas été condamné par l’Eglise, mais par le cardinal Van Roey, de la même manière que le fut le NS a un moment de la part de certains évêques. Et les motifs de ces condamnations étaient non pas théologiques ni morales mais politiques (car l’Eglise était déjà gangrénée par le modernisme qui s’applique en politique comme un gauchisme).
La totalité de la Réforme luthérienne n’est pas à jeter c’est certain, et l’Eglise catholique se corrigeat sur la base de certaines propositions de la Réforme, mais ces propositions n’avaient rien de dogmatiques et ne corrigeaient aucun dogme.
Nous sommes d’accord sur le fait que François est un des pires ennemis de l’Europe, c’est un fait que personne ne peut nier. Eh bien justement non, le plus gros de ces catholiques de « ligne dure » se trouvent en Europe, une autre partie (moins importante) en Amérique du Nord.
Pour approfondir :
« J’ai peut-être cent fois lu, dans ses textes allemand, latin, anglais et français cette lettre d’encyclique [NdA: Mit Brennender Sorge] et je n’y ai jamais rien vu qui condamnât le national-socialisme. Certes, il y a des allusions contre Alfred Rosenberg et ses 90.000 wotanistes (sur 80.000.000 d’allemands) mais aucune contre Hitler. En temps opportuns, j’avais écrit à une très haute autorité pour exiger, en tant que catholique et pour le salut de mon âme, qu’on me renseigne sur ce qu’il y avait de condamnable dans Mein Kampf et dans les discours de Hitler. On ne put m’indiquer rien de condamnable. Hitler a mis au ban de la loi : le communisme, le socialisme, les clubs d’athées et de libres penseurs, les Témoins de Jéovah, les clubs d’homosexuels, la franc-maçonnerie, toutes choses que l’Eglise a toujours condamnées. Seul chef de l’Occident, il a eu l’immense honneur de lancer ses forces armées contre l’URSS. Il a imposé le port du brassard aux juifs, copiant les papes du Moyen-Âge qui imposaient le port de la rouelle aux mêmes juifs. » Adrien Arcand, chef du Parti National-Social Chrétien (PNSC) canadien, dans sa lettre du 27 novembre 1961 en réponse au curé de Saint-Joseph-de-Lanoraie. Ce dernier lui affirma que le pape Pie XI avait condamné le national-socialisme dans son encyclique Mit Brennender Sorge en 1937.
« Je suis personnellement convaincu de la grande puissance et de la profonde signification du christianisme, et je ne laisserai pas une autre religion être promue. C’est pourquoi je me suis détourné de Ludendorff et c’est pourquoi je rejette ce livre de Rosenberg [NdA : Le Mythe du 20e siècle]. » Adolf Hitler, extrait de son discours à Osnabruck du 26 avril 1933.
« Le livre de monsieur Rosenberg, Le Mythe du vingtième siècle, n’est pas une publication officielle du Parti. Au surplus, je vous affirme que l’Église catholique possède une force vitale qui se prolongera bien au delà de notre vie à nous tous réunis ici. » Adolf Hitler, extrait de son discours au congrès des Gauleiter à Munich en 1936
Roman :
Alfred Rosenberg, Ministre du Reich aux Territoires occupés de l’Est (dont les prérogatives réelles étaient, dans les faits, plus que réduites), se voulait un théoricien du national-socialisme. En réalité il n’a été qu’un idéologue en orbite autours du parti. Son anticatholicisme et son néo-paganisme étaient connus de tous.
Il publiera en 1930 à titre privé son ouvrage Der Mythus des zwanzigsten Jahrhunderts (Le Mythe du vingtième siècle), un pamphlet anticatholique réduisant le catholicisme à un sous-produit du judaïsme, et allant clairement « à l’encontre du programme officiel du NSDAP » (Marie-Laurence Haack, Revue Historique, n°673, 2015, p. 149-170). Cet ouvrage, qualifié par Göbbels de « rot idéologique », terminera à l’index librorum prohibitorum en 1934.
Je ne passe aucunement « par dessus un bon nombre de vos arguments », cependant, en matière de surnaturel, je me permets d’appliquer le doute philosophique. Lorsque quelqu’un me raconte des histoires d’esprits ou de fantômes, je le respect, je ne le traite pas de menteur, mais je n’adhère pas obligatoirement à tout ce qu’il me raconte. J’agis de même avec vos croyances. Votre crique des conservateurs non-catholiques est fondamentalement fausse et malveillante. Ils ne sont en aucun cas des égoïstes, et ils s’ordonnent tout à fait à quelque chose de plus grand, leur militarisme, leur patriotisme, leur responsabilité vis à vis de l’état et souvent leur Paganisme et/ou Deïsme, leur Protestantisme, ou autre forme de croyances, prouvent le contraire. Ayant fait de très nombreux sacrifices pour mes convictions, je n’accepte pas d’être insulté de la sorte. Il s’agit là d’une calomnie de la pire espèce. Beaucoup de conservateurs non-catholiques ont montré leur efficacité, leur abnégation et leur humilité. Et beaucoup de catholiques ont montré leur traîtrise ou leur félonnie (gauchistes, les soeurs Scholl ou même les curés qui dénonçaient fréquemment les combattants Werwolf auprès des occupants alliés en 45 et après).
