-
Publié le par Florian Rouanet
«Le duc d’Aquitaine infligeait il y a près de 1 300 ans une défaite sévère aux musulmans, portant un coup d’arrêt à l’expansion de l’islam en Occident»
Eudes le Grand est duc d’Aquitaine et de Vasconie vers 681 jusqu’à sa mort en 735. Fils de Loup Ier d’origine vasconne, à son accession au titre de duc, le duché allié aux Vascons et ennemi des Francs, s’étend de la Loire au-delà Pyrénées, avec Toulouse comme capitale, ainsi que la Vasconie ultérieure (en gros un large sud-ouest de la France actuelle avec un morceau de l’ancienne Espagne). Il est issu d’une période, où le royaume des francs et ceux des peuplades locales (des Wisigoths en l’occurrence) étaient encore, tantôt alliés et tantôt ennemis. Il existe un traité de paix depuis 720 entre Eudes et Martel, mais l’estimant mis à mal de part et d’autre, les relations sont restées fluctuantes.Alors que les Sarrasins s’établissent encore en Espagne et même au Portugal (territoires actuels), le Midi connaît des troubles, mais aussi des victoires.

«Maître de l’Al-Andalus, Al-Samh ibn Malik al-Khawlani revendique les droits que les Wisigoths avaient au-delà des Pyrénées. Dès 719, ses hommes pénètrent dans le sud-ouest de la France et prennent rapidement Narbonne, Nîmes et Carcassonne, avant de conquérir la quasi-totalité de la Septimanie franque en 721. Il ne lui reste plus qu’à s’emparer de l’Aquitaine et de sa capitale mérovingienne rayonnante, Toulouse.».
Les mahométans avancent à grands pas, autour de Toulouse, qui faisait déjà office de comté politique, tandis que Bordeaux était est une «capitale» économique dans le coin, et Limoges, essentiellement religieuse. Ces faits s’affirmeront d’autant plus à l’avenir.
Le pape, dans cette époque où les lubies œcuméniques et modernistes n’étaient pas de mise, lui apporte son soutien religieux, quand le royaume des francs était plus occupé, de son côté, à combattre contre les Saxons :
«D’après les messagers d’Eudes duc d’Aquitaine, ceux qu’on appelait les Sarrasins pillent, violent et massacrent. Leur supériorité en nombre et en logistique terrifie Eudes, qui appelle à l’aide Charles Martel, alors maire du palais, duc et prince des Francs aux côtés du roi mérovingien Thierry IV. Martel reste sourd à ces appels, préférant se concentrer sur sa guerre avec les Austrasiens contre les Saxons. Pour faire face à la redoutable armée musulmane, le duc d’Aquitaine va partir avec ses hommes recruter des mercenaires vascons (basques) et quelques renforts de Neustrie et de Bourgogne. Le pape Grégoire II envoie à Eudes trois éponges bénites, utilisées pour récupérer les gouttelettes de vin tombées lors de la communion sur l’autel papal. Eudes découpe ces éponges en plusieurs petits morceaux et les donne à ingérer à ses troupes pour leur donner confiance à l’approche du combat.»
L’audace du Duc Aquitain : alors que Toulouse est assiégée depuis plusieurs mois, et que l’armée sarrasine s’installe aux portes de la ville, confiante et ne surveillant guère son campement, il choisit l’attaque stratégique directe. L’effet de surprise sera total :
«Les musulmans sont encerclés par l’armée d’Eudes, qui les attaque par les flancs et leur inflige de lourdes pertes. Chevaux et hommes, sang et poussière se mêlent dans une bataille où le bruit des cliquetis des armes s’élève à plusieurs lieues à la ronde. Bien qu’inférieurs en nombre, les chevaliers et combattants autour d’Eudes d’Aquitaine détruisent les rangs ennemis complètement désorientés. Les musulmans paniquent très vite et reculent avant de fuir en se dispersant. Leur chef, Al-Samh ibn Malik al-Khawlani, est rattrapé puis tué. Le siège de Toulouse est levé, les pertes omeyyades s’élèvent à environ 3 750 morts, tandis que 1 200 chrétiens gisent sur le sol.»
La Bataille de Toulouse (déroulée entre Toulouse et Carcassonne), voit donc la victoire du Duc Eudes d’Aquitaine, sur l’armée du gouverneur arabe d’al-Andalus, sous la direction du wali Al-Samh. La bataille se termine par sa mort, comme précisé ci-dessus, et la défaite de son armée composée de Maures (populations nord-africaines, maghrébines). La Reconquèsta dans le Midi est l’origine inchoative de la Reconquista espagnole (dont le début est marqué par la fin du royaume wisigoth ibérique).
Le duc Eudes d’Aquitaine est un exemple premier pour la Phalange. De sorte qu’il a mené croisade interne (à l’intérieur de son royaume) à défaut de celle externe (pour délivrer le tombeau du Christ ou améliorer le sort des chrétiens d’Orient persécutés). Il s’agit d’un «devoir de mémoire» local, appartenant aussi à la richesse de l’histoire de France, à l’heure où les mahométans traversent nos frontières de nouveau et par millions avec la complicité d’une République dite antiraciste et véritablement antifrançaise. Certaines dates prennent aujourd’hui toute la place, l’histoire n’a retenu quasiment que la victoire de Poitiers par Charles Martel en 732, parce que plus définitive et venant directement du royaume des Francs ; mais cette victoire aquitaine a été plus importante et déterminante pour la suite des événements (dont fait partie la bataille de Poitiers). Il est heureux de voir que des représentants de la race blanche, dans sa variante majoritaire (et conception qui n’existait pas alors !), s’est retrouvée unie dans ce combat pour notre délivrance à tous !
Quand le duc d’Aquitaine passe, les mahométans trépassent !

1 commentaire
Réagissez à cet article !