• Recension de « Pour un fascisme thomiste » de Louis Le Carpentier



    À ajouter dans sa bibliothèque militante.

  • « Il m’a semblé que la conciliation entre fascisme et thomisme était quelque chose qui manquait dans la littérature de notre milieu.
    Mérel cherche davantage à montrer en quoi l’hégélianisme mène logiquement au fascisme ; le problème est que, si cela est indéniablement vrai, une telle démarche ne contribue pas vraiment à encourager les thomistes de nos milieux à adhérer au fascisme, puisqu’en raison-même de leur thomisme ils dénigrent l’hégélianisme.
    C’est pourquoi le projet de concilier fascisme et thomisme me tenait tant à cœur. Je suis heureux d’avoir pu poser la première pierre. »
    Louis Le Carpentier, missive envoyée à Florian Rouanet le 8 octobre 2019.

    Nous remercions M. Louis Le Carpentier pour ce travail cyclopéen dans lequel il s’agissait avant tout de faire une analyse à partir de « La doctrine du fascisme » du Duce en effectuant des commentaires éclairés à l’aube de la pensée du Docteur Angélique. C’est en décortiquant cette doctrine sous l’angle de la juste Raison que s’établit une véritable complétude, quand ce n’est pas pour démontrer – tout bonnement – une similarité existante entre les deux doctrines. Aucun de ces domaines n’y réchappe entre l’ontologie, la philosophie, l’action, la vertu, le travail, la culture, l’éducation, l’action, la spiritualité et la métaphysique ; tout y passe.
    L’auteur montre que l’assomption du fascisme par le catholicisme est possible, ou du moins surmontable, et que chaque néo-thomiste authentique devrait le reconnaître en toute objectivité afin de régler – enfin – la question de la politique et de l’État modernes. Le fascisme peut être en accord avec le « thomisme » – et plus largement le catholicisme – ne serait-ce que par le fait même que le fascisme est tout à fait sain politiquement, rationnel, plus catholique qu’on le pense, et qu’il rétablit les modèles économiques et sociaux traditionnels pour notre temps (d’où la nécessité d’un néofascisme en transposant à notre époque). Ce courant est également utile pour ses rappels adéquats en matière d’ordre naturel (autorité, hiérarchie, obéissance, bien commun, etc.), et son imperfection manifeste ne peut être explicable que par les deux siècles de subversions morales qui l’ont précédé (d’où les quelques références douteuses, les cadres francs-maçons, etc.) ; en plus de la situation d’urgence qu’appelait alors la survie de l’Europe (en particulier depuis la Grande Guerre fratricide de 14-18).
    Enfin, pour avoir rencontré son rédacteur, on peut dire que c’est un bon gallo-franc qui, du haut de son jeune âge, est déjà fort brillant. Voilà une production qui est une petite perle et qui, nous l’espérons, obtiendra les mérites qui lui sont dus.

    IVe de couverture :
    « Notre but n’est nullement de faire de saint Thomas un fasciste. D’abord, parce que cela relèverait de l’anachronisme pur. Ensuite, parce que nous avons bien trop de respect à l’égard du Docteur angélique pour lui faire dire ce qu’il n’a pas dit ; nous laissons ce genre de forfaitures aux spécialistes de la magouille intellectuelle.
        Notre but n’est pas non plus de faire de Benito Mussolini, ni même de Giovanni Gentile — philosophe officiel du fascisme, et auteur de la première partie de La Doctrine du fascisme de Mussolini — de fervents thomistes. Ce serait en effet, là aussi, quelque peu malhonnête : ni le Duce ni son philosophe n’ont eu de formation spécifiquement thomiste, et l’on voit mal comment des individus qui n’ont pas étudié un penseur pourraient s’en inspirer.
        En revanche, nous croyons que la doctrine du fascisme est conforme, ou du moins potentiellement conforme, aux enseignements du Docteur commun, et plus généralement à la philosophie politique réaliste ; à cette philosophie politique fondée par Aristote, développée par saint Thomas, et approfondie au XXe siècle par des thomistes fidèles à l’esprit du Maître, tels que l’abbé Julio Meinvielle, Charles De Koninck ou encore le Père Louis Lachance.
        Autorité du Chef, organicité du Tout, économie corporative, primauté du Bien commun sur les biens particuliers, usage de la force lorsqu’il est nécessaire — c’est-à‑dire nécessaire à la préservation ou à l’avènement du Bien commun —, rôle prépondérant de l’État : voilà autant d’éléments que l’on retrouve aussi bien dans la philosophie politique du thomisme intègre que dans la doctrine du fascisme, et qui nous amènent donc à penser qu’il est possible — en toute honnêteté — d’être à la fois thomiste et fasciste.
        Puisse le présent travail, qui ne consiste en rien d’autre qu’un commentaire libre de La Doctrine du fascisme de Mussolini à la lumière des principes de la philosophie réaliste, montrer le bien-fondé de cette position. »

    Quelques citations :
    « Le fascisme, bien qu’il soit avant tout une doctrine – donc par soi quelque chose d’intemporel –, s’est incarné dans le Temps, dans l’Histoire, en tant que réalisation concrète ; il s’est incarné par accident (quod accidit : ce qui arrive) au XXème siècle, parce que toutes les conditions circonstancielles étaient alors réunies pour qu’il s’incarne. »« Le fascisme a en effet vocation à s’adapter aux circonstances de temps et de lieu, aux époques et aux pays, car, comme toute saine conception politique, il prend en compte la réalité contingente. Le fascisme n’est pas une idéologie, mais il est au contraire – en ce sens –pragmatique. » « En termes aristotéliciens, nous dirons que le fascisme est une forme universelle d’État, ou de régime politique, appelée à être individuée par les différentes matières nationales, et en fonction des circonstances historiques données. »
    « Ni idéologue, ni volontariste, mais intellectualiste et pragmatique : le fascisme est tout simplement réaliste. Or, c’est précisément la position doctrinale du Docteur Angélique. » « Le fascisme croit en particulier en l’existence d’une nature humaine, à laquelle chaque homme a le devoir de se conformer ; et il veut connaitre cette nature, puisque c’est sur des hommes qu’un gouvernement politique agit, et que pour agir sur quelque chose on doit en connaitre l’essence : « Pour connaître les hommes il faut connaître l’homme ». Le fascisme, loin de vouloir « créer un homme nouveau », comme on a souvent pu le dire – à tort –, veut au contraire que les hommes conforment leurs actes, tant à l’échelle individuelle qu’à l’échelle collective, à l’Idée d’homme (ou ratio aeterna humani en termes thomistes) qui s’impose à eux, c’est-à-dire à la nature humaine en tant qu’elle est appréhendée par l’intelligence. »

    « …Une conclusion [mussolinienne] que nous faisons volontiers nôtre dans la mesure où, d’après ce qui a été établi, il est clair que le fascisme est, pour notre époque contemporaine, l’incarnation de la doctrine politique de saint Thomas, et plus généralement de la politique réaliste. « Puissent les thomistes antifascistes le comprendre enfin. » Louis Le Carpentier.

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    « Bravo pour le sujet, qui a, encore plus que d’habitude, toute ma sympathie. » Soutien de Scipion de Salm en octobre 2019 à propos de la conférence organisée pour la sortie du livre :

    Sous-titre : Commentaire de La Doctrine du fascisme de Benito Mussolini
    Préface : Abbé Thomas A., pages : 164, couverture souple, novembre 2019, prix : 13 €, édité chez Reconquista Press.

    Catholique et fasciste toujours.
    Fascisticamenté [Fascistement vôtre] !


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