• Le cas Alain de Benoist par Philippe Baillet à Rivarol



    200.000 livres pour des guerriers de papier !

  • Nous avons déjà évoqué dans nos colonnes les travaux de cet auteur. Nous pourrions voir ici une guerre intestinale propre à la nouvelle droite, avec un Baillet qui est plus radical et digne d’intérêt qu‘Alain de Benoist, le nazi pontifiant en carton-pâte.

    Également, un article du même Baillet sur le même de Benoist se trouve dans le N°19 de la revue « Tabou » (aux éditions Akribeia).

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    Source :

    Commentant récemment la victoire de Marine Le Pen au congrès de Tours du FN, Jérôme Bourbon y voyait, en deçà des facteurs conjoncturels, « la conséquence […] d’un effrayant relativisme doctrinal et moral » (1) au sein de ce que l’on est convenu d’appeler le « mouvement national ». À l’heure des indispensables bilans, il ne sera donc pas inutile de revenir sur le cas d’un auteur qui a beaucoup contribué à la diffusion d’une forme de relativisme, Alain de Benoist. Je le ferai en évoquant non pas seulement son œuvre écrite, mais aussi sa personne et, plus encore, l’idée qu’il se fait de sa fonction.

    Pour compléter le propos de ceux qui l’ont déjà mis en cause ici même sur un plan essentiellement politique — Me Éric Delcroix il y a quelques mois, Robert Spieler et Yann Kermadec il y a peu —, je dispose de quelques lettres de créance. En effet, après avoir fait la connaissance d’Alain de Benoist au début des années 1980, j’ai été secrétaire de rédaction de toutes les publications de la Nouvelle Droite pendant deux ans (1985-86), publications auxquelles j’ai également collaboré, sous mon nom et sous différents pseudonymes, de façon plus ou moins régulière, pendant une quinzaine d’années. Mon dernier article pour une revue de la ND remonte à l’année 2001. J’ai mis un terme à toute relation avec celle-ci et son chef de file au printemps 2003.

    Dans le cadre d’un dialogue avec la fille du chef retransmis en direct sur Radio Courtoisie le 19 janvier, Benoist déclarait : «  Je tiens à dire à Marine Le Pen à quel point j’ai eu le cœur soulevé par certaines critiques» (2) à elle adressées. Ceux qui n’ont pas la mémoire courte se rappellent que Benoist, qui était déjà alors une âme sensible, un grand délicat, avait écrit à plusieurs reprises au début des années 1990, dans la Lettre de Magazine Hebdo, que les idées de Jean-Marie Le Pen « lui soulevaient le cœur ». Mais fin 2004, dans un entretien accordé à L’Aviso, éphémère revue mariniste, Benoist affirmait : «  Je n’éprouve aucune animosité personnelle envers Jean-Marie Le Pen. […] De plus, et surtout, je ne suis pas quelqu’un qui hurle avec les loups ».

    UN INTELLECTUEL TYPIQUEMENT MODERNE

    Il convient d’illustrer tout d’abord le paradoxe « bénédictin »  (comme dit drôlement Y. Kermadec). Car Benoist, en effet, généralement regardé comme la principale figure intellectuelle des droites radicales françaises depuis plus de trente ans, est, anthropologiquement parlant, par tous les pores de sa peau suis-je tenté de dire, un homme de gauche, partageant avec celle-ci une même conception de l’intellectuel. Chez lui, le déficit permanent d’incarnation des idées et le manque absolu de style se traduisent, sur le plan éthique, par un comportement non dénué de pleutrerie, par une complaisance pour le libertinisme qui n’a rien à envier aux pires tendances de notre époque et, sur le plan politique, par la coexistence d’une pseudo-radicalité (exprimée en privé ou dans des publications pour initiés) et d’un vrai réformisme public qui ne présente aucun danger pour le Système.

    À l’heure actuelle, Benoist doit posséder environ 200 000 livres, soit peut-être la plus importante bibliothèque privée de France. Avec cet ordre de grandeurs, on en est réduit à l’approximation. Je peux néanmoins attester, pour avoir visité les trois maisons et l’appartement où sont rangés les livres mais aussi les impressionnantes collections de revues de notre Rhin-et-Danube (je vise son indécrottable germanomanie) de la pensée, que bien des institutions publiques, françaises ou étrangères, pourraient lui envier ce dont il dispose, par exemple sur le fascisme et le national-socialisme. Le moment de sidération passé, c’est cependant le malaise qui prévaut devant le caractère évidemment pathologique de cette bibliomanie aiguë. Plus grave encore : celle-ci reflète dans une large mesure une conception de l’intellectuel qui est intégralement moderne et même typique des Lumières. Benoist, en effet, est un moderne par sa surestimation du savoir livresque et encyclopédique, par l’importance exagérée qu’il accorde à la dialectique et à la logique, par son souci du dialogue et du débat sans fin (dans la double acception : sans finalité et sans terme), par sa propension à voir partout des « problèmes » sur lesquels devrait s’exercer — pour reprendre son horrible expression — « le travail de la pensée », par son goût pour le commentaire perpétuel de la vie.

