• Sur Zemmour: Que chacun se dise: « Je mérite mieux » – Hilda Lefort



    Droite radicale et présidentielles

  • Sur Zemmour : Que chacun se dise : « Je mérite mieux ».

    Les médias ont des obsessions.

                Ce qui est navrant, c’est de se voir dans l’obligation de discuter et de discourir de ce sur quoi ils jacassent eux-mêmes sans relâche, de rentrer dans les débats qu’ils nous imposent et de perdre notre temps à ce petit jeu. Ce qui est désolant, c’est de se voir contraint de subir ces obsessions névrotiques, qui sont, qu’on se le dise, davantage des feintes calculées que des élans spontanés, le pire étant de s’en voir atteint soi-même (ou d’en donner l’impression).

                Mais il semble qu’il le faille bien.

                Après l’obsession du covid, c’est l’obsession du Zemmour qui a pris le pas – Constitution pour occulter sournoisement la tyrannie covidiste derrière un sourire de fouine déshydratée. On n’entend parler que de lui. Et du matin au soir, et du soir au matin, il défile sur tous les plateaux de télé et d’émissions, il débat avec tout le monde (ou presque). Et tout le monde débat à son sujet. Une vraie bête de foire.

                Quand on a dit une fois ce qu’on a à dire sur quelqu’un, il semble inutile et vain de se répéter encore, et encore, et toujours ; les choses dites une fois avec claire force, et force clarté, à quoi bon les asséner de nouveau à des oreilles qui refuseront d’entendre ? Nous aimerions éviter de faire de la « pub » à celui qui ne cherche qu’à faire le « buzz ». La seule raison pour laquelle nous présentons aujourd’hui un énième texte sur le personnage qui fait l’objet des frénésies et des attentions médiatiques, c’est que nous pensons qu’en répétant inlassablement les mêmes vérités, nous nous innocenterons par avance de l’accusation qu’on pourrait nous faire de rester silencieux, et de ne pas chercher à faire contrepoids à l’inflation de popularité dont profite Zemmour. En outre, quoi que nous fassions, que nous parlions, que nous dénoncions ou que nous nous taisions concernant Zemmour, nous savons que le monde en parlera et continuera d’en parler, avec ou sans nous, alors : autant parler.

                Mais que dire qui n’ait été d’ores et déjà dit par d’autres, et des plus savants ? Rien. Alors bornons-nous à répéter :

                Nous ne sommes pas sous le III ème Reich. Nous entendons bien que cela est malheureux. Cependant, accuser Zemmour d’être juif – ou berbère d’ailleurs – ne semble point un argument recevable de nos jours pour le disqualifier. Et puis, après tout, Monsieur Reynouard n’a-t-il pas récemment fait mention de l’existence d’un juif  patriote, Edmond Bloch ?

                On pourrait donc apparemment fort bien pardonner à Zemmour ses origines criminelles et l’en absoudre. Mais encore faudrait-il qu’il consente personnellement à se désolidariser de sa non-race et de sa religion.

                Or, il est notoire que Zemmour est de confession juive. Ce simple constat devrait suffire à justifier qu’on le renvoie dans sa synagogue et qu’on lui retire le beau prénom aryen d’Éric pour lui conserver le seul qu’il mérite et qui peut lui appartenir : Moïse. Et ce quand bien même Moïse le Z ne pratiquerait sa religion qu’en « privé ». L’assimilation, que Monsieur Zemmour le Grand Marrane l’apprenne, la France peut l’accepter, oui, certes, parfois : Mais elle ne peut l’accepter en aucun cas si cette assimilation consiste en un simple changement de patronyme et en un déguisement formel, maquillage vide d’âme et d’esprit.

                Pas de sépulcre blanchi. Pas de vernis sur le bois vermoulu. Pas de grimage sur les vieilles rides. Pas de juif à la tête de la France.

