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Publié le par Florian Rouanet
La documentation ne manque pas pour comprendre la situation de l’Église éclipsée, que l’on est tous poussé à comprendre vu sa gravité. Et ne serait-ce que pour connaître mieux notre sainte Religion. Voilà un condensé choisit, bien concis et précis. Bonne lecture !
«Que lorsque le Pontife Romain parle ex cathedra, c’est-à-dire, lorsque remplissant sa charge de Pasteur et de Docteur de tous les chrétiens, il définit, en vertu de sa suprême autorité Apostolique, la doctrine sur la foi ou sur les mœurs qui doit être tenue par l’Église universelle, il est doué, par l’assistance divine promise dans la personne du bienheureux Pierre, de cette infaillibilité dont le divin Rédempteur a voulu que son Église fût pourvue en définissant une doctrine sur la foi ou sur les mœurs; et par conséquent, que de telles définitions du Pontife Romain sont irréformables par elles-mêmes et non en vertu du consentement de l’Église.»
Concile Vatican I, session du 18 juillet 1870.
« Si donc quelqu’un dit que le pontife romain n’a qu’une charge d’inspection ou de direction et non un pouvoir plénier et souverain de juridiction sur toute l’église, non seulement en ce qui touche à la foi et aux mœurs, mais encore à ce qui touche à la discipline et au gouvernement de l’église répandue dans le monde entier, ou qu’il n’a qu’une part plus importante, et non la plénitude totale de ce pouvoir suprême ; ou que son pouvoir n’est pas ordinaire ni immédiat sur toutes et chacune des églises comme sur tous et chacun des pasteurs et des fidèles, qu’il soit anathème. »
Concile du Vatican, constitution dogmatique Pastor aeternus, 18 juillet 1870.
«La condition première du salut est de garder la règle de la foi orthodoxe. On ne peut en effet négliger la parole de Notre-Seigneur Jésus-Christ qui dit ‘Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Eglise (Mt 16,18)’. Cette affirmation se vérifie dans les faits, car la religion catholique a toujours été gardée sans tache dans le Siège Apostolique [3065-3066] et la doctrine catholique toujours professée dans sa sainteté.»
Concile Vatican I, Pastor æternus, DS 3071-3075).
« Si donc quelqu’un dit que le Pontife romain n’a qu’une charge d’inspection ou de direction et non un pouvoir plénier et souverain de juridiction sur toute l’Église, non seulement en ce qui touche à la foi et aux mœurs, mais encore en ce qui touche à la discipline et au gouvernement de l’Église répandue dans le monde entier, ou qu’il n’a qu’une part plus importante et non la plénitude totale de ce pouvoir suprême ; ou que son pouvoir n’est pas ordinaire ni immédiat sur toutes et chacune des églises comme sur tous et chacun des pasteurs et des fidèles, qu’il soit anathème. »
Pastor Æternus.
«Tout au long de son existence séculaire, l’Église est réellement régie et gardée par le Saint-Esprit, non seulement dans l’enseignement et la définition de la foi, mais aussi dans le culte, dans les exercices de piété et de dévotion des fidèles. Ce même Esprit la “dirige infailliblement pour la connaissance des vérités révélées.»
Pie XII, Inter complures, 24/10/1954.
«On ne peut pas scruter et expliquer les documents de la “Tradition”, en négligeant ou en minimisant le magistère sacré.»
Pie XII, Inter complures, 24/10/1954.
Même la célèbre phrase de Mgr Lefebvre disant scruter les documents conciliaires dans un sens traditionnel en prend un coup…
«Il s’agit en effet, Vénérables Frères et chers Fils, de l’obéissance que l’on doit prêter ou refuser au Siège Apostolique; il s’agit de reconnaître le pouvoir suprême, même dans vos Eglises, au moins pour ce qui concerne la foi, la vérité et la discipline; qui l’aura niée est un hérétique. Qui par contre l’aura reconnue, mais par orgueil refuse de lui obéir, est digne de l’anathème.»
Pie IX, Enc. Quæ in patriarchatu, nn° 23 et 24, du 1 septembre 1876.
« Au contraire, celui qui, même sur un seul point, refuse son assentiment aux vérités divinement révélées, très réellement abdique tout à fait la foi, puisqu’il refuse de se soumettre à Dieu en tant qu’il est la souveraine vérité et le motif propre de foi. « En beaucoup de points ils sont avec Moi, en quelques-uns seulement, ils ne sont pas avec Moi ; mais à cause de ces quelques points dans lesquels ils se séparent de Moi, il ne leur sert de rien d’être avec Moi en tout le reste »
Léon XIII (S. Augustinus, in Psal. LIV, n. 19). » (Extrait de l’Encyclique Satis Cognitum).« Le Pontife pourrait être jugé par les hommes ou plutôt être montré comme jugé, s’il arrivait qu’il s’évanouisse dans l’hérésie, car « celui qui ne croit pas est déjà jugé » (Jn 3, 18). »] Car l’enseignement du magistère ordinaire universel est celui de tous les évêques, de toute l’Eglise enseignante.»
