• Réponse aux néo-païens : le Christ est ethniquement Aryen

  • De multiples théories toutes aussi farfelues qu’infondées faisant de Notre-Seigneur tantôt un nègre tantôt un palestinien aux traits et au teint arabique abondent, mais qu’en est-il vraiment ?

    Les saintes Écritures nous renseignent à ce sujet dans l’Ancien et dans le Nouveau Testament : – 1 Samuel 17,42 :

    « Le Philistin regarda, et lorsqu’il aperçut David, il le méprisa, ne voyant en lui qu’un enfant, blond et d’une belle figure. » – 1 Samuel 16,12 : « Isaï l’envoya chercher. Or il [David] était blond, avec de beaux yeux et une belle figure. L’Éternel dit à Samuel: Lève-toi, oins-le, car c’est lui! » – Apocalypse 22,16 : « Moi, Jésus, j’ai envoyé mon ange pour vous attester ces choses dans les Églises. Je suis le rejeton et la postérité de David, l’étoile brillante du matin. » (voir également Apocalypse 5,5) – Romains 1,3 : « et qui concerne son Fils [le Christ] né de la postérité de David, selon la chair ».

    Le lien est facile à faire. A savoir qu’il était impensable selon la tradition mosaïque qu’un homme se marie avec une femme étrangère à sa tribu (« Choisis une femme du sang de tes pères, dit Tobie à son fils, ne prends pas une femme étrangère à la tribu de ton père », Tobie 4,12), ainsi, même si saint Joseph (d’ascendance davidique) n’est pas le père biologique du Christ, la Très-Sainte Vierge par contre est bien sa mère biologique (et descend également de la race de David). Parmi toutes les races peuplant la terre, on ne retrouve de chevelures blondes que chez les indo-européens (exception faite des mélanésiens en Océanie), qui peuplaient le pourtour de la Méditerranée à cette époque. La boucle est bouclée !

    P.S. Les terres d’Israël furent colonisées par les Grecs trois siècles avant la Nativité.


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  • 7 commentaires




    Sauf que la blondeur n'est pas directement liée aux Aryens qui n'étaient même pas blonds à l'origine. Le "Christ ethniquement aryen", laissez-moi rire !


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    Entre les racistes obsessionnels et les antiracistes obsessionnels, on devrait faire un concours du plus lyssenkiste. | Bien sûr les Palestiniens n'étaient pas blonds puisque sémites : le mot que Segond traduit par blond pour le roi David signifie en réalité roux, car en hébreu il n'y a même pas un mot spécifique pour désigner cette couleur inconnue des Sémites qu'était la blondeur avant les contacts avec des peuples européens. | Inversement le sanskrit connaît des mots pour dire blond : preuve qu'il y en avait parmi les Aryas ; mais chut : n'agaçons pas les irritables du politiquement correct !


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    1 Rois 16:12 (ou 1 Samuel 16:12) : le mot utilisé par la Septante (v. 200 avant JC) pour décrire David est πυρράκης, qui signifie roux ; c'est le même qui est utilisé pour Esaü (Gn 25:25). Et le mot hébreu correspondant signifiait bien roux à l'origine, et ne prit le sens second de blond qu'après les premiers contacts avec les Européens.


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    Deux bémols à ce que j'ai dit à propos de la rousseur du roi David : on remarquera que 1 Reges 16:12 associe cette rousseur (« πυρράκης » pour la Septante, « rūfus » pour la Vulgate) à la belle apparence (« ἀγαϑὸς ὁράσει ») ; or on sait qu'après avoir vu des Européens, les Judéens se servirent du mot signifiant roux dans leur langue sémite pour désigner aussi les blonds ; on sait aussi que le livre de Samuel date du sixième ou du cinquième siècle avant Jésus Christ ; on sait encore qu'à cette époque les Judéens avaient été en contact avec les Perses, lesquels étaient fortement marqués de la culture aryenne d'au moins une part de leurs ancêtres ; et on sait enfin qu'en sanskrit la blondeur (हरि : « hari », blond) et le beau visage (हरिकेश : « hari-keśa », aux cheveux blonds ; ou au beau visage, dans le Mahābhārata) sont liés : il donc est vraisemblable que c'est par simple imitation d'un texte perse louant un grand souverain mythifié que le roi David s'est vu attribuer la rousseur que l'hébreu confondait avec la blondeur. Les récits bibliques sur le roi David prouvent d'ailleurs que leurs auteurs ignoraient tout du règne de ce roitelet, que David n'était plus alors qu'un nom légendaire sur le règne duquel on avait à peine une réminiscence de grandeur, et qu'on récrivait le passé en y brodant tout ce que les traditions qui influençaient la Judée (la brillante et hégémonique Perse de ce temps, plus les souvenirs des traditions égyptiennes et mésopotamiennes) pouvaient contenir de merveilleux et de poétique. | On rappellera aux catholiques qui ont oublié leur propre tradition, à cause des âneries ou maldresses des papes ultramontains des dix-neuvième et vingtième siècles, qu'avant de sottement s'engager dans une sorte de course au littéralisme avec les deux grands réformateurs protestants (morts depuis des siècles), course qui aboutit aux blocages contemporains, l'Église n'excluait pas la science de sa lecture de la Bible ; et que même après ce reniement partiel par les ultramontains, elle ne la rejeta jamais vraiment.