    LES « IDÉES »  ET LES « LARVES BLAFARDES »

    Il y a vingt ans, Benoist, répondant à l’invitation de ses interlocuteurs de gauche Alain Caillé et Serge Latouche (celui-ci est devenu depuis l’un des principaux théoriciens français de l’écologie et de la « décroissance »), livrait sans fard sa conception de la cléricature : «  Un intellectuel n’est que la somme de ses lectures et des réflexions qu’elles lui ont inspirées » (3). On ne sort donc pas des êtres de papier et, comme disait Evola dans Révolte contre le monde moderne pour fustiger dans le plus pur style fasciste un certain type humain, du monde des « larves blafardes ». Benoist ne rappelle jamais que l’intellectuel moderne ne représente que le dernier stade d’une dégringolade depuis le contemplatif d’autrefois (qui sait de nos jours que le grec theôria signifiait « contemplation »  ?), ne le compare jamais au type de l’ascète, ni ne songe à le rattacher, même lointainement, au sage traditionnel — qui n’est pas une machine à mixer des idées mais qui est incarnation de l’Idée. Il s’agit pour lui, très platement, de mesurer la valeur de l’intellectuel à l’aune de sa capacité à manier plus ou moins subtilement des concepts, à suivre plus ou moins bien des raisonnements, à « problématiser » toutes choses, à utiliser avec plus ou moins d’habileté la dialectique pour prouver ceci et, l’instant d’après, cela, qui est son contraire. Rien, absolument rien, on le voit, qui orienterait vers l’apparition d’un nouveau type de clerc, à la hauteur d’une situation de crise effrayante. On comprend mieux maintenant pourquoi Benoist est tellement à l’aise sur le plateau de « Ce soir (ou jamais !) », l’émission de Frédéric Taddeï, qu’il a connu à L’Idiot international du guignol parisianiste et mondain Jean-Edern Hallier, déjà presque oublié aujourd’hui.

    LE « STYLE » ET LES « BAVEUX »

    Cette conception de l’intellectuel et ces salons où chacun s’écoute parler campent l’univers des « baveux », comme on dit à la fois dans les milieux militaires et dans le milieu du grand banditisme, donc chez des gens qui sont censés avoir une expérience directe de la peur et du courage physiques. La conception de l’intellectuel que défend Benoist est en réalité aux antipodes de celle qui irrigue le « cœur profond »  de la pensée de droite, à savoir le traditionalisme antimoderne, considéré aussi bien dans sa version catholique et contre-révolutionnaire classique que dans sa version «  surhumaniste », inspirée de Nietzsche pour l’essentiel. Dans les deux versions, il y a affirmation de l’existence, en amont de la raison raisonnante, d’un mode de connaissance qui ne se réduit pas à l’exercice de l’intelligence discursive, mais lui est au contraire supérieur : un mode appelé « intuition intellectuelle » dans le cas de la philosophia perennis, et, chez Nietzsche qui détrône le cogito et fait éclater l’unité du sujet, « grande raison » de l’organisme humain tout entier.

    Pour autant, il n’est bien sûr pas question, contre Benoist, de devenir des épigones de Millan Astray et de crier à notre tour « À bas l’intelligence ! » Il faut seulement rappeler que celle-ci n’est pas le tout de l’homme ni même ce qui importe le plus en l’homme. Aussi bien l’homme de droite authentique n’a-t-il pas — à l’instar de l’artisan, du hobereau ou du prêtre de la société traditionnelle — des « idées », au sens de Benoist. Il a bien plutôt un style intérieur, une forma mentis qui se projette sur le monde et qui se précise et devient plus cohérente grâce à des lectures, lesquelles peuvent même être nombreuses, mais ne sont jamais la véritable source dudit « style ». C’est Spengler, que je cite ici de mémoire, affirmant : «  Nous, nous n’avons que des idées sans mots héritées de nos pères ». C’est Céline se moquant : « Des ideâs, moi ? » C’est Evola plaçant la Weltanschauung bien au-dessus de la « culture » : «  Ce que nous appelons “vision du monde”  ne repose pas sur les livres ; c’est une forme intérieure qui peut être plus précise chez une personne sans culture particulière que chez un “intellectuel”  et un écrivain » (4).

    SÉRIEUX DE CUISTRE ET INVENTAIRE À LA PRÉVERT

    Quand l’homme de droite authentique, devant tant de « problèmes » qui accablent l’humanité souffrante, passe son chemin en éclatant de rire et en les laissant aux soins diligents d’Isabelle Giordano — qui chaque matin sur France-Inter s’interroge pour nous tous pauvres humains —, Benoist, lui, avec un sérieux de cuistre, a son mot à dire sur tout, sans même craindre le ridicule. Je me souviens d’un numéro d’Éléments des années 1990, dans lequel, à la suite de je ne sais plus quelle grève qui avait duré longtemps, il s’était mis à disserter gravement sur les avantages et inconvénients comparés du transport par la route et du fret ferroviaire — sujet auquel il ne connaissait strictement rien mais qu’il lui eût été insupportable de laisser à un autre… Il faut dire, à sa décharge, qu’à l’époque le grand contre-révolutionnaire colombien Gomez Davila n’avait pas encore été traduit et que Benoist n’avait donc pas pu lire ceci : « Sur une foule de problèmes triviaux, l’attitude intelligente n’est pas d’avoir des opinions intelligentes, mais de ne pas avoir d’opinion »  (5).