En ce qui concerne le rapport entre le catholicisme et le régime NS. Vous citez
certains exemples avérés, mais vous choisissez de retenir que ceux qui vous arrangent, vous occultez volontairement tous les autres. Une recherche rapide sur le net vous apportera miraculeusement tous les contre-exemples, toutes les critiques (d’ailleurs justes) envers le catholicisme qui ont pu être faite sous et par le troisième Reich. (Ahnenerbe, justification du Kulturkampf, remarques personnelles d’Hitler et d’autres dirigeants etc…). D’autre part, ne pas oublier les manifestations catholiques anti-NS comme les étudiants catholiques de Munich, à noter également que la seule manifestation officielle opposée au régime qui eu lieu, fut celle de catholiques de Munich qui s’opposaient aux Lebensborn.
L’encyclique « mit brennender Sorge » contient des critiques clair, notamment envers le racialisme, ou alors, nous n’avons pas la même compréhension de l’Allemand et du français… De même, le Rexisme fut condamné par l’église catholique et par le pape, celà est également facilement vérifiable, sur le net par exemple.Adolf Hitler était d’ailleurs plus dans ma vision des choses que dans la votre. Il ne fit jamais de prosélytisme catholique et n’en fit jamais la promotion. Il voulait rassembler les patriotes Allemands, quelques soient leurs religions ou croyances (à condition qu’il s’agisse de traditions Allemandes), afin de lutter pour leurs intérêts, et accomplir en celà effectivement la volonté du Divin, de l’ordre Cosmique, du grand Orloger… Bref, la volonté d’un ordre supérieur en effet.
Vous assumez vouloir apporter la division parmi nous, cela est une erreur irresponsable très grave au regard des périls qui nous touchent déjà.
Au sujet de François, le pape est, si je me souviens bien, pour les catholiques, le « vicaire du Christ », le « représentant de dieu sur terre »… Ou alors êtes vous cédévacantiste ?
Pour finir, n’oubliez pas que les termes « Gott mit uns » et « Mit Gott, für König und Vaterland » étaient des devises Prussiennes protestantes. Le terme Gott, vient d’ailleurs de Gotan/Wotan, il était d’usage, dans les peuples Germaniques, de « combattre avec la protection du dieu des Dieux: Wotan/Odin ». On dit également que le mot serait lié au Dieu Tiwaz/Ziu/Tyr, ainsi qu’aux autres Dieux Germaniques en général comme Donar/Thor par exemple. Il s’agit donc bien là d’une antique tradition Germanique.- répond :
Et pourtant… Je ne parle pas des conservateurs non-catholiques, je parle des »progressistes avec un masque de conservateur, enfants des philosophies subjectivistes modernes » (même si, tu me diras, il s’agit très souvent de la même chose). « En matière de surnaturel je me permets d’appliquer le doute philosophique », pourtant la philosophie (la vraie, la réaliste, aristotélicienne) rejoint parfaitement la théologie catholique sans que cette dernière n’eut à changer d’un iota sa doctrine. Raison pour laquelle saint Thomas d’Aquin pu se servir des travaux et outils du philosophe païen Aristote pour appuyer ses démonstrations théologiques (c’est en ce sens qu’on affirme que le catholicisme assume le meilleur du paganisme). Le paganisme était l’expression de la sagesse naturelle de l’homme (relative bien sûr), ayant vocation à être complétée et sublimée -par là transfigurée- par la sagesse surnaturelle de la Révélation. Le paganisme (européen) n’a jamais sacralisé la subjectivité, il la méconnaît.
