-
Publié le par Florian Rouanet
Les premiers développements du jansénisme en France sont contemporains de la guerre de Trente Ans (de 1618 à 1648). C’est une doctrine déviante qui émane de l’évêque d’Ypres, Cornelius Jansenius: il évoque un rôle prépondérant de la grâce et un droit de la conscience contre l’autorité. En réaction, l’autorité royale se sentait légitimement menacée.Et c’est dans ce contexte que ce mouvement semble rejoindre le rôle du protestantisme dans la déstabilisation politique et religieuse du royaume de France.Il est bon de rappeler cependant qu’il eût deux Jansénismes, un plus religieux qui s’est développé au 17e siècle à Port Royal et qui a eu une influence intellectuelle importante (avec Blaise Pascal et Jean Racine, restant de grands philosophes malgré tout) qui meurt après la destruction de l’abbaye par Louis XIV (vers 1713) ; et un second purement politique et élitiste, un mouvement d’opposition au pouvoir royal qui se faisait au nom de la nation, et qu’incarnait les Parlements au 18e siècle.Le Jansénisme, proche du gallicanisme dans ses principes, avec son anthropologie pessimiste, peut être considéré comme un des facteurs qui ont permis le développement des idées libérales en France.
« Le jansénisme s’y est pris autrement ; il nie d’être séparé ; il composera même, si l’on veut, des livres sur l’unité dont il démontrera l’indispensable nécessité. Il soutient, sans rougir ni trembler, qu’il est membre de cette Église qui l’anathémise. »Joseph de Maistre, De l’Église anglicane dans son rapport avec le souverain pontife.


Réagissez à cet article !