• IIIe Reich, occultisme et compl-autisme- David Veysseyre



    Allemagne, instruction et populisme

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    IIIe Reich, occultisme et compl-autisme- David Veysseyre

    Commentaire suite au papier “Le national-socialisme et l’occultisme – BDC”. Parti national-socialiste, racialistes païens, instruction allemande, conspirationnisme, aryanisme, paganisme et christianisme, etc. -*- Les NS ont en effet écarté tous les Völkisch (c’est le premier gros groupe de la Révolution conservatrice, selon Armin Mohler), après leur arrivée au pouvoir, ou du moins ont tenu à … Lire la suite de IIIe Reich, occultisme et compl-autisme- David Veysseyre


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    Liebenfels était en effet un narcissique délirant en mal de reconnaissance qui aura vainement tenté, pour la postérité, de se mendier un prestige intellectuel, en s'octroyant un présumé mentorat sur Hitler, et chose d'autant plus décousue qu'il en fît de même pour Staline dont il prétendait avoir influencé. Il est effectivement fort possible que lorsqu'il se trouvât à Vienne, Hitler ait passagèrement parcouru quelques brochures de la revue « Ostara » que Liebenfels éditait, mais rien n'atteste qu'elles aient exerçaient la moindre attraction sur lui, puisqu'il n'en a jamais fait mention au rebours, par exemple, du « Deutsches Volksblatt », la feuille chrétienne-sociale gérée par le bourgmestre de la capitale autrichienne, et à laquelle le futur Führer dut son éveil sur la question juive. Au contraire, on sait qu'A. Kubizek, son ami d'enfance, dans la biographie qu'il lui a consacré, a clairement déclaré qu'Hitler, même dès cette époque, était très sceptique à l'égard de l'occultisme et fut décrit comme un jeune homme rationnel. Lors de l'Anschluss, ce même Hitler fît d'ailleurs interdire Liebenfels de tout droit de publication, et déporter quelques-uns de ses adeptes. Quant à Ludendorff, les NS lui étaient également hostiles. L'ancien intendant général, qui s'est courageusement illustré durant la bataille de Tannenberg - seul motif pour lequel Hitler conservait un certain respect à l'adresse de cet homme à quelques égards -, était excessivement conspirationniste et obsessionnellement anti-catholique. Ses thèses furent toutes d’influence gnostique au point qu’Hitler le crut franc-maçon pour un temps. Même Rosenberg soupçonnait Ludendorff d'être devenu névrosé, qualifiant sa « mystagogie historique » de « psychose », de « jeu de cubes enfantin », « d'imagination politiquement corrompue » (cf. : Manfred Steffens, Freimaurer in Deutschland : Bilanz eines Vierteljahrtausends, 1964, p.345). Une circulaire avait été envoyée à toutes les directions des Gau du Parti en ces termes : « L'ex-commandant Ludendorff n'est pas membre du N.S.D.A.P. et n'a donc aucune influence sur celui-ci. Il en va de même pour les associations de défense proches de l'ex-commandant Ludendorff et regroupées dans le Tannenbergbund. » (missive du 5 février 1927). En 1937, Goebbels critiqua dans son journal l’emprise nocive qu’avait Mathilde Ludendorff sur son mari : « Cette femme est son mauvais esprit » (Joseph Goebbels, Tagebücher, 1925-1945, vol. 3, Piper, München/Zürich, 1992, p.1031). Pour ce qui est d'Himmler, il n'a jamais été, à l'inverse de ce que prétend le rédacteur, affilié à la Société Thulé, puisque celle-ci était morbide depuis au moins 1921, et qu'à cette époque, il était politiquement impliqué dans le milieu völkisch, en particulier au sein de la Ligue d'Artam, alors qu'il était encore fervent catholique. Ce n'est que deux ans après, c'est-à-dire lorsqu'il ne subsistât de ladite Société Thulé plus qu'un brin de paille, qu'Himmler rejoignit le NSDAP. Et il ne fut attiré par ce Parti qu'après avoir assisté à la messe commémorative de Saint-Boniface en l'honneur du résistant nationaliste allemand A. L. Schlageter, qu'a prononcé l’abbé NS A. Schachleiter. L'apostasie d'Himmler ne surgît que durant la phase où Hitler était emprisonné, et voyant que Ludendorff fondât alternativement une sorte d'appendice du mouvement NS dissolu, à la suite du putsch, il décida dès lors de l'intégrer. C'est donc bien sous l'impulsion de ce dernier qu'Himmler inclinât au mysticisme néo-païen.


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    « À partir de 1918, Adolf Hitler mène une lutte tenace contre les "völkischen", qu'il rejette comme "fêlés", comme sectaires. Himmler traite les "témoins de Jéhovah" de "cinglés" et est lui-même compté par Hitler, non sans raison, parmi les cinglés völkisch bavarois. » (Friedrich Heer, Der Glaube des Adolf Hitler : Anatomie einer politischen Religiosität, p.45).