Innocent III
« Je vous recommande seulement d’être forts pour demeurer les fils dévoués de l’Eglise de Jésus-Christ, alors qu’il en est tant, hélas ! qui, sans peut-être le savoir, se montrent rebelles, parce que le premier et le plus grand criterium de la foi, la règle suprême et inébranlable de l’orthodoxie est l’obéissance au magistère toujours vivant et infaillible de l’Eglise, établie par le Christ columna et fundamentum veritatis. »
Saint Pie X, Discours Con vera soddisfazione, aux participants du Congrès universitaire catholique de Rome, 10/05/1909.
« Dès que se fait entendre la voix du magistère de l’Église, tant ordinaire qu’extraordinaire, recueillez-la, cette voix, d’une oreille attentive et d’un esprit docile » (Pie XII aux membres de l’Angelicum, 14 janvier 1958).
« L’obéissance à l’Église. (704) « J’anathématise toute hérésie et principalement celle qui perturbe l’état présent de l’Église, qui enseigne et qui affirme qu’il faut négliger un anathème et dédaigner les lois de l’Église. Et je promets obéissance au pontife du Siège apostolique, au seigneur Pascal et à ses successeurs, en prenant à témoin le Christ et l’Église, affirmant ce qu’affirme l’Église sainte et universelle, et condamnant ce qu’elle condamne. »
Denz – Concile de Latran, carême 1102.
« En effet, tous ceux qui résistent obstinément aux Prélats légitimes de l’Église, spécialement au Souverain Pontife de tous, et refusent d’exécuter leurs ordres, ne reconnaissant pas leur dignité, ont toujours été reconnus comme schismatiques par l’Église Catholique. »
(Encyclique Quartus supra, Pie IX)
« Personne ne se trouve et personne ne demeure dans cette unique Église du Christ, à moins de reconnaître et d’accepter, avec obéissance, l’autorité et la puissance de Pierre et de ses légitimes successeurs. »
(Mortalium animos, 1928, Pie XI)
« Si les catholiques Nous écoutent, comme c’est leur devoir, ils sauront exactement quels sont les devoirs de chacun tant en théorie qu’en pratique. En théorie d’abord, il est nécessaire de s’en tenir avec une adhésion inébranlable à tout ce que les Pontifes romains ont enseigné ou enseigneront et, toutes les fois que les circonstances l’exigeront, d’en faire profession publique ».
Léon XIII, Enc. Immorte Dei, 1.11.1895.
“Est-ce que l’Église qui est la colonne et le soutien de la vérité et qui manifestement reçoit sans cesse de l’Esprit-Saint l’enseignement de toute vérité, pourrait ordonner, accorder, permettre ce qui tournerait au détriment du salut des âmes, et au mépris et au dommage d’un sacrement institué par le Christ ?”
Grégoire XVI, Encyclique Quo graviora, 4 octobre 1833.
“Toutes les fois donc que la parole de ce magistère déclare que telle ou telle vérité fait partie de l’ensemble de la doctrine divinement révélée, chacun doit croire avec certitude que cela est vrai”
Léon XIII, Encyclique Satis cognitum, 29 juin 1896. Magistère ordinaire.
“Les Pontifes sont infaillibles dans l’élaboration des lois universelles concernant la discipline ecclésiastique, en sorte qu’elles ne peuvent jamais établir quoi que ce soit contre la foi et la morale, même si elles n’atteignent pas le suprême degré de la prudence.”
Wernz et Vidal, Ius Canonicum, Université pontificale Grégorienne, Rome, 1923.
« Le pape, en tant que pape, est infaillible : s’il se trompe, il n’est plus pape…. L’Église ne me paraît plus l’Église ! Il viendra un autre Pape à Rome ! »
Savonarole, Sermons, écrits politiques et pièces du procès, Le Seuil, 1993).
«Il est manifeste que celui qui adhère à la doctrine de l’Église comme à une règle infaillible donne son assentiment à tout ce que l’Église enseigne; autrement, si, parmi les choses que l’Église enseigne, il admet ce qu’il veut et n’admet pas ce qu’il ne veut pas, il adhère non plus à la doctrine de l’Église comme à une règle infaillible, mais à sa propre volonté.»
Saint Thomas – Somme théologique.
«Adhérer à un faux évêque de Rome, c’est être en dehors de la communion de l’Église.»
Saint Cyprien de Carthage.
Les Apôtres furent conscients de leur infaillibilité (Actes des Apôtres V, 32 ; XV, 28, évangile) et transmirent leurs pouvoirs à leurs successeurs (I Tim. IV, 11-16 ; II Tim. II, 2 ; Tit. I, 5). Les Pères les plus proches des Apôtres ont répété le même enseignement. St Ignace d’Antioche († 107) affirme que comme Jésus est le Verbe du Père, ainsi les évêques constituent la doctrine du Christ et les fidèles doivent y adhérer. Cette infaillibilité transmise par le Christ lors de la Pentecôte et plénière après sa mort.

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