    C’est encore le défaut de « forme intérieure » chez Benoist qui explique le caractère construit, inorganique, tel un puzzle, de ses références doctrinales. Dans le texte déjà cité qu’il avait donné à La Revue du MAUSS, il écrivait aussi : «  Ma filiation, s’il en fallait une, ce serait plutôt : Rousseau, la Commune, le socialisme français (surtout Sorel et Pierre Leroux), les non-conformistes des années trente, la Révolution conservatrice allemande, le syndicalisme révolutionnaire italien et le situationnisme. Tirez-en ce que vous voulez » (6).  Notre homme ne croyait pas si bien dire : en effet, que tirer de cet inventaire à la Prévert ? Tout au plus pourrait-on dire qu’il dessine en creux une espèce de « fascisme de gauche », à ceci près que celui-ci — qui a bel et bien existé en Italie où, tout en étant minoritaire, il avait des racines bien réelles — ne correspond à peu près à rien en France. Mais cela fait si longtemps, il est vrai, que Benoist se gargarise avec ses « nouvelles convergences »  et autres « synthèses inédites »…

    IL SAIT TOUT ET FAIT «  PEUTT ! PEUTT ! »  DANS LE MICRO

    En fait, à considérer de près les choses et la personne — sur laquelle je vais revenir — du chef de file de la ND, on en vient à penser que Benoist répond bien à la description célinienne du lettré français faite au milieu des années trente de l’autre siècle mais toujours d’actualité : «  Rien n’est plus odieux de nos jours, humainement plus odieux, plus humiliant que de regarder un Français moderne dit lettré, dépiauter narquoisement un texte, un ouvrage… […] Mais regardez ce bravache grelot si indécent de suffisance, obscène de muflerie fanfaronne, d’outrecuidance butée, comme il est accablant…Que lui expliquer encore ? lui répondre ?…Il sait tout !…Il est incurable ! » (7). Quelques années plus tard, sous l’Occupation, Céline précisait sa description clinique de l’intellectuel reconnu en indiquant clairement et de façon très amusante l’onomatopée qui est comme son signe distinctif  : « Comment c’est la consécration ? C’est la maîtrise de faire : peutt ! peutt !…[…] Déjà bien vache en petites lumières, babillard du pour et du contre…[…] Et comment ça se fait les peutt ! peutt ! ? Ça se fait en relevant les babines à propos de tout et de rien. C’est une façon de chier par la bouche sur n’importe quoi on vous présente… » (8).

    UNE VANITÉ INCOMMENSURABLE

    Mais il est encore bien d’autres traits par lesquels Benoist est typiquement un intellectuel moderne si proche des intellectuels de gauche : la vanité et l’égotisme, notamment. En 1982, il publie une brochure qui marque un tournant très important dans son propre itinéraire et celui de la ND : le tournant radicalement anti-américain, qui avait en fait été annoncé par un fameux numéro de Nouvelle École paru en 1975. Cette brochure, Benoist lui donne comme titre Orientations pour des années décisives, ce qui, en soi, est plutôt bien choisi et n’a rien d’illégitime. Sauf que rien, dans son texte, ne renvoie au double parrainage choisi : celui d’Evola, auteur en 1950 d’une brochure qui fit date pour la droite radicale italienne et qui était intitulée Orientations ; et celui de Spengler, dont un livre fut traduit en français sous le titre Années décisives. Sans doute Benoist se prenait-il déjà, à l’époque, pour un hybride improbable d’Evola et de Spengler, et même pour bien plus que cela. Il recommence dix-sept ans plus tard, avec son journal de l’année 1999, qu’il sous-titre en toute immodestie Notes pour conclure le siècle, mais sans renvoi, là encore, à l’original : Notes pour comprendre le siècle de Drieu La Rochelle. Il y a pourtant beaucoup plus fort. Le pompon a été tout récemment décroché avec une Bibliographie 1960-2010 du Maître, éditée par « Les Amis d’Alain de Benoist » et officiellement établie par eux. En fait, j’avais eu l’occasion, il y a plus de vingt ans, de voir cette bibliographie, alors à l’état de work in progress. Car le bon Maître avait daigné me montrer comment il tenait régulièrement à jour dans un grand classeur, avec un soin maniaque, l’état de son œuvre publiée et la « réception » de celle-ci  à l’échelle planétaire. Préférant parer à toute éventualité, persuadé que l’on n’est jamais si bien servi que par soi-même, incertain du jugement de la postérité mais désireux d’élever quand même un monument — de papier, bien sûr — à sa propre gloire impérissable, Benoist s’est donc offert un instrument de travail de 467 pages, où l’on trouve tout : toutes les références de ses livres et articles, ainsi que celles de toutes leurs traductions dans toutes les langues, sans oublier les références de toutes les thèses, françaises et étrangères, qui lui ont été consacrées. Disposer de cela de son vivant, qui dit mieux ?

    CASQUE DE TRAVERS ET CLOPE AU BEC

    J’ai parlé plus haut du manque de forme intérieure chez Benoist. Ce manque se traduit, à l’extérieur, par un défaut d’allure. On est même tenté de parler de dégaine. Il existe à ce sujet un exemple tout spécialement frappant. Pendant le long conflit entre l’Irak et l’Iran, Benoist effectue un reportage, côté iranien, pour Le Figaro magazine. Une photo, récemment reprise dans un magazine où son influence est de plus en plus sensible (9), le montre sur le front iranien, debout près d’un immense portrait de Khomeiny. Benoist, les yeux mi-clos derrière ses lunettes, porte sur la tête un casque posé de travers et tient à la bouche son éternelle clope qui pendouille. La dégaine générale du maître à penser des droites radicales françaises est affligeante : on est très, très loin de la Division Leibstandarte Adolf Hitler et très, très près de l’ami Bidasse. En fait, on a vraiment l’impression qu’il manque seulement, pour que le tableau soit complet, la bouteille de gnôle dans une main du penseur. Fort heureusement, cela ne risquait guère d’arriver au pays des mollahs !