                La France se doit d’être une nation catholique, la France est une nation catholique. Elle ne  peut tolérer à se tête qu’un catholique de cœur et de pratique : Si Zemmour est si bien au fait de l’histoire de notre pays, lui qui se dit si savant, il devrait avoir en tête l’épisode de l’accession d’Henri IV au trône. Il devrait savoir que pour gouverner la France, la belle France, il faut se faire catholique et abjurer ses horreurs, hérésies, idoles, veaux d’or et autres kabbaleries. La prétendue « culture chrétienne » dont Zemmour se targue n’en est pas une : la preuve, c’est qu’il me faut corriger ! Ce n’est pas, en effet, d’une « culture chrétienne », mais d’une « culture judéo-chrétienne » que Zemmour est imprégné, c’est-à-dire d’un abâtardissement, d’une corruption de la culture chrétienne française. Alors, mille excuses monsieur Zemmour, mais les français de France ne veulent pas de juiverie dans leur pays. Et s’ils en veulent : c’est qu’ils ont abdiqué leur titre de français.

                Outre le problème de la religion, il y a aussi le problème de l’argent. Nous ne détaillerons pas de nouveau les noms des financiers qui soutiennent Zemmour, et qui s’appliqueront à soutenir sa candidature – désormais plus que probable : tout cela a déjà été bien documenté. Nous passerons aussi sur le flou entourant la campagne médiatique qui a soudain catapulté notre polémiste sur le devant de la scène, au point qu’on en arrive à voir sur la page « Google actualités » plusieurs articles différents concernant le Z par jour, et ce sur une période de plusieurs semaines, alors que le personnage était encore un inconnu pour une bonne frange de la population française jusqu’à cet été.

                Nous dirons seulement que nous ne serions guère si embarrassé de savoir que Zemmour utilise le soutien de banksters juifs sionistes libéraux internationaux si nous étions certains que, par la suite, Zemmour se retournerait contre eux et leur ferait payer bien cher l’étourderie de l’avoir aidé à se hisser au grade présidentiel. Car honnêtement : si quelqu’un utilise l’argent des financiers pour les châtier ensuite, c’est plutôt amusant. Quelque peu malhonnête, oui, certes… Mais franchement divertissant : et puis est-ce du vol que de voler des voleurs, est-ce injustice que de tromper et punir des mécréants par là où ils ont péché ?

                Mais voilà : le problème, c’est que tout porte à croire que Zemmour fera ce que tout petit servant docile et enchaîné se doit de faire, et fait généralement à l’égard de son suzerain : servir avec grande reconnaissance et force révérence ses maîtres et nourriciers, les financiers.

                Nous passerons aussi sur les amitiés plus que douteuses entretenues par Zemmour (Attali et consorts, Mélenchon ?).

                Nous nous fichons en outre complètement, pardonnez la trivialité de l’expression, que Zemmour abatte sur son passage Mari(a)ne Le Pen : au contraire, sur ce point, nous l’aurions félicité s’il représentait nos idées et le parti du bien de la France. La grande traîtresse ne mérite plus que sa chute et l’oubli à perpétuité – sanction qui lui pèsera fort d’ailleurs.

               Ce qu’il faut noter concernant Zemmour, et ce sur quoi nous souhaiterions nous attarder, c’est son discours :

                D’abord : tout ce qui l’intéresse c’est « l’islam ». Certes, ce n’est point là une question inintéressante, et nous l’avons dit, nous pensons que la France est catholique, qu’elle doit être catholique et rien d’autre. Mais la question que Zemmour ne pose pas, qu’il ne pose jamais c’est : quelles sont les causes du problème que constitue l’islam ? Qui a profité des trafics d’armes, de drogue et d’humains, du terrorisme ? C’est bien de fermer les frontières, excellent d’arrêter l’immigration, mais ce serait nettement mieux de procéder en plus à un gros nettoyage en interne : pourquoi Zemmour n’envisage-t-il aucune sanction à l’encontre des responsables de cette immigration ? S’il ne connaît pas le nom des coupables du Grand Remplacement, nous pouvons les lui désigner. Cette prise de sanctions exemplaires n’est pas une mesure accessoire : c’est une mesure principale et Zemmour n’en parle jamais.

