• Bolsonaro : un espoir de rupture institutionnelle ? – Hilda Lefort



    Billet du début du mois

  • Ils n’ont rien eu d’autre à faire, ces 150 prétendus « intellectuels » (dont cet illettré de Jean-Luc Mélenchon), que de dénoncer, lundi 6 septembre, dans une lettre ouverte, une « menace imminente sur la démocratie brésilienne ». Il devient barbant d’entendre encore et toujours les mêmes agités proférer encore et toujours les mêmes paroles ineptes et béotiennes.

    De toute manière, c’est toujours ainsi : dès qu’un candidat (d’ailleurs et pourtant issu de la voie électorale) ne plaît plus à ces phénomènes de communistes démocrates gauchistes républicains analphabètes, ils le dénoncent et l’accablent du titre d’ « anti-démocrate », sensé être honni de tous. Remarquez toutefois que cela n’est pas un problème : « anti-démocrate » n’étant nullement une insulte, mais plutôt un titre honorifique, une décoration glorieuse, un galon d’or et de fierté, celui qui s’en voit gratifié peut remercier celui qui pensait l’affubler d’un sobriquet honteux en le qualifiant de la sorte.

    Apparemment, Bolsonaro (qui n’a sans doute jamais trop plu aux scélérats) représente vraiment aujourd’hui un très grave sujet de mécontentement pour ces énergumènes forcenés : Il ressemble trop à Trump, il y a des relents de national-socialisme et de fascisme dans sa politique, il est raciste, misogyne, anti-LGBT et homophobe (ou homovore peut-être ?), il a l’impudence d’admirer Pinochet, il ressemble à un dictateur militaire, et pire que tout : ainsi que The Lancet l’a rapporté le 9 mai 2020, le président brésilien est « la plus grande menace à la réponse du Brésil à la pandémie ». Il refuse de porter le masque, dénonce le confinement, bref c’est un effroyable méchant, un criminel de la pire espèce : voilà ce qu’en pensent les médias et les partisans de la gauchystérie.

    Mais ce ne sont pas ces proférations repassées et recyclées (écologie oblige) de l’extrême gauche qui semblent effrayer Bolsonaro, puisqu’il n’a pas hésité à évoquer une « rupture » institutionnelle.

    Jair Bolsonaro, ancien capitaine d’artillerie

    Le 6 septembre 2021, le jour de la fête nationale brésilienne, des milliers de personne sont venues à Sao Paulo pour entendre le discours de leur président qui a lancé ainsi un ultimatum à la Cour suprême ; cette dernière avait ouvert à son encontre une enquête pour « injure, diffamation et dénonciation calomnieuse » après qu’il ait osé mettre en doute la légitimité des élections à venir de 2022 et du système de vote électronique sensé être mis en place à cette occasion – La Cour suprême du Brésil ayant bien appris la leçon électorale états-unienne, et ayant bien analysé l’échec de Trump. Mais Bolsonaro aussi a tiré ses conclusions, et il ne semble pas avoir grande envie de rejoindre le banc des hors jeux aux côtés de Donald.

    Forcément, on accuse Bolsonaro d’anti démocratisme : c’est le coup classique.

    Pourtant, son peuple est derrière lui. Sans doute parce qu’il fait son bien. De quoi sert la démocratie ? Elle n’a pas fait ses preuves au cours des dernières décennies, elle est incapable par essence d’assurer la haute mission de gouverner les peuples avec justice, de rechercher et de mettre en œuvre leur bien. La place de la démocratie, c’est à la corbeille des expériences historiques ratées ! Le bien du peuple ne passe pas par la voie démocratique et par les bulletins de vote. L’expérience Bolsonaro le prouvera peut-être, comme l’avaient prouvé aussi d’autres chefs d’État modernes du XXe siècle. Il faut maintenant espérer que Bolsonaro réussira à aller plus loin que le triste traître Donald Trump, et qu’il consommera le coup d’état que certains estiment amorcé, abdiquant le titre de « Presidente » pour celui de « Rei », de « Doce », ou de « Chefe ».

    Mais ne nous enflammons pas, ou du moins, ne délirons pas, et sachons lucidité garder : rappelons nous de Trump et de la désillusion de QAnon.

    N’oublions pas que le monde sera contre Bolsonaro et que la lie de l’humanité n’aura de cesse de mettre dans ses roues tous les bâtons qu’elle pourra trouver pour le faire tomber, si elle ne le tient déjà pieds et poings liés entre ses griffes, prête à le dévorer. Le bras de fer qu’il engage pour rester en place est une épreuve dont peu réussissent à sortir à la fois vivants et intègres ; Une épreuve qui nécessite de se battre contre soi-même d’abord, c’est-à-dire contre ses propres lâchetés et ses propres insuffisances (et Bolsonaro n’en est pas exempt, en témoignent son évangélisme messianique, sa politique de flagornerie courtisane envers Israël et la modération progressive ou plutôt l’abâtardissement de son discours sur les vaccins), contre les ennemis du bien commun de la nation brésilienne ensuite, que ces ennemis soient de l’intérieur ou de l’extérieur du pays.

    H. Lefort, Jeune nation.

    Texte précédent à propos du Bergoglio.

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    Le 6 septembre n'est pas le jour de la fête nationale brésilienne Le 7 septembre est le jour de la fête, le "Dia da Independência".


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