    Cet effarant déficit d’incarnation prend aussi d’autres formes, dont peuvent témoigner tous ceux qui ont passé quelques jours en compagnie de Benoist. Celui-ci défend depuis longtemps des idées écologistes mais fume depuis plus longtemps encore comme une pétroleuse et prend sa voiture pour aller acheter sa cartouche de cigarettes. Il illustre volontiers ses revues Éléments et Nouvelle École de nus sculpturaux, brekeriens ou autres, mais n’a jamais pratiqué la moindre discipline physique ni ne s’est adonné au moindre art martial — méthodes qui eussent pu lui conférer un peu de densité charnelle. Il exalte le paganisme « solaire » mais ne met jamais le nez dehors, préférant vivre vissé à son fauteuil et rivé à son ordinateur. On me répondra qu’Antoine Blondin a passé une bonne partie de sa vie comme alcoolique quasi clochardisé sans perdre pour autant l’essentiel de son talent. L’objection n’a pas lieu d’être : Blondin, que je sache, était un romancier qui s’exprimait en son nom propre ; Benoist, lui, s’est toujours voulu l’animateur d’une école de pensée. En tant que tel, il se devait, me semble-t-il, d’incarner, au moins dans une certaine mesure, un modèle en lien avec ses convictions.

    BRAS DÉBILES ET CRISE DE NERFS

    Car lorsque l’on souffre d’un déficit d’incarnation des idées que l’on défend et que l’on n’a jamais fait le nécessaire pour remédier peu ou prou à cette situation, il arrive toujours un moment où la réalité vous rattrape en matière de courage. Cela est arrivé à Benoist — qui d’ailleurs, soit dit en passant, n’a toujours pas signé la pétition de soutien à Vincent Reynouard — sous une forme jusque-là connue d’un petit nombre seulement, mais qui le sera désormais d’un nombre bien plus grand. Au lendemain de la première guerre du Golfe, Benoist écrit dans un éditorial d’Éléments : «  Il est certes trop tard pour qu’une salve de missiles “Scud” envoie le Mayflower par le fond, et trop tôt pour que le président Bush soit scalpé par le dernier descendant de Sitting Bull ! Il n’en est pas moins légitime, maintenant, que les intérêts américains soient frappés dans le monde par tous les moyens. L’intifada partout ! » (10). C’est encore le stade de l’incantation et de la crise de nerfs. Mais douze ans plus tard, le 20 mars 2003 à 19h 30, Benoist diffuse via Internet, auprès de quelques amis et de correspondants étrangers, un communiqué dont voici l’essentiel : «  Ce jeudi 20 mars, à 3h 32, le complexe militaro-industriel dont George W. Bush […] est aujourd’hui le porte-parole, a engagé de manière unilatérale contre la nation et le peuple irakiens une guerre aussi lâche que monstrueuse. […] Cette agression criminelle […] met l’actuel gouvernement américain au ban de l’humanité. À compter de ce jeudi 20 mars, à 3h 32 du matin, tout acte de représailles visant dans le monde les intérêts américains ainsi que le personnel militaire, politique, diplomatique et administratif américain, en quelque endroit qu’il se produise, quelle qu’en soit l’ampleur ou l’étendue, quels qu’en soient les moyens […] est désormais à la fois légitime et nécessaire ». Mais Benoist, après avoir fait de ses bras débiles trois petits moulinets anti-impérialistes, tel un vieux débris gauchiste, retire prudemment, dès le lendemain, son communiqué, condamnant par avance, bien sûr, les éventuelles actions terroristes qu’il appelait de ses vœux la veille au soir. Ridicule et risible, son comportement sera qualifié à juste titre, par un néoconservateur français, d’ « esbroufe irresponsable » (11).

    LES PETITS CAPRICES D’UN LIBERTIN

    En vieil enfant unique qu’il est, qui s’est toujours arrangé pour avoir les moyens humains et matériels de satisfaire ses caprices et ses obsessions, Benoist se donne aussi parfois l’illusion du courage à travers des télescopages puérils et tordus. Accordant dans Éléments un long entretien sur le paganisme à Charles Champetier — jeune normalien très brillant passé depuis à la trappe, comme tous ceux qui peuvent faire de l’ombre au Rhin-et-Danube de la pensée —, il fait se succéder une très belle photographie d’un buste féminin nu due au portraitiste et photographe de mode Erwin Blumenfeld (1897-1969) — d’origine juive et qui émigra à Paris en 1936 — et la reproduction de deux gravures du graveur et dessinateur Werner Graul (1905-1984), proche de la mouvance völkisch et dont l’œuvre tourne, pour une grande part, autour de la conversion forcée des Germains au christianisme. Puisque personne ne sait qui est ce Graul, notre penseur peut se dire par devers lui qu’il a joué un bon tour à l’ennemi (12)… On reconnaîtra quand même à Benoist le grand mérite d’avoir fait connaître au public francophone, par le biais de Nouvelle École, les magnifiques gravures de Georg Sluyterman von Langeweyde (1903-1978), qui ont depuis été massivement reprises, à l’échelle européenne, dans la presse des droites radicales.