                Ensuite : Où, où, mais où donc Zemmour parle-t-il du covid ? Sinon pour dire que la vaccination obligatoire aurait été plus cohérente que la politique du pass sanitaire ? Nulle part ! Vraiment ? Est-ce que l’islam nous empêche d’aller au bar ? Est-ce que l’islam nous oblige à porter des masques tout le jour durant ? Est-ce que l’islam cherche à nous imposer des vaccins douteux et à faire de l’argent sur notre dos ? Le covid ne serait donc pas un sujet prioritaire, un sujet égal en importance à celui de l’islam ? Il y a une tyrannie à abattre. Et Zemmour n’en dit mot. Pire : il semble la soutenir. Monsieur Zemmour, grand libérateur de la France, ou futur tyran… Nous avons comme une petite hésitation…

                Nous n’osons imaginer dans quel genre d’État policier le Zemmour nous laisserait loisir de « vivre » : pour lutter contre l’islam, nul doute qu’il n’hésitera pas une seconde à nous infliger des plans vigi-pirate, des mesures de surveillance, de l’autoritarisme insensé, encore et encore. Il couplera l’état d’urgence sécuritaire à l’état d’urgence sanitaire : quel projet présidentiel magnifique ! Hosanna au grand Messie !

                Sortons-nous vraiment de 5 ans de tyrannie macronnienne pour nous « ramasser » 5 ans de tyrannie zemmourienne ?

                Car, oui, nous parlons ici pour les épris de la liberté, ainsi que pour les épris de la souveraineté nationale, qu’ils ne s’illusionnent point : la souveraineté et la liberté française non, ce n’est pas au programme de Zemmour apparemment ; son refus de sortir de l’Union européenne au motif que « nous ne sommes pas l’Angleterre » est symptomatique.

                Pour finir : De Gaulle et Napo, les grandes idoles du Z, certes n’étaient pas les pires – on peut même louer Napoléon sur de nombreux plans – mais tout de même : est-ce là tout ce que nous voulons ? Ne pouvons-nous désirer plus ? Ne pouvons-nous avoir mieux ? Et puis, même s’il est certainement d’aussi petite taille que l’était l’Empereur, il est douteux que Zemmour possède l’envergure et le mérite de Bonaparte. Il n’est est assurément pas la réplique : seulement un « fanboy ». (Question ouverte : Y a-t-il vraiment et sérieusement des gens qui rêvent de s’exclamer « vive l’Empereur »  devant Zemmour ??).

              Est-ce que nous voulons encore un gros capitaliste jacobin de bourgeois sioniste militant pour avoir son club juif privé VIP et ses salons de nantis napoléoniens en perruque et poudrés pour faire la fête comme au temps de la décadence de la noblesse française, en riant comme des dindes travesties dans les corridors et ruelles du charmant Paris d’antan, débarrassé des « bougnoules » que d’autres bourgeois communistes, marxistes, grands démagogues et vendeurs de drogue idéologique ont fait rentrer chez nous ?

                Votez Zemmour ou abstenez vous.

                Pour ma part, je m’abstiendrai, parce que trop de doutes pèsent sur moi, trop de dégoût m’étreint, et je ne puis supporter l’idée de me salir les mains dans cette tambouille électorale répugnante. La démocratie implique que nous posions un choix individuel. Les français auront le chef qu’ils méritent. Alors qu’un chacun se dise :

                «  Je mérite mieux ».

                Et nous aurons mieux si nous sommes assez nombreux à nous aimer nous-mêmes sans attendre la réalisation des promesses cajoleuses de Zemmour, si nous sommes assez nombreux à ne pas accepter le déshonneur et la chiennerie.

                Alors, que tous ceux qui estiment qu’ils méritent mieux que Zemmour soutiennent l’action radicale et les contre-révolutionnaires : nous avons assez joué à ce jeu de la démocratie. Cela ne nous amuse plus. Nous en avons assez : nous ne voulons pas changer les règles du jeu. Nous ne voulons pas changer de couleurs de pions. Nous ne voulons pas transiger. Nous ne voulons pas refaire un tour de table pour voir. Nous ne voulons par mélanger ou battre de nouveau les cartes. Nous ne voulons pas changer d’atout. Nous ne voulons pas de Joker. Non.

                Nous voulons changer de jeu.

    H. Lefort


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