Les néo-païens ne font qu’utiliser la sagesse naturelle du paganisme pour s’insurger contre la sagesse surnaturelle, ne voulant s’y ordonner par subjectivisme ou lâcheté. Le subjectivisme est le refus de l’homme de se reconnaître limité, par orgueil, et il en vient à déifier de fait sa propre subjectivité : c’est l’athéisme. Le néo-paganisme, qui se targue d’être le dépositaire exclusif du génie occidental, ne tolère et supporte le christianisme qu’à la condition de le réduire à une idée juive complètement vidée de son contenu et progressivement remplie par des éléments culturels païens ayant vocation à se débarrasser à terme de toute référence biblique. Les néo-païens ne retiennent de l’Europe que ce qui les arrange, reconstruisant les racines du génie européen au gré de leurs passions subjectivistes tout inspirées par les idées modernes issues de la Renaissance : panthéisme, gnosticisme, nominalisme, scientisme, nihilisme subjectiviste se voulant héroïque, romantisme, etc. C’est assez déplacé de se présenter comme la pauvre victime du méchant catholique alors que tu es venu jeter tes crottes de nez sur la foi catholique, tu t’attendais à quoi ? Il y a certes un engagement, mais il s’agit d’un engagement incomplet à bien des égards, même s’il peut le sembler. Preuve en est, le »milieu » n’a pas avancé d’un iota, il a même reculé et s’est explosé en une myriade de sous groupes (et c’est toujours plus vrai chaque jour qui passe). Oui je cite des exemples avérés, et j’attends encore qu’on me sort d’autres exemples avérés allant dans le sens inverse. Il est certes aisé d’en trouver allant dans l’autre sens (il y en a des myriades sur internet), mais ils ne proviennent que de pamphlets écrits par des tiers ne partageant pas la même vision et parus après guerre ( »Hitler m’a dit » de Rauschning, »Libres propos » de Bormann etc…). J’ai minutieusement analysé tous les discours, écrits et actes avérés du Führer (et non ceux qu’on lui attribue) et n’ai rien vu de critique ou d’offensif envers le catholicisme. Donc non, je ne retiens pas ce qui m’arrange, je retiens ce qui est vrai. En se séparant publiquement de Rosenberg et Ludendorff et en bottant ceux-ci en touche, en affirmant très clairement que »Le Mythe du vingtième siècle » n’est pas une publication officielle du Parti (donc que les théories avancées dans celui-ci ne le sont également pas par extension), Hitler a tracé une ligne très claire entre la sphère néo-païenne au sein du Parti et le reste du Parti. De plus, comme le rappelle poétiquement Rudolf Hess lors du 6e congrès du NSDAP : « Die Partei ist Hitler, und Hitler ist Deutschland! ».
Tu l’auras compris, Hitler était le cerveau du NS de qui en émanait la doctrine, nul autre. Quant à l’Ahnenerbe (j’ai lu rapidement une partie de leurs travaux), il ne s’agit que d’un projet de Himmler, et sur la pensée de Himmler, je t’invite à lire l’énorme exposé du camarade Valentin. Car on le présente comme un irréductible néo-païen et un anti-catholique acharné, mais la réalité est toute autre, et il était bien tiraillé entre la foi catholique et la croyance qu’il tentait de se fabriquer.
Concernant les manifestations anti-NS des étudiants catholiques, il y en a eu, je ne l’ai nié à aucun moment. De même qu’il y a eu des prêtres agissant ouvertement contre le régime, ce qui leur valut de finir en camp (et c’était juste). Cependant, je les ai placées dans leur contexte (engagement politique irrégulier des clercs et promotion de la démocratie par le Vatican depuis Léon XIII). Le fait qu’il y ait eu des catholiques contre le NS n’invalide pas la doctrine catholique ni n’enterre le lien fort entre l’Eglise et le Reich.
Attends, je répète en plus gros car tu n’as pas dû bien lire : « LE REXISME N’A PAS ETE CONDAMNE PAR L’EGLISE, MAIS PAR LE CARDINAL VAN ROEY, DE LA MÊME MANIERE QUE LE FUT LE NS A UN MOMENT DE LA PART DE CERTAINS EVEQUES. ET LES MOTIFS DE CES CONDAMNATIONS ETAIENT NON PAS THEOLOGIQUES NI MORALES MAIS POLITIQUES (CAR L’EGLISE ETAIT DEJA GANGRENEE PAR LE MODERNISME QUI S’APPLIQUE EN POLITIQUE COMME UN GAUCHISME). »
Mit Brennender Sorge n’a pas condamné le racialisme, elle a condamné UNE forme bien particulière de racialisme car excessive. Car la Sacrée Congrégation des Séminaires et Universités d’études admettait dans son Instruction du 13 avril 1938 sur les erreurs du racisme la possibilité d’une « gradation limitée et accidentelle des races » en plus d’affirmer qu’il est permis de « conserver la vigueur de la race et la pureté de son sang dans les limites de l’ordre moral ». En ce sens l’Eglise fait sienne une forme de racialisme.
« Adolf Hitler était d’ailleurs plus dans ma vision des choses que dans la votre » : mais LOL ! On dirait Soral qui disait sans sourciller « Si Jésus était présent sur Terre, il serait assis ici à côté de moi hein ». A la différence de toi, Hitler était catholique (même s’il ne pratiquait visiblement plus depuis son engagement en politique), raison pour laquelle son entourage direct lui donnaient le sobriquet de »papiste », qu’il a largement favorisé l’Eglise catholique malgré les débordements de certains fidèles et clercs, et qu’il a payé le Kirchensteuer jusqu’à la toute fin.
« Dès lors, le gouvernement national considérera comme sa première et plus haute mission de restaurer l’unité d’esprit et de volonté de notre peuple. Il gardera et protégera les fondements sur lesquels repose la force de notre nation. Il prendra sous sa ferme protection le christianisme, qui est la base de toute notre morale, et la famille, qui est la cellule constitutive tant de l’être de notre peuple que de l’État. » Adolf Hitler, extrait de son premier discours radiodiffusé du 1er février 1933
« Je ne parle pas seulement du christianisme, non, je professe aussi que ne m’allierai jamais aux partis qui détruisent le christianisme. » Adolf Hitler, extrait de son discours à Stuttgart du 15 février 1933. Je ne pense pas que vous, Roman, êtes de cet avis.