    Le dernier point qu’il faut aborder concerne le libertinisme de Benoist et de ses amis, surtout, en l’espèce, son vieux compère Michel Marmin. Ce libertinisme se réclame volontiers, pour se donner des allures nobles, de l’immoralisme nietzschéen, mais il n’en est qu’une caricature, une parodie et même, pour tout dire, une trahison. Car entre l’atmosphère solaire de Sils-Maria et d’Ainsi parlait Zarathoustra, d’une part, et celle de Portier de nuit de Liliana Cavani, médiocre ragoût plein de relents sado-masochistes qu’avait encensé en son temps la ND, d’autre part, il y a un monde. Fils de pasteur, âme d’élite à tous égards, Nietzsche a vécu son rapport au christianisme sur le mode du tourment et de la tragédie, comme en attestent notamment plusieurs de ses lettres à ses amis Franz Overbeck et Peter Gast. C’est aussi cela qui explique qu’il ait pu être tant aimé par un catholique comme Gustave Thibon. Nietzsche était un « libre esprit », non un libre penseur. Et ce n’est pas moi, mais l’auteur du plus grand livre français jamais écrit sur lui, qui affirme : «  Beaucoup voient dans l’athéisme une manière commode de s’affranchir des contraintes que la discipline religieuse imposait à leurs instincts et à leurs caprices » (13). Quand Benoist et Marmin font la claque pour leur vieil ami Gabriel Matzneff, loin de faire acte de « transgression » véritable, ils rejoignent tout simplement les pseudo-rebelles abonnés aux prébendes du Système, les démolisseurs quasi institutionnels d’ « interdits » qui ne font plus peur à personne. Mais il est un point à propos duquel nos deux apparatchiks de la grande-révolution-européenne-qui-n’arrivera-jamais, préfèrent garder un silence gêné : la pédophilie. Face à celle-ci, en effet, la morale traditionnelle est une digue qui n’a pas encore cédé.

    UN «  SURHOMME »  À MANILLE

    À ce sujet, il faut savoir que Matzneff publia en 1990 chez Gallimard son journal intime des années 1983-84 sous le titre Mes amours décomposés. De ce livre, il faut retenir deux choses : son titre, parfaitement adéquat au contenu, qui sent le faisandé ; et, entre autres épisodes, celui de la description satisfaite et complaisante par l’auteur du rapport sexuel payant qu’il eut à Manille avec un prostitué philippin âgé de treize ans. Cette leçon de tiers-mondisme revu et corrigé par Gaby le Maléfique est devenue, comme par hasard, introuvable. Mais son contenu n’a jamais fait l’objet d’une quelconque critique dans l’une des revues de la ND, ni n’a conduit celle-ci à prendre ses distances. Au contraire, chaque nouveau livre de Matzneff a droit, dans Éléments, à la brosse à reluire de Marmin, éminent spécialiste du copinage systématique. Et Matzneff a participé, avec son témoignage, au Liber amicorum offert à Benoist par ses amis à l’occasion de son soixantième anniversaire. On ajoutera, mais c’est presque superflu, que le même Marmin fait à intervalles réguliers, avec évidemment l’accord de Benoist, l’éloge de l’ex-actrice pornographique Brigitte Lahaie et qu’Éléments a même publié un entretien avec une autre experte dans le même domaine, laquelle a ceci de particulier qu’elle trouve le temps, en dépit de ses nombreux ébats, de se doter, paraît-il, d’une solide culture philosophique. Mieux vaut en rire : chacun sait combien Kant est obscur, surtout quand on l’aborde par le trou de balle…

    Le bilan est donc globalement négatif : malgré son énorme bibliothèque, dont il faut souhaiter qu’elle soit un jour prise en charge par une fondation ; malgré son immense culture ; malgré son intelligence exceptionnelle ; malgré son incontestable talent de plume et ses grandes qualités de conférencier, Alain de Benoist, pour des raisons qui tiennent d’abord à son « équation personnelle », ne peut en aucun cas devenir un point de référence politique et culturel dans la perspective de la guerre civilisationnelle et raciale de demain, qui s’annonce déjà par tant de signes tangibles et qui pourrait être le creuset d’une vraie contre-révolution blanche (14).

    ► Philippe Baillet, Rivarol n° 2997, 29 avril 2011.

    • Notes :

    • 1 : J. Bourbon, « Face à Marine Le Pen le combat nationaliste continue », Rivarol n° 2983, 21/01/2011, p. 1.
    • 2 : Cité par R.Spieler, « Chronique…», Rivarol n° 2985, 4/02/2011, p. 3.
    • 3 : A. de Benoist, « Réponses », La Revue du MAUSS n° 13, 3e trimestre 1991, p. 111.
    • 4 : J. Evola, Orientations, Pardès, Puiseaux, 1988, p. 79 (éd. originale : 1950).
    • 5 : N. Gomez Davila, Les Horreurs de la démocratie, Le Rocher, Paris-Monaco, 2003, p. 120.
    • 6 : A. de Benoist, « Réponses », art. cité, p. 129.
    • 7 : L.-F. Céline, Bagatelles pour un massacre, 2e éd., Denoël, Paris, s.d., p. 48.
    • 8 : Id., Les Beaux draps, Nouvelles Éditions Françaises, Paris, 1941, p. 50 et p. 53.
    • 9  : La photo est reproduite dans Le Choc du mois, n° 36, mars 2010, pp. 56-57.
    • 10 : R. de Herte [A. de Benoist], « L’Amérique c’est Carthage », Éléments n° 70, printemps 1991, p. 3.
    • 11 :  P. Rigoulot, L’Antiaméricanisme. Critique d’un prêt-à-penser rétrograde et chauvin, Robert Laffont, Paris, 2004, p. 201, note 1.
    • 12 : Voir « Comment peut-on être païen ? Entretien avec Alain de Benoist », Éléments n° 89, été 1997, p. 14 et pp. 16-17.
    • 13 : J. Granier, Le problème de la Vérité dans la philosophie de Nietzsche, Le Seuil, Paris, 1966, p. 273.
    • 14 : Plusieurs des thèmes abordés dans cet article ont été traités plus longuement dans mon livre Pour la contre-révolution blanche – Portraits fidèles et lectures sans entraves, Akribeia (45/3 route de Vourles – 69230 Saint-Genis-Laval ; 18 € + 5 € de frais de port), paru l’année dernière.

