• Un appel aux armes de Yukio Mishima – Dionysos Andronis



    Japon traditionnel, Japon nationaliste

  • Pour présenter brièvement notre contributeur du moment, il s’agit d’un aficionado de nos entretiens rivaroliens depuis la première heure.
 Chez nous, Dionysos avait publié par le passé un texte sur Corneliu Codreanu.


    Notre auteur est né en 1967 à Athènes, mais 30 ans après, il rejoint l’Île-de-France. C’est aussi un néo-fasciste et dix articles de lui ont déjà été publiés via Jeune nation de 2012 à nos jours (sur Saint Loup, Gilad Atzmon et d’autres).

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    “Un appel aux armes” de Yukio Mishima, éditions “Ars Magna”, Nantes, 2021, pp.31 :

    Encore une fois Christian Bouchet nous émerveille avec ce nouvel ouvrage édité par sa maison “Ars Magna”. Nous étions des fans de Yukio Mishima (1925-1970) depuis la lecture de son roman “Confessions d’un masque” (1949) traduit en grec. Cette fois Bouchet a sélectionné le texte qui a été lu par l’auteur lui-même avant son seppuku, qui est le suicide avec des sous-entendus nationalistes. Ce texte était inédit en français et cette édition vient combler la bibliographie française de l’auteur.

    Avec une introduction très détaillée écrite par Georges Feltin-Tracol sur les étapes politiques et artistiques du créateur de la Société du Bouclier en 1968, nous découvrons une allocution impressionnante et très suggestive (avec beaucoup de sous-entendus) qui a été abandonnée pendant cinquante ans “au bureau du général de la division de l’Est de la Force terrestre d’autodéfense du Japon à la base militaire d’Ichigaya, à Tokyo’ (op.cit.page 17).

    Encore une fois, le nom du traducteur n’est pas mentionné au début et ainsi nous sommes sûrs que Bouchet a fait cette traduction à partir de l’anglais (et non du japonais). Pourtant, le résultat est puissant, même si nous sommes parfois obligés de recourir à internet pour saisir les termes japonais laissés sans traduction… “Au Japon, l’armée est castrée et manipulée par des politiciens perfides et capricieux” (op.cit.page 25). Mishima nous avance, à la fin de cette phrase équivoque et ambiguë, que cette date de son seppuku est celle qui sonne “l’ère Showa” (page 27 – terme laissé sans traduction). Nous avions hésité à comprendre la signification, mais finalement nous avons compris pourquoi Bouchet a laissé ce terme sans traduction : il voulait que ses lecteurs fassent le lien avec un terme hébreu (cette fois-ci !) : la Shoah ! Avec une nouvelle Shoah nous allons couvrir les blessures de la défaite de 1945 !

    Écrit par Dionysos ANDRONIS.


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