La raison pour laquelle Hitler n’a pas définit de religion d’Etat se trouve dans le fait que la sociologie allemande ne le permettait pas (nord protestant et sud catholique). Mais dans tous les cas la morale publique était chrétienne, alors il n’eut pas de mal à établir quelque chose de solide et de sérieux sur ce terreau fertile. Ce qui n’est plus le cas aujourd’hui, car la nouvelle religion est le subjectivisme. Nous n’assumons pas vouloir apporter la division, nous l’apportons de fait car la vérité est source de division. Mais ce n’est pas bien grave, le milieu politique se divise très facilement sans nous.
Personnellement je le suis oui, mais je n’ai aucune légitimité pour affirmer la vacance (cela est la tâche des clercs). Bien essayé ce tour de passe passe mais ça ne marche pas.
Voici quelques-unes des églises catholiques construites sous le gouvernement « anti-chrétien » de Hitler (ici à Berlin seulement)
St. Konrad (Berlin-Falkenberg)
Maria-Hilf-Kirche (Berlin)
St Hildegard (Berlin)
St.-Johannes-Evangelist-Kirche (Berlin-Französisch Buchholz)
St. Marien (Berlin-Karlshorst)
St.-Annen-Kirche (Berlin-Lichterfelde)
St. Joseph (Berlin-Siemensstadt)
Mater Dolorosa (Berlin-Buch)
On compte environ 2500 églises catholiques et protestantes confondues construites sous le IIIème Reich.
A propos de Himmler et Hitler
Himmler n’était pas le mentor du Führer. Et oui, Himmler était agnostique et assez anti-chrétien dans ses idées (pas dans ses actes), là où Hitler était catholique (même s’il ne pratiquait visiblement plus depuis son engagement en politique). Hitler était le Führer, le chef suprême du Reich allemand. On le désigne souvent comme le dernier empereur d’Allemagne, il exerçait les plein pouvoirs plus parfaitement encore qu’un monarque. Sans compter le fait que Hitler était le cerveau du NS de qui émanait la doctrine. Je reprendrai les mots de Rudolf Hess au 6e congrès du Parti : « Die Partei ist Hitler, und Hitler ist Deutschland!
« Je n’ai rien contre la Chrétienté en elle-même », Heinrich Himmler, The Kersten Memoirs, 155. Le cas d’Himmler est assez complexe. Dans les premières années du Parti, c’était un catholique fidèle. En 1919, peu avant de le rejoindre, il écrivait dans son journal : « Quoi qu’il arrive, j’aimerai toujours Dieu, je le prierai, je resterai fidèle à l’Église catholique et je la défendrai même si j’en étais expulsé. » (Cité dans l’étude de Werner Angress et Bradley Smith, « Diaries of Heinrich Himmler’s Early Years, » Journal of Modern History 31 (1959), p. 271.) À cette époque, il prenait un grand plaisir à aller à l’église: la confession et la communion étaient importantes pour lui. (Bradley Smith, Heinrich Himmler : A Nazi in the Making, p. 98). Selon le biographe de Himmler, il n’avait pas vu la guerre qui venait de se terminer comme étant «en contradiction avec le raffinement et la spiritualisation de la vie cultivée et de l’humanité chrétienne». Il était particulièrement intéressé par les écrits de Conrad von Bolanden, un apologiste catholique du XIXème siècle, dont le vrai nom était Joseph Bischoff, qu’il considérait comme un «hymne édifiant au christianisme». Son seul reproche envers le travail de Bolanden était son attitude négative envers le protestantisme: «Je doute que la religion protestante manque tellement de contenu … Au contraire, elle doit avoir de bons ingrédients, mais Bolanden n’accordera pas de crédit au protestantisme. Nous devrions être heureux lorsque cette division de la tombe sera guérie. »
Tandis que Ludendorff menait sa guerre contre le christianisme sous l’influence de sa femme, Himmler, qui avait rejoint le NSDAP et avait participé au putsch de la brasserie, allait encore à l’église. Cependant, bien qu’il ait aimé la vie d’église, son attitude envers le catholicisme commença à changer. Ses entrées de journal de 1923-4 critiquaient des livres sur le catholicisme qu’il a lus et qu’il considérait comme «trop doctrinaire» ou «fanatiques». Des Jésuites, il écrivait: « Il est plus clair que jamais que l’expulsion des jésuites fut un acte bénéfique de Bismarck. » Il raconta avec sympathie l’expérience d’un catholique qui, comme lui, était impliqué dans le mouvement volkisch: «Il aimerait confesser la Foi mais ne peut pas croire en certains dogmes, ce qui rendrait [la confession] impossible, mais il aimerait le faire car il considère que c’est lâche d’appeler le prêtre au moment de mourir.» Himmler ajouta : « C’est un point de vue extrêmement décent. » Himmler n’avait pas encore abandonné le christianisme. Il avait attaqué le ton antichrétien d’un livre sur la théorie scientifique d’Ernst Haeckel: « La section qui … concerne ses suppositions et ses attaques, et le déni d’un Dieu personnel, est juste terrible. » Himmler a également lu la vie de Jésus de Renan et l’a appréciée, sauf pour un défaut majeur: « Renan a cru que Jésus était un juif, et qu’il était selon toute vraisemblance un ami des juifs. » Pour Himmler, c’était inacceptable: « Cependant, il me prouve par tout son livre que Jésus n’était pas Juif, et que le christianisme était et est la protestation la plus importante des Aryens contre les Juifs, du bien contre le mal ».
