-
Publié le par Florian Rouanet
Merci à @FranzRiedweg pour cette superbe trouvaille, laquelle complète à merveille nos propos réguliers sur le thème du fascisme et notamment du fascisme clérical.
« Le national-socialisme n’est pas antichrétien, comme on l’a affirmé à tort en Occident.
Le 24e article du programme du parti stipule que « le parti comme tel, représente le point de vue d’un christianisme positif, sans se lier à une confession déterminée ».
Quant à l’attitude du national-socialisme envers les Églises, elle a été définie par le chancelier Hitler au Reichstag, le 22 mars 1933, et de façon parfaitement claire :
« Le gouvernement du Reich voit dans les deux confessions chrétiennes les facteurs les plus importants du maintien du peuple allemand. Il respectera les conventions passées entre ces confessions et ces Pays. Leurs droits demeureront inviolés.
« Mais il attend et il espère qu’en revanche l’œuvre de rénovation nationale et morale du peuple allemand, que le IIIe Reich s’est imposée comme devoir, trouvera la même considération de leur part.
« Il gardera envers les autres confessions une parfaite objectivité. Mais il ne saurait souffrir que l’appartenance à une confession ou à une race déterminée puisse délier des obligations générales imposées par la loi, ou serve de sauf-conduit à une attitude coupable ou à une tolérance criminelle. Le gouvernement a le souci d’une loyale communauté de vie entre l’Église et l’État. La lutte contre le matérialisme en vue d’une communauté réelle du peuple sert aussi bien les intérêts de la nation allemande que celui de la foi chrétienne. »
Le Concordat signé le 20 juillet 1933 entre le Saint-Siège et le Reich est basé sur ces principes. Ils valent également pour l’Église évangélique.
Les religions ont la liberté de profession de foi et de l’exercice public du culte. Elles règlent elles-mêmes leurs propres affaires dans la limite des lois en vigueur, s’administrent en toute indépendance, édictent, dans le cadre de leur compétence, des règles et des prescriptions obligatoires pour leurs membres.
Mais leur rôle politique a pris fin et avec lui le particularisme confessionnel qui avait joué un rôle si néfaste. »
[…]
« Il est faux qu’un idéal religieux de néo-paganisme ait été proposée à la jeunesse allemande :
« Je ne songe nullement, déclare M. Baldur von Schirach, à rééditer les sacrifices païens dans les forêts de la Germanie, à ramener la jeunesse au culte de Wotan, ni à livrer la jeunesse allemande aux artifices d’une engeance d’apôtres barbus. Bien au contraire. Puisse chacun suivre sa conviction religieuse, dont il peut répondre devant sa conscience ! La Jeunesse hitlérienne n’est pas l’Église et l’Église n’est point la Jeunesse hitlérienne. »
En d’autres termes, non seulement l’État et les Églises ne s’opposent pas, mais ils peuvent collaborer suivant une formule simple : « Éducation religieuse à l’Église, idée politique à l’État ».
« Je laisse, a déclaré Baldur von Schirach après la promulgation de la loi sur la Jeunesse hitlérienne, je laisse donc aux églises le soin de l’éducation religieuse dans le sens de leurs confessions, et je n’interviendrai jamais en ce qui la concerne. Ma tâche m’a été confiée par le Reich. Je suis donc responsable envers lui de l’éducation physique, intellectuelle et morale de toute la jeunesse dans l’idée de l’État national-socialiste. L’accomplissement de ce devoir éducateur comporte un service bien défini. Je n’ai rien à dire si, en dehors de ce service, chaque Allemand reçoit une éducation religieuse conforme à la volonté de ses parents ou de son propre choix. Aucun service ne sera commandé en principe aux heures des offices du culte, de sorte que chacun aura le loisir de fréquenter les églises de sa confession. »
Des autorisations sont ainsi accordées aux membres de la Jeunesse hitlérienne pour suivre les exercices religieux de longue durée : retraites, pèlerinages, préparations à des examens religieux, etc. »
René Martel, Les principes du national-socialisme (1941 – Ed. Sans concession).


Réagissez à cet article !