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    « [...] Pourquoi [les prêtres du Zentrum] nous attaquent-ils ? Tout d'abord, parce que le mouvement national-socialiste est un mouvement "non-chrétien". Pourquoi ne sommes-nous pas chrétiens ? Nous sommes "hostiles à Rome", nous sommes "hostiles aux catholiques". Oui, disent-ils en secret, quand nous sommes entre nous et que nous avons couvert les fenêtres, nous sommes aussi des adorateurs de Wotan. On ne le dit pas à haute voix, mais on le dit de bouche à bouche, dans le pays à l’extérieur, etc., que quelque chose ne va pas chez nous. Et d'ailleurs, nous nous saluons par Heil, qui est le nom que ce seraient donné les anciens dieux germaniques, bien qu'ils n'aient pas existé. En tout cas, une société dangereuse ! Maintenant, je ne peux vraiment dire qu'une chose : nous savons tous qu'il y a effectivement eu de nombreuses personnes qui ont adhéré à ces délires. Nous, les nationaux-socialistes, avons cependant toujours souligné, dès le premier jour, que nous n'avions rien à voir avec cela. Nous n'avons absolument rien à voir avec les vieux völkisch, les choses statiques, avec des barbes et des cheveux flottants. Nous avons tous coupé nos cheveux courts, nous étions de vieux soldats, et nous n'avons vraiment rien à voir avec ce genre de choses. Au contraire, nous savons très bien que ce qui est passé dans l'histoire est passé. Nous savons également que plusieurs centaines de milliers de personnes sont aujourd'hui trompées dans leur foi, non pas par nous, mais par des personnes qui détournent la foi à des fins politiques. […] Si l'on se plaint aujourd'hui que des millions de personnes sont actuellement impies, il ne faut pas s'en étonner ; si ces millions ne font que suivre notre vie politique, il ne serait pas étonnant du tout qu'ils s'éloignent peu à peu intérieurement de la foi. Ces millions ne peuvent pas dire, ils ne pourront pas distinguer : Oui, ce prêtre est en effet un traître, mais qu'est-ce que cela a à voir avec la religion ? […] Retirez les prêtres des parlements, de ces salons du mensonge. Rendez-leur l'exclusivité de la chaire, et les millions de personnes qui sont aujourd'hui éloignées de l'Église retrouveront le chemin de la maison de Dieu. Mes chers amis ! Si nous constatons des divisions religieuses partout en Allemagne aujourd'hui, si nous faisons l'expérience d'un sectarisme, ne pensez pas que moi, en tant que national-socialiste, je m'en réjouisse. Au contraire ! Je me dis : pour aggraver les choses, nous sommes de plus en plus attirés par les conflits religieux. Je ne m'en réjouis pas, au contraire ! Mais je dois blâmer ceux qui donnent un si mauvais exemple aux autres. […] Nous ne voulons pas d'un culte de Wotan, c'est trop stupide, nous ne voulons pas de conflits ou de sectarisme. Au contraire, nous ne souhaitons qu'une chose : que les deux confessions travaillent ensemble pacifiquement et essaient d'élever un homme allemand digne de ce nom. C'est ce que nous voulons avoir. Cela m'amène tout de suite à notre attitude fondamentale. Si on nous dit : vous êtes hostiles aux catholiques, c'est une calomnie impertinente. Il n'y a qu'une seule chose que nous ne voulons pas : nous ne voulons pas d'un conflit entre catholiques et protestants. Nous avons la malchance en Allemagne - nous n'en sommes pas responsables - d'être divisés sur le plan religieux. Nous ne croyons pas que cette division sera surmontée en se battant, en se souillant ou en s'insultant mutuellement, ou en se combattant ; mais nous croyons que le meilleur moyen d'enlever le fléau de cette division est que les deux dénominations s'efforcent, chacune selon sa propre manière d'améliorer le peuple, de l'élever et de le rapprocher réellement d'un christianisme positif. Ce que ces messieurs n'ont pas encore accompli. Au contraire. » (Adolf Hitler, dans son discours à Munich du 29 février 1928).


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    […] Martin Bormann suite – Aryan France, Le national-socialisme et l’occultisme – BDC, IIIe Reich, occultisme et compl-autisme- David Veysseyre), remettons le couvert avec un cas […]


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    […] BDC n’est pas ici le regretté site Bibliothèque de Combat, mais sans faire d’actualités, cela s’en rapproche, il s’agit d’un grand Bréviaire à thèmes avec ses lots de citations. Nous avons relaté précédemment sa section sur le soi-disant « occultisme nazi » (ainsi que les retours de Gott mit uns & David Veysseyre). […]


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    […] IIIe Reich, occultisme et compl-autisme- David Veysseyre […]


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