Même si par la suite, il critiqua durement la religion, surtout la religion catholique pour son aspect « romain », il ne voulut jamais inclure le Christ dans sa vindicte contre l’Église. Pour lui, le Christ était un héros dans la lutte entre l’esprit aryen et l’esprit juif. Même si, à partir de 1925, on ne pouvait plus guère le considérer comme un chrétien authentique, il conservera toujours des legs de son ancienne croyance. En 1935, il professait ainsi sa foi monothéiste en « un Seigneur Dieu qui se tient au-dessus de nous, qui a fait aussi bien nous que notre patrie, notre Volk et notre terre, et qui nous a envoyé notre Führer » (Volkischer Beobachter, 17 novembre 1935).
À la place du christianisme, Himmler prônait le culte des ancêtres et un mythe du « sang et du sol », opposés au dogme chrétien tout en croyant en l’immortalité de l’âme et en un Dieu omnipotent, dont les références antichrétiennes étaient beaucoup plus incertaines. La forme exacte que prendrait sa foi de remplacement conduisit Himmler sur plusieurs routes. L’une était son adoration de l’ancien roi Heinrich I. Himmler a célébré le millième anniversaire de sa mort à la cathédrale de Quedlinburg en 1936 et était tellement fasciné par cette figure médiévale qu’il se croyait être la réincarnation de Heinrich. Un autre chemin était l’occultisme obscur de Hanns Horbiger, qui avait propagé une théorie de la «cosmogonie glaciaire», dans laquelle l’histoire du monde était un témoignage de la lutte éternelle entre le feu et la glace, reliant le déluge de la Genèse et la destruction du royaume teutonique d’Atlantis à des «catastrophes gravitationnelles» censées se déchaîner quand la Terre «captura» une lune dans son orbite … Même parmi les autres paganistes du parti, les opinions religieuses de Himmler étaient considérées comme étant bizarres. Himmler reconnut inconsciemment cela, avertissant ses subalternes qu’aucune polémique concernant les théories de Horbiger ne serait tolérée. Cette obsession était même excessive pour Rosenberg, qui envoya une circulaire à tous les bureaux du NSDAP, les assurant que « l’adhésion à ces théories ne faisait pas partie du national-socialisme ».
Tout comme Hitler n’avait pas le temps pour les plans de Rosenberg de créer une nouvelle religion mystique pour remplacer le christianisme clérical, il trouva absurde les explorations religieuses dilettantes de Himmler. Comme il l’avait dit à un cercle de confidents : « Quelle absurdité ! Ici nous avons enfin atteint un âge qui a laissé tout le mysticisme derrière, et maintenant il veut recommencer tout ça … Pensez que je pourrais un jour être transformé en un saint SS ! » Tandis que Himmler attaquait Charlemagne comme un agent du christianisme contre les tribus païennes et germaniques, Hitler déclarait: « Tuer tous ces Saxons n’était pas un crime historique, comme le pense Himmler. Charlemagne a fait du bien en subjuguant Widukind et en tuant les Saxons. Il a ainsi rendu possible l’empire des Francs et l’entrée de la culture occidentale dans ce qui est aujourd’hui l’Allemagne. » Hitler rejetait également les incursions de Himmler dans la préhistoire allemande : « N’est-ce pas assez que les Romains érigeaient de grands bâtiments alors que nos ancêtres étaient encore en train de construire des huttes de boue ? Himmler commence maintenant à déterrer ces villages de huttes de boue et à s’enthousiasmer pour toutes les haches de tessons et de pierres qu’il y trouve. » Selon Albert Speer, « Tout commençait à prendre des formes pseudo-religieuses farfelues : Goebbels, avec Hitler, prenait les devants en ridiculisant ces rêves de Himmler, Himmler lui-même ajoutant à la comédie par sa vanité et son obsession. » Hitler a même approché Himmler lui-même en 1935, rejetant complètement le fondement d’une nouvelle religion, l’appelant une «chimère». Plutôt que d’attaquer frontalement Himmler, cependant, il prit la route indirecte en attaquant l’allié paganiste de Himmler, Rosenberg, lorsqu’il déclara qu’il avait l’intention de prendre des mesures contre le Mythus de Rosenberg. »