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    À mon sens M. Baillet semble dessiner fort nettement ce qui serait la personnalité de M. de Benoist, par l'anecdote du retournement de veste à la suite de l'invasion de l'Irak en 2003 et par celle du soutien à une dédiabolisatrice que celui-ci afficha au nom d'un prétendu courage, fort étrange ma foi, qui lui avait fait vomir le père diabolisé de celle-ci. | Pour le reste, exprimer l'immensité de mes désaccords avec les analyses en général de M. Baillet est fort tentant, mais je constate que cet auteur juge, sagement je crois, qu'il y a aujourd'hui mieux à faire que se déchirer publiquement sur certaines questions. Je me contenterais donc de préciser qu'à ce que j'en sais l'Église enseignait que la raison, quoique atteinte par le péché originel, est à elle seule capable de découvrir les vérités de la révélation, de sorte qu'elle adopta sans barguigner Aristote et toute la science des Grecs, donc l'héritage précieux du continent européen, et qu'un catholique ne saurait rejeter ni la science ni la raison au nom de l'idée qu'il se fait de sa foi - même si la réalité concrète est ici comme en tout autre domaine hélas toujours inférieure à la perfection des principes. | Je laisserai donc chacun se renseigner sur ce qu'était le surhomme de Nietzsche et ce que sont les sources d'Evola. | J'aimerais bien essayer d'échanger un jour quelques arguments avec M. Baillet, sur les quelques sujets importants où j'en suis peut-être capable, sur un site où il y aurait assez de discrétion pour que ce ne soit pas une foire d'empoigne. Et si quelqu'un connaît l'adresse d'un tel site… | Quelques renseignements sur l'œuvre de M. Baillet : https://fr.metapedia.org/wiki/Philippe_Baillet https://www.akribeia.fr/nationalisme/1946-de-la-confrerie-des-bons-aryens-a-la-nef-des-fous-.html


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    J'ai cru qu'il s'agissait d'un article récent, et pour cette raison pensai qu'il manifestait une ligne nouvelle, et respectable, de mon point de vue. En réalité il date de 2013 et n'est pas la manifestation d'une nouvelle orientation de M. Baillet. Au temps pour moi. | Dans la discussion sous l'article source, un brillant intellectuel (il n'y a a aucune ironie dans ce jugement, mais de l'admiration au contraire), hélas anonyme, signant « Maciste contro i Mongoli », et avec lequel je suis d'accord sur bien des points, fait maints commentaires fort pertinents. Exemple : « Arrêtez de rêver sur les gros bras comme si vous étiez des bonnes femmes: les "gangsters", "karatékas" et "militaires" impressionnent Philou? C'est pathétique! Quel âge mental? Ou alors un excès d'anima? Un gros complexe, peut-être? » | On peut prendre Céline en modèle, à condition de se rappeler qu'il semblait un clochard à ses contemporains. On peut en appeler à Nietzsche, mais en n'oubliant pas que celui était partisan du métissage (« étalon allemand, jument juive », conseillait-il pour se moquer des ennemis du métissage). On peut se réclamer du surhomme de cet immense Friedrich, si on comprend que ledit surhomme n'est aucunement un héros ni un guerrier (« virilté de grenadier », ricanait l'auteur du Zarathoustra) mais un individu trouvant en lui-même ses propres normes et indifférent aux principes notre bas-monde (bien que Nietzsche ne fît jamais la promotion du vice pédoclaste, le pédophile Matzneff me semble éminemment nietzschéen). On peut être évolien, si on se rappelle que Giulio dit « Julius » Evola ne cautionna les lois raciales qu'après l'adoption de telles normes par le régime de Mussolini (il lui était donc impossible de paraître trop ouvertement les critiquer) et en affirmant en plus qu'il n'y avait déjà plus que des métis sur terre (Evola ou Sörös : pas besoin de choisir ici !), et que parmi ces métis ceux qui défendraient la « grande tradition primordiale universelle » devraient former l'aristocratie régnante (or sa prétendue « tradition » n'avait rien à voir avec les aryens, bien qu'il le prétendît à l'usage des naìfs en se référant aux kṣatriyas, c'est-à-dire à la fonction guerrière d'une société de caste, donc déjà irrémédiablement métissée) : c'était un projet cabaliste, donc fondé sur la religion de la plupart des rabbins, sur l'idéologie à la base de la F.·.M.·., et c'est exactement le projet Kalergi. | Pour Nietzsche, aucun surhomme n'avait existé. Son incarnation de l'archétype qu'il promouvait, Dionysos, avait le nom de la divinité jouisseuse et futile des beuveries. Son idéal était à peine lié au dieu dont il accaparait ainsi le nom (et son Zarathoustra n'avait rien à voir avec le zoroastrisme). L'incarnation la plus parfaite de l'idéal nietzschéen était le F.·. « Goethe », très brillant auteur imprégné de F.·.M.·., donc de cabale, et ayant avoué à 41 ans (« Venetianische Epigramme ») qu'il aimait les garçons, mais qu'il préférait les filles, pouvant, lorsqu'il s'en était servi comme de garçons, les utiliser encore comme des filles. | Evola, par sa fourberie, et Nietzsche, par son style grandiose et poétique, ont plu immensément à ceux qui devraient les vomir. Nietzsche déplorait qu'on le crût partisan de l'héroïsme, alors que rien n'était plus opposé à son surhomme (il l'avouait, ou plutôt le proclamait haut et fort en soupirant de n'être pas entendu). | Quel dommage que tant d'esprits brillants refusent de simplement se dépouiller un instant de leurs préjugés : ils pourraient lire Nietzsche et Evola comme s'ils n'en avaient jamais rien entendu. Alors, « jenseits von Gut und Böse », « während » quiproquos, triomphant des fourberies de Giulio et des crépusculaires nuées poétiques de Friedrich, ils découvriraient Sörös, Matzneff, Cohn-Bendit et Kalergi.


