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Publié le par Florian Rouanet
L’ouvrage évoque le problème de l’infiltration de la pensée orientaliste et asiatique en Occident et les décrépitudes liées aux démo(n)craties d’alors. D’ailleurs que dirait-il aujourd’hui avec l’essor du tiers-monde, le retour de la Chine sur la scène internationale et les guerres interminables au Moyen-Orient ? Information rigolote si l’on veut, c’est un livre qui fut envoyé par Henri Massis à Benito Mussolini en personne. Pour vous familiariser avec une de ses conclusions donnée ci-après, vous pouvez également lire Pierre-Céléstin Lou Tseng-Tsang.
« Il ne s’agit pas, au reste, de latiniser l’Asie, mais de la christianiser, de lui porter un christianisme qui ne soit pas solidarisé avec des formes de vie périssable, un christianisme universel, dépouillé de tout vêtement national, un pur catholicisme, c’est-à-dire un même amour, une tradition unique un même amour, une tradition unique, une même vérité. Le Christ seul, placé au centre de tout, peut concilier l’Orient et l’Occident. Ut sint unum.
Nous ne savons ni quand, ni comment, l’union souhaitée par le Christ pourra se réaliser. Mais il suffit qu’il l’ait voulue pour qu’elle se réalise. Et s’il nous faut restaurer l’intégrité de notre Europe, et la défendre contre tout ce qui la menace, c’est pour que soit intacte la citadelle d’où partiront les missionnaires qui étendront le royaume de Dieu jusqu’aux confins du monde ».
Henri Massis, Défense de l’Occident, 1927, Paris, Librairie Plon.☧
L’auteur présente dès 1926 l’orientation de plus en plus extra-européenne de l’Allemagne. Il définissait ainsi l’un des facteurs fondamentaux de la réflexion des années 1920, décennie beaucoup plus riche et beaucoup plus “ouverte” que la décennie suivante et l’affrontement des totalitarismes avec les démocraties…
Cet essai de l’écrivain français Henri Massis (né en 1886), publié en 1927 entend mettre en garde les Français contre les périls qui risquent un jour de submerger l’Occident. L’auteur remarque, en effet que depuis la fin de la première guerre mondiale, on assiste à un dangereux engouement pour les doctrines orientales, pour l’asiatisme, qui risque d’ébranler la civilisation occidentale et la culture gréco-latine. En Europe, les Allemands proclament par la plume d’Oswald Spengler le « déclin de l’Occident » et leur foi dans le relativisme historique qui accepte tout, même le chaos. En 1920, s’est ouvert à Darmstadt une école de la sagesse qui flatte l’indomanie et ne voilà-t-il pas que R. Ernst Curtius déclare « Nous, Allemands, nous préférons regarder vers l’Est et les cultures asiatiques ». Or que constate-t-on à l’Est ? Avec le communisme, la Russie retourne à ses origines asiatiques : le prosélytisme bolchevique la place à la tête du mouvement d’indépendance et de libération, qui travaille toute l’Asie.
Devoir de philosophie – Achat sur France-Phi.


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