Aussi étranges qu’aient été certaines de ses idées, et sa propre insistance à être complètement antichrétien, les vues de Himmler sur le christianisme étaient toujours pleines d’ambiguïté. Par exemple, il croyait toujours que Jésus n’était pas un Juif. Himmler craignait que l’homme SS moyen ne puisse distinguer entre les attaques contre les églises et la préservation du Christ. Par conséquent, dans un mémorandum de 1937 intitulé « à tous les leaders SS à partir du Standartenführer, » Himmler a enseigné : « Dans l’entraînement idéologique, j’interdis toute attaque contre le Christ en tant que personne, car ces attaques ou insultes que le Christ était un Juif sont indignes de nous et certainement historiquement fausses. » Il a ensuite ajouté: « Je désire que les SS soient convaincus de la valeur de notre propre sang et de notre passé, par la connaissance de l’histoire actuelle de notre Volk, de la préhistoire de notre Volk, de la grandeur et de la culture de nos ancêtres. Ils s’enracineront totalement dans la valeur du passé, du présent et du futur. » Non seulement le Christ, mais la croyance au Christ en tant que partie de l’histoire allemande, devait être respecté dans les SS. De telles proclamations n’étaient pas simplement destinées à la propagande publique. Quand un membre de la Jeunesse hitlérienne (Hitlerjugend ou HJ) écrivit à Himmler pour lui demander s’il devait croire un conférencier NS qui prétendait que Jésus était un Juif, le secrétaire de Himmler, Rudolf Brandt, répondit, indiquant que « Le Reichsfuhrer-SS est convaincu que Jésus n’était pas un Juif, vous devez avoir mal compris l’orateur. »
D’autres indications sur les sentiments positifs de Himmler à propos du christianisme sont apparues lors de la discussion des politiques SS concernant les sentiments religieux de ses membres. Dans un discours aux dirigeants SS en 1936, Himmler a parlé de l’attachement chrétien de sa propre famille et a soutenu que, même s’il s’éloignait de la religion de sa famille, il respectait toujours ses sentiments: «Pas une seule fois je n’ai touché ses convictions. ni elle les miennes. » Il a ensuite indiqué que la tolérance religieuse serait aussi acceptée par les SS: « Je crois que nous devons maintenir une telle position envers les personnes âgées qui ne peuvent pas se mettre sur notre chemin, et pour cette raison j’ai aussi fait preuve de compréhension et continuerai à en avoir alors à l’avenir, quand quelqu’un me dit: par respect pour mes parents, je dois faire baptiser mon enfant … S’il vous plaît ! Certainement ! … Il ne sert à rien de troubler la tranquillité d’esprit de ceux qui ont 60 ou 70 ans derrière eux. » Cela signifiait que même l’enterrement des parents des SS pouvait être conduit à la manière chrétienne. Pour un soi-disant fanatique anti-chrétien, c’était une approche extrêmement douce.
Himmler a toujours soutenu que même au sein des SS, les points de vue chrétiens, bien que non approuvés par l’organisation, devaient néanmoins être respectés. Deux ans plus tôt, en réaction à un incident particulier, il avait déclaré: « J’interdis aux membres SS d’importuner, de contrarier ou de se moquer d’un autre à cause de ses opinions religieuses. De même que l’Allemand n’a jamais toléré la contrainte religieuse sur lui-même, les convictions religieuses de ses voisins sont saintes et inviolables pour lui. » Cela concernait non seulement les opinions religieuses des SS individuels, mais aussi leur comportement vis-à-vis des institutions religieuses: «J’interdis toute perturbation et toute maladresse concernant les événements religieux de toutes les confessions (c’est-à-dire les processions de l’Église catholique). Une conduite diplomatique, quand les églises sont visitées par intérêt historique ou artistique, va sans dire. » Himmler a ajouté que cet ordre devait être exécuté sous peine d’expulsion. Un an plus tard, il renouvela cet ordre en le fondant explicitement sur la «version national-socialiste du droit allemand de la liberté de conscience». Cette liberté de conscience avait ses limites institutionnelles. Dans le même mémorandum, Himmler a interdit aux membres des SS «toute activité de leadership dans n’importe quelle communauté religieuse ou confessionnelle (par exemple, mouvement de foi allemand, etc.).» Il était donc interdit de tenir des responsabilités dans les églises chrétiennes. (La simple adhésion à une communauté religieuse, chrétienne ou autre, était encore autorisée). Ainsi, bien que Himmler ait rejeté le christianisme en tant que doctrine et en tant qu’institution, il laissa une latitude considérable d’expression chrétienne non seulement pour les SS, mais en quelque sorte même pour lui-même. Le Christ ne pouvait pas être aux prises avec la malédiction de la judéité. Même devant ses associés SS, il a professé un respect et une estime pour la piété chrétienne de sa famille. Himmler prendrait plus tard cela à un degré qui fit que même ses proches associés s’interrogaient sur la sincérité de son engagement antichrétien.