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    Deux bémols à ce que j'ai dit à propos de la rousseur du roi David : on remarquera que 1 Reges 16:12 associe cette rousseur (« πυρράκης » pour la Septante, « rūfus » pour la Vulgate) à la belle apparence (« ἀγαϑὸς ὁράσει ») ; or on sait qu'après avoir vu des Européens, les Judéens se servirent du mot signifiant roux dans leur langue sémite pour désigner aussi les blonds ; on sait aussi que le livre de Samuel date du sixième ou du cinquième siècle avant Jésus Christ ; on sait encore qu'à cette époque les Judéens avaient été en contact avec les Perses, lesquels étaient fortement marqués de la culture aryenne d'au moins une part de leurs ancêtres ; et on sait enfin qu'en sanskrit la blondeur (हरि : « hari », blond) et le beau visage (हरिकेश : « hari-keśa », aux cheveux blonds ; ou au beau visage, dans le Mahābhārata) sont liés : il donc est vraisemblable que c'est par simple imitation d'un texte perse louant un grand souverain mythifié que le roi David s'est vu attribuer la rousseur que l'hébreu confondait avec la blondeur. Les récits bibliques sur le roi David prouvent d'ailleurs que leurs auteurs ignoraient tout du règne de ce roitelet, que David n'était plus alors qu'un nom légendaire sur le règne duquel on avait à peine une réminiscence de grandeur, et qu'on récrivait le passé en y brodant tout ce que les traditions qui influençaient la Judée (la brillante et hégémonique Perse de ce temps, plus les souvenirs des traditions égyptiennes et mésopotamiennes) pouvaient contenir de merveilleux et de poétique. | On rappellera aux catholiques qui ont oublié leur propre tradition, à cause des âneries ou maldresses des papes ultramontains des dix-neuvième et vingtième siècles, qu'avant de sottement s'engager dans une sorte de course au littéralisme avec les deux grands réformateurs protestants (morts depuis des siècles), course qui aboutit aux blocages contemporains, l'Église n'excluait pas la science de sa lecture de la Bible ; et que même après ce reniement partiel par les ultramontains, elle ne la rejeta jamais vraiment.


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    Remarquer aussi que, d'accord avec l'adjectif πυϱ̓ϱ̔άϰης que donne la Septante, ici la Vulgate dit rū́fŭs, ce qui signifie également roux, et pas blond. | En sanskrit, il paraît que hari-keśa (हरिकेश) signifie blond, tandis que, par exemple, kadru- signifie roux.


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    « P.S. Les terres d’Israël furent colonisées par les Grecs trois siècles avant la Nativité. » | Le mot colonisation, au sens propre (le seul admis pour l'Antiquité), désignait non la conquête d'un territoire mais l'installation de colons, c'est-à-dire d'habitants. Et si les Grecs menés par Alexandre le Grand s'emparèrent de l'empire perse, dont l'Égypte était une partie, et, en passant, de la Palestine (qui était une contrée dérisoire de cet ensemble, mais dont la ville de Gaza était un point crucial pour contrôler l'accès à l'Égypte), en revanche il n'y eut pas de politique d'installation de colons. | Il est bien possible que, même dans le bref intervalle entre cette conquête et l'éclatement de l'empire, quelques Grecs fussent restés en Palestine, et que cela se fût produit aussi en d'autres circonstances ; même, on pourrait rappeler que les Philistins (dont le nom donna celui de la Palestine) sont généralement considérés comme indo-européens ou indo-européanisés. Ils furent peu nombreux, se cantonnèrent à une région assez étroite et éloignée de la région d'où vint Jésus, et ils étaient considérés comme étrangers et ennemis (par exemple Goliath) par les hébreux. En tout rien ne suggère que Jésus aurait été blond, et, même, la généalogie qui en est donnée ne mentionne qu'une lignée sémite directe, par les pères, depuis un temps qui aurait précédé d'une bonne demi-douzaine de siècles les conquêtes d'Alexandre. S'il y eut des blonds en Palestine, ils ne purent être que fort peu nombreux, et aucun des Évangiles ne mentionne la blondeur de Jésus, caractéristique bien remarquable en ce temps et en ces lieux. | Chacun peut être victime de mauvaises sources, et il n'y a pas de honte à s'être trompé : il y a plus de place au Paradis pour un pécheur repenti que pour quatre-vingt-dix-neuf justes. Mais que les chrétiens sincères le sachent : à l'origine de nombre des thèories essayant de faire de Jésus un blond se trouvent quelques auteurs (parfois d'un certain renom) généralement gnostiques.


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