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Publié le par Florian Rouanet

Un peu de culture servie, et non sans humour, parce que cela fait du bien.
En effet, ces milieux, de droite radicale, surtout conspirationistes, ont des précédents historiques et littéraire : la Cour des Miracles et les fameux moulins à vents… Bravo !
La Cour des Miracles est une expression désignant désigne divers quartiers de Paris, où s’étaient installés les mendiants, les voleurs et les marginaux de la période médiévale au XVIIe siècle. Ces zones étaient réputées pour leur forte criminalité et leur pauvreté. Le terme provient du fait que les mendiants, souvent affligés de fausses infirmités pour apitoyer les passants, y retrouvaient miraculeusement l’usage de leurs membres une fois la journée terminée !
Historiquement, la plus célèbre Cour des Miracles se trouvait dans le quartier des Halles, près de l’actuelle rue Réaumur, et constituait un véritable repaire pour ceux vivant en dehors des lois et des règles de la société. Le roi Louis XIV, avec l’aide de son lieutenant de police Nicolas de La Reynie, entreprit de nettoyer ces quartiers au XVIIe siècle, mettant fin à cette époque de haute insécurité.Les asociaux ont besoin pour vivre d’une ennemi chimérique plus ou moins vrai, mais notre manifeste dénonce la pensée viciée d’une telle attitude.

Et voici une petite origine littéraire représentée avec le Cid :
L’expression « lutter contre des moulins à vent » trouve son origine dans le célèbre roman « Don Quichotte » de Miguel de Cervantes, publié au début du XVIIe siècle. Dans cette œuvre, le personnage principal, Don Quichotte, est un noble idéaliste et quelque peu délirant, qui part à l’aventure pour revivre les exploits des chevaliers errants des romans de chevalerie.
Dans un des épisodes les plus connus du roman, Don Quichotte, monté sur son cheval Rocinante, confond des moulins à vent avec des géants malveillants. Dans son imagination, ces moulins deviennent des ennemis redoutables qu’il doit vaincre pour accomplir ses idéaux chevaleresques. Il charge donc contre eux avec sa lance, mais se fait désarçonner par les ailes des moulins, découvrant ainsi leur véritable nature.
Cette scène symbolise la lutte futile et absurde contre des ennemis imaginaires ou des problèmes inexistants, souvent résultant d’une perception erronée de la réalité. De là vient l’expression « lutter contre des moulins à vent », qui signifie engager des efforts inutiles contre des adversaires inexistants ou des causes perdues, motivé par des idéaux mal compris ou irréalistes.En résumé, « lutter contre des moulins à vent » signifie se battre contre des illusions ou des défis qui n’existent que dans l’esprit de celui qui les perçoit, en référence à l’illusion de Don Quichotte prenant des moulins à vent pour des géants.
Le Cid lui, cependant, a le mérite de s’être repris face à la réalité du monde extérieur.


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