En guise d’épitaphe à son parcours religieux, il demanda à ce que les prêtres et les anciens prêtres puissent prendre une part active dans les activités de la Werwolf, la guérilla nationale-socialiste à partir de 1944 sur les territoires occupés par les Alliés et les Soviétiques. Des monastères dans les Sudètes ou en Prusse orientale devinrent ainsi des caches d’armes et de nombreux prêtres furent arrêtés par les communistes polonais et russes car suspectés d’activités de résistance en faveur du national-socialisme. A la chancellerie du Reich, on pensait même reprendre l’imagerie de l’ordre teutonique pour mobiliser davantage les troupes catholiques contre le péril communiste.
Image d’un prêtre célébrant la Messe… Commentaire sur la répression soviétique comparée à la place de la Religion catholique en Allemagne.
La répression sauvage des soviétiques contre toutes formes de croyances et de valeur a eu pour effet de couper la population rurale des élites communistes matérialistes et athées. Toutes formes de croyances, qu’elles fussent chrétienne, païenne, déiste, philosophique ou traditionnelle, furent impitoyablement pourchassées et réprimées. Encore un argument pour considérer le système stalinien comme purement maléfique. Le troisième Reich n’a pas été critiqué de la sorte par l’Eglise, tout simplement parce qu’elle ne constatait pas la même répression et surtout la haine intrinsèque au communisme athée pour toute forme de spiritualité, et particulièrement contre le catholicisme… Normal, la nomenklatura soviétique était composée principalement de juifs… là où le troisième Reich avait de sérieux soutiens de la part d’ecclésiastiques sérieux – soutien d’autant plus intéressant qu’il n’était ni intéressé ni aveugle ; preuve en est que, d’ailleurs, Mgr Hudal avait proposé des réformes allant dans le sens catholique… (Mgr Mayol de Lupé, Mgr Théodore Innitzer, Mgr Hudal, etc.)
Alors, certes, utiliser l’expression de croisade des fascismes (Léon Degrelle) peut sembler exagéré ; cependant, dire que les fascismes étaient congénitalement, principiellement anti-catholiques, ce n’est pas exagéré, c’est de la calomnie pure et simple.
Soldats allemands assistant à la sainte Messe sur le terrain en Ukraine pendant la seconde guerre mondiale. On peut voir en arrière plan que même la population se joint à la célébration.
Pour finir, quelques citations bienvenues. Pour éviter tout hooliganisme ou animosité primaire anti-fasciste et pour réfléchir à la profondeur et à l’étendue du désastre de la victoire des (((Alliés))).
« Malachie Martin, dont les abondants écrits sur l’Église tendent d’avantage vers la fiction que la réalité, a peut-être bien révélé dans son livre Déclin et chute de l’Eglise catholique des faits significatifs, lorsqu’il décrivit les conversations entre le Pape âgé Pie XII et le cardinal Béa, plus âgé encore. Malachie Martin avait été jeune expert auprès de Béa lors de la première phase du Concile, et il est vraisemblable que le vieux jésuite allemand ait aimé dans ses vieux jours à évoquer des souvenirs de sa vie avec ceux qui avaient été ses collaborateurs. D’après Martin, Pie XII ne cessa à la fin de sa vie de demander à Béa qu’il réponde à cette question lancinante et terrible : Béa pensait-il que, lui, le Pape de la seconde guerre mondiale, avait commis une erreur en jugeant qu’Hitler représentait une menace plus grave pour le monde que Staline ? Avait-il, en fin de compte, choisi le mauvais côté dans la guerre ? Avait-il commis là une horrible faute ? Béa essayait de le consoler : « Comment aurions-nous pu savoir que les anglo-saxons laisseraient les russes aller si loin ? » Mais cela ne consolait pas Pie XII qui répétait : “Nous aurions dû savoir“. »
Mary Ball, The undermining of the Catholic Church, p. 33.
« Si Hitler avait été vraiment l’antéchrist, s’il s’était réellement opposé à la religion et à la civilisation chrétienne, si, en particulier, il avait haï l’Église catholique, on peut être absolument assuré qu’on aurait exalté en lui, comme on l’a fait pour Staline, le croisé héroïque. Et les escrocs, les pornographes, juifs et athées, et Roosevelt et Churchill – ouvertement ou secrètement – l’auraient soutenu, de même qu’ils ont soutenu Staline, le monstre antichrétien le plus sanguinaire de tous les temps ! »
Austin App, Could Hitler have avoided confrontation with Jews ? (The Liberty Bell, août 1978).