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    Pour comprendre ce qui détourne (à mes yeux) M. Baillet vers une voie sans issue où les contre-sens neutralisent à long terme toute entreprise, il suffit de lire ces lignes de Metapedia : « Renvoyant dos à dos islamophiles et “islamophobes”, Philippe Baillet est clair : “toute la ‘postérité d'Abraham’ (judaïsme, christianisme, islam) participe, en dépit de différences évidentes et très importantes, d'une essence commune, le sémitisme, fondamentalement étrangère à la mentalité indo-européenne profonde”. » | C'est cette erreur de perspective qui pourrit tous les mouvements opposés au mondialisme, y compris chez les personnalités les plus brillantes ou les plus célèbres. Et ce mal dépasse immensément M. Baillet : il atteint par exemple non seulement les néo-païens mais aussi des gens comme MM. Soral et de Lesquen, lesquels prétendent que l'Ancien Testament serait l'exposé des principes du judaïsme - quand du moins ils ne disent pas l'inverse. Les Dix Commandements mèneraient selon certains ânes au prétendu génocide des Cananéens et n'enseigneraient pas d'autre respect que celui des Israélites. Comment ne pas voir que c'est là une pure acceptation des mensonges des prétendus « chrétiens sionistes » et autres judéo-serviles ? | Rappelons donc : | 1 Que l'Ancien Testament n'a aucun sens littéral : on peut y trouver tout et son contraire. Les Dix Commandements n'interdisent certes de convoiter les biens ou l'épouse que du prochain (Septante : « πλησίος » ; Vulgate : « proximus »), ce qu'on peut entendre dans un sens exclusiviste, mais l'interdiction de l'adultère, celle du vol et celle du meurtre sont dépourvues de cette restriction et donc universelles (οὐ μοιχεύσεις / οὐ κλέψεις /οὐ φονεύσεις ; non mœchaberis / non furtum facies / non occides). Par surcroît, le Lévitique interdit l'injustice envers quiconque. | 2 Le génocide des Cananéens est un mythe réfuté ; il n'a rien d'israélite ni de monothéiste spécifiquement ; au contraire il n'est dans la Bible que parce que les auteurs de celle-ci ont imité la propagande des empires contemporains, justement tous polythéiste, mais pas tous sémites, qui prétendaient par vantardise guerrière génocider tous leurs ennemis (forfanterie génocidaire des Assyriens, Babyloniens, Égyptiens, et, aussi, des Iraniens et de quelques autres Indo-Européens). Ces « génocides » étaient souvent supposés ordonnés par des dieux et inscrits dans des textes religieux. Les menteurs à gage d'ÉR infiltrés qui font entendre le contraire abusent des défaillances de la culture de M. Soral. | 3 Les dix commandements et autres préceptes de l'Ancien Testament n'ont rien de spécifiquement sémites et se retrouvent pour l'essentiel dans les plus anciennes normes morales ou législatives connues de peuples indo-européens (Hittites par exemple). | 4 En commettant cette erreur qui ferait de l'Ancien