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Publié le par Florian Rouanet
Tradition Catholique nous régale avec cette référence, thomiste de stricte obédience (!), avec le très chrétien colonel Bastien-Thiry, dernier fusillé en France. Le but recherché était de légitimer l’« attentat du Petit-Clamart » (22 août 1962) contre Charles de Gaulle lorsqu’il laissa les « pieds noirs » (français d’Algérie) se faire massacrer en masse sur place :
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« Mais nous tenons à rappeler que les chrétiens que nous sommes ne seraient des criminels que s’ils avaient gravement enfreint l’un des commandements de Dieu.
Nous savons qu’il existe un cinquième commandement qui interdit l’emploi de la force, sauf dans des cas précis qui ont été étudiés et définis par l’Église ; de même qu’il existe un deuxième et un huitième commandement qui interdisent à tous, singulièrement aux chefs d’État, les faux serments et les mensonges destinés à abuser la bonne foi de leurs concitoyens.
Mais nous savons qu’il existe un premier commandement, qui est le plus grand de tous, et qui nous commande la charité et la compassion envers nos frères dans le malheur. C’est pourquoi il a de tout temps été admis dans la chrétienté que, dans certaines conditions, un acte de force pouvait être un acte d’amour ; et c’est pourquoi, selon l’enseignement traditionnel, peuvent être licites des actions de force dirigées contre ceux qui ont perdu le sens moral et le sens humain, et qui précipitent dans la désolation ceux qu’ils ont la charge de protéger et de défendre. Si l’action que nous avons menée, en accord avec les représentants de toutes les élites de la nation, avait réussi, l’une des premières conséquences escomptées eût été l’arrêt du génocide en Algérie. L’actuel chef de l’État aurait pu arrêter ce génocide en donnant un seul ordre, qu’il n’a pas donné, et, à notre avis, il en portera à tout jamais la responsabilité. »
Le colonel Jean-Marie Bastien-Thiry, le 2 février 1963.


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