« Le grand économiste anglais Arthur W. Kitson (The Banker’s Conspiracy), après un stage de quinze jours avec lui [NdA : Hitler] à Berchtesgaden, écrivait à un Canadien, entre autres choses : »J’ai vécu quinze jours dans la plus stricte intimité avec Hitler. C’est indiscutablement un génie. Nul besoin d’entrer dans les détails ; énumérer les grandes lignes est suffisant avec lui. Il y a une chose que je n’aime pas chez cet homme : trop de madones et de crucifix dans ses appartements privés, ça sent le papisme. » Kurt-Wilhelm Lüdecke, un intime du cénacle hitlérien de la première heure, déclarait à Montréal en 1932, avant même que Hitler fût au pouvoir : »J’ai été dans son intimité et j’ai entendu ses confidences. Je peux parler bien à l’aise car je suis incroyant. Hitler a une marotte comme tous les grands hommes. Sa marotte, c’est la Vierge Marie. Il prétend même que c’est elle qui l’a sauvé lorsqu’il fut blessé dans les tranchées lors de la guerre, qu’il l’a vue, qu’elle lui a dit qu’il avait la mission de sauver l’Europe. Il faut lui pardonner cette faiblesse, car si ce n’était pas celle-là, ce serait peut-être une faiblesse d’un genre plus grave ». »
Paul Beaumont – Serviam, la pensée politique d’Adrien Arcand (2017)
« [NdA : Von Papen déclarait que] « le IIIe Reich était la riposte chrétienne à 1789 », c’est à dire le mouvement contre-révolutionnaire opposé à l’illuminisme français. »
John Lukacs, Hitler of History (Alfred Knopf, New York, 1997), p. 90 .
« […] l’attention sur le fait, reconnu par l’Église elle-même, que c’est grâce au nationalsocialisme que l’Église catholique d’Allemagne a été sauvée du chaos bolchevique. »
Note en défense de l’ambassade d’Allemagne près le Saint-Siège du 12 avril 1937
« Nous avons fait, dans le domaine de la culture, tout ce que l’on pouvait faire en un an et demi. Je sais bien qu’ici encore, certains milieux nous adressent ce reproche : « Oui, vous vous éloignez du christianisme! » Non, ce n’est pas nous qui nous sommes éloignés du christianisme, ce sont les gens qui nous ont précédés. Nous avons seulement établi une séparation nette entre la politique, qui a à s’occuper de choses terrestres, et la religion, qui s’occupe de choses surnaturelles. Aucune atteinte n’a été portée aux doctrines ni à la liberté des confessions et aucune ne se produira jamais. Au contraire, l’Etat protège la religion à la condition, toutefois, qu’elle ne soit pas utilisée pour dissimuler des buts politiques.
Il a pu exister une époque où des partis rattachés aux Églises étaient nécessaires. A cette époque, le libéralisme était anticlérical, le marxisme antireligieux. Cette époque est aujourd’hui révolue. Le national-socialisme n’est ni anticlérical ni antireligieux. Il se place, au contraire, sur le terrain d’un christianisme véritable. Et nous ne demandons pas autre chose que le loyalisme.
Je sais qu’il y a des milliers et des dizaines de milliers de prêtres qui, non seulement ont su se réconcilier avec l’État actuel, mais qui collaborent joyeusement à son organisation. Et je suis convaincu que cette. collaboration deviendra de plus en plus étroite et intime. Car, sur quels points nos intérêts réciproques peuvent-ils coïncider mieux que dans notre lutte contre les phénomènes de décadence de la vie contemporaine, dans notre lutte contre le bolchevisme culturel, contre le mouvement libre-penseur, contre la criminalité, et d’autre part, dans notre lutte pour une conception sociale de la collectivité, pour la disparition de la lutte et des haines de classe, de la guerre civile et des troubles, des querelles et des discussions ?
Ce ne sont pas là des principes antichrétiens. Et je crois que si nous ne pratiquions pas ces principes nous n’aurions pas non plus à enregistrer des succès, car le résultat de notre lutte politique n’est certainement pas privé de la bénédiction de Dieu. »
Adolf Hitler, Ma Doctrine (1938)
« 1. Ceux qui ont charge d’âmes et les fidèles, se rangeront sans condition derrière le grand État allemand et le Führer, car la lutte historique contre la criminelle illusion du bolchevisme et pour la sécurité de la vie allemande, pour le travail et le pain, pour la puissance et l’honneur du Reich et pour l’unité de la nation allemande est visiblement accompagnée de la bénédiction de la Providence.
- La mission exclusive des prêtres est la charge d’âmes; ils doivent se tenir éloignés de la politique et attendre avec confiance le développement des évènements.
- La foi en l’union intime des âmes donne aux chrétiens la conviction que la communauté naturelle de la nation est appelée à réaliser une idée divine, et il s’ensuit qu’une vie véritablement religieuse présuppose la pratique des vertus naturelles.
- J’insiste auprès des chefs des organisations de jeunesse pour qu’ils préparent l’adhésion aux organisations de jeunesse du Reich allemand. »
Mgr Théodore Innitzer, extrait de son allocution du 15 mars 1938 au clergé catholique et aux fidèles catholiques de l’archidiocèse de Wien et du Burgenland (Doc. Cath., l.c., col. 451-452).

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