• La révolution mondiale par l’abbé Dutertre et Foi & Patrie



    En direct du Québec !

  • Nous avons droit à un bon niveau de français et à un échange fluide dans cette capsule patriotique canadienne. Cette chaîne vidéo de création récente est moins « gay friendly » et plus « deus vultienne » que celle de leurs compatriotes de Nomos TV par ailleurs.

    Cette splendide et vive discussion porte grosso modo sur la franc-maçonnerie, la subversion, la philosophie, l’Homme, la rationalité, l’ordre naturel, le modernisme religieux et la Chrétienté.

    Les deux bons hommes incarnent à eux seuls un monde que nous aimons, celui où tradition et enracinement se mêlent sans empêcher d’être aussi contemporains et modernes, vivants et non déconnectés des réalités.


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    Ah ! La fameuse citation de Pie X faisant du modernisme l' « égout collecteur de toutes les hérésies » ! | Pour bien comprendre le Bas Moyen-Âge, il faut connaître l'opposition, comparable à celle des ultramontains et des gallicans, entre les guelfes (partisans du pape) et les gibelins (partisans de l'empereur) au sein de ce monstrueux invertébré que fut le prétendu « Saint-Empire romain germanique », qui n'était ni saint, ni romain, ni empire (sinon par son multiculturalisme), ni germanique : https://fr.wikipedia.org/wiki/Guelfes_et_gibelins | Le célèbre théologien gibelin Marsile de Padoue donnera une idée de la radicalité de ce mouvement : https://fr.wikipedia.org/wiki/Marsile_de_Padoue | Le gibelin Guillaume d'Occam était un modéré en comparaison : https://www.larousse.fr/encyclopedie/personnage/Guillaume_dOccam/122670 | L''opposition entre l'un et l'autre : https://www.persee.fr/doc/rscir_0035-2217_1937_num_17_4_1740 | La philosophie de Guillaume d'Occam (pour les passionnés de philo exclusivement) : https://www.persee.fr/doc/phlou_0035-3841_1948_num_46_10_4140 | Parmi les gibelins, on compte Pétrarque ou Dante (ce dernier fut, au dix-neuvième siècle, défendu théologiquement par un pape ultramontain, donc guelfe : on aura tout vu). | On doit regretter que les papes ultramontains du dix-neuvième siècle aient qualifié la F.·.M.·. de « naturaliste » : en réalité toute une branche en est bien au contraire surnaturaliste, de sorte que cette désignation impropre a détourné la vigilance des catholiques de cette partie de la F.·.M.·. qui infiltrait l'Église. Le naturalisme suppose d'ailleurs une nature, donc une réalité objective dépassant l'observateur, et donc les hommes. | L'autorité et le dogme ne sont pas une même chose ; au contraire, l'autorité, lorsqu'elle est portée au point d'abolir toute décision personnelle, peut abolir les dogmes. Ainsi l'infaillibilité prêtée aux rabbins fait-elle du judaïsme une religion presque entièrement adogmatique. La liberté illimitée et l'autorité illimitée, opposées au départ, se rejoignent dans leurs conséquences. | La F.·.M.·. coupe des vérités en deux, en porte les deux moitiés à leurs combles, et ainsi par deux voies opposées maœuvre tout le spectre politique ou religieux, et jusqu'aux imprudents qui croient s'en affranchir en y tombant les yeux fermés.| Les lucifériens se prétendent relativistes : ce n'est qu'un vernis. En réalité leur relativisme n'est que leur travail de sape contre autrui ; leur projet est une inversion du christianisme et périrait d'un parfait relativisme, comme toute chose au monde. | Léon le Grand qualifiait le manichéisme de mélange de toutes les erreurs et impiétés (« omnium errorum impietatumque mixturam ») : toute démesure y conduit.


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