Testament un texte compatible avec le judaïsme des rabbins (et je vise ici MM. Soral et de Lesquen, d'autant plus inexcusables qu'ils disent aussi l'inverse), en plus de dire une ânerie moralement insoutenable (le judaïsme des rabbins s'appuie exclusivement sur le Talmud, ou sur le Talmud et la cabale, qui lisent presque systématiquement entre les lignes de l'Ancien Testament, jusqu'à commander l'exact opposé de ses préceptes) on cautionne ce judaïsme rabbinique, ce qui est cocasse pour des contempteurs du « sémitisme », on cautionne aussi le sionisme, et on s'aliénie, ce qui est grave si on est un Européen nationaliste, identitaire ou racialiste, tout ce qui dans les dix commandements est commun aux plus anciennes traditions indo-européennes connues, c'est-à-dire l'essentiel. | 4 En rejetant à la fois le judaïsme talmudique et l'Ancien Testament qui le contredit en presque tout, on s'appuie sur une incohérence qui conduit, indépendamment des sentiments qu'on éprouve, aux mêmes conséquences que si on vénérait le judaïsme talmudique et son interprétation extravagante de l'Ancien Testament. | | Orientifuges et orientipètes marchent sur des voies opposées mais vers le même point. Toutes leurs obsessions mènent â Sion. | | C'est un fait facilement vérifiable que la F.·.M.·. est surtout de la cabale et enseigne le « noachisme » ( 🌈 🏳️‍🌈 ) : si la conséquence apparente de ce dernier point est la vénération de l'Ancien Testament, cette vénération est purement formelle puisque déjà la cabale contredit l'Ancien Testament et qu'en plus en se limitant à Noé on abolit les dix commandements, Sodomme et Gomorrhe et la colère de Dieu contre Babel. On autorise ainsi implicitement, en contravention avec l'Ancien Testament, la rupture des dix commandements, et on abolit l'interdit frappant le mondialisme. | Il est facile de vérifier que tous ceux qui ont poussé à rejeter l'Ancien Testament étaient des cabalistes, donc des adeptes de la forme la plus hallucinée du judaïsme : Ernest Renan, Giulio dit « Julius » Evola, Helena Blavatsky, René Guénon ou Friedrich Nietzsche, parmi tant d'autres. Tous ont trouvé leur source dans la F.·.M.·. mais séduit un public qui se croit extérieur à la F.·.M.·. | Stéphane François, 𝑈𝑛 𝐸́𝑠𝑜𝑡𝑒́𝑟𝑖𝑠𝑚𝑒 𝑡𝑟𝑎𝑑𝑖𝑡𝑖𝑜𝑛𝑛𝑒𝑙 (𝑅𝑎𝑖𝑠𝑜𝑛 𝑝𝑟𝑒́𝑠𝑒𝑛𝑡𝑒 n°176, 4e trimestre 2010, pp. 91/92 et p. 93 [ https://www.persee.fr/doc/raipr_0033-9075_2010_num_176_1_4270 ] ) : | « 𝐿'𝑜𝑐𝑐𝑢𝑙𝑡𝑖𝑠𝑚𝑒 𝑑'𝐸́𝑙𝑖𝑝ℎ𝑎𝑠 𝐿𝑒́𝑣𝑖 𝑑𝑒́𝑐𝑜𝑢𝑙𝑒 𝑒𝑛 𝑓𝑎𝑖𝑡 𝑑𝑒 𝑙𝑎 philosophia occulta 𝑑𝑒́𝑣𝑒𝑙𝑜𝑝𝑝𝑒́𝑒 𝑝𝑎𝑟 𝐶𝑜𝑟𝑛𝑒𝑙𝑖𝑢𝑠 𝐴𝑔𝑟𝑖𝑝𝑝𝑎 𝑑𝑎𝑛𝑠 De Occulta Philosophia, 𝑜𝑢𝑣𝑟𝑎𝑔𝑒 𝑝𝑎𝑟𝑢 𝑒𝑛 1533. 𝐶𝑒 𝑡𝑒𝑟𝑚𝑒 𝑠𝑒𝑟𝑡 𝑎𝑙𝑜𝑟𝑠 𝑎̀ 𝑑𝑒́𝑠𝑖𝑔𝑛𝑒𝑟 𝑢𝑛 𝑒𝑛𝑠𝑒𝑚𝑏𝑙𝑒 𝑑𝑒 𝑟𝑒𝑐ℎ𝑒𝑟𝑐ℎ𝑒𝑠 𝑒𝑡 𝑑𝑒 𝑝𝑟𝑎𝑡𝑖𝑞𝑢𝑒𝑠 𝑝𝑜𝑟𝑡𝑎𝑛𝑡 𝑠𝑢𝑟 𝑑𝑒𝑠 « 𝑠𝑐𝑖𝑒𝑛𝑐𝑒𝑠 𝑡𝑒𝑙𝑙𝑒𝑠 𝑞𝑢𝑒 𝑙'𝑎𝑠𝑡𝑟𝑜𝑙𝑜𝑔𝑖𝑒, 𝑙𝑎 𝑚𝑎𝑔𝑖𝑒, 𝑙'𝑎𝑙𝑐ℎ𝑖𝑚𝑖𝑒, 𝑙𝑎 𝑘𝑎𝑏𝑏𝑎𝑙𝑒, 𝑒𝑡𝑐. 𝐿'𝑜𝑐𝑐𝑢𝑙𝑡𝑖𝑠𝑚𝑒 𝑎 𝑑𝑜𝑛𝑐 𝑟𝑒𝑐̧𝑢 𝑒𝑛 ℎ𝑒́𝑟𝑖𝑡𝑎𝑔𝑒 𝑙𝑒𝑠 𝑠𝑐𝑖𝑒𝑛𝑐𝑒𝑠 𝑜𝑐𝑐𝑢𝑙𝑡𝑒𝑠 𝑝𝑟𝑎𝑡𝑖𝑞𝑢𝑒́𝑒𝑠 𝑝𝑒𝑛𝑑𝑎𝑛𝑡 𝑅𝑒𝑛𝑎𝑖𝑠𝑠𝑎𝑛𝑐𝑒. 𝐶𝑒𝑝𝑒𝑛𝑑𝑎𝑛𝑡, 𝑐𝑒𝑠 « 𝑠𝑐𝑖𝑒𝑛𝑐𝑒𝑠 » 𝑠𝑜𝑛𝑡 𝑟𝑒́𝑖𝑛𝑡𝑒𝑟𝑝𝑟𝑒́𝑡𝑒́𝑒𝑠 𝑎𝑢 𝑡𝑟𝑎𝑣𝑒𝑟𝑠 𝑑𝑢 𝑠𝑎𝑣𝑜𝑖𝑟 𝑝𝑜𝑠𝑡𝑟𝑒́𝑣𝑜𝑙𝑢𝑡𝑖𝑜𝑛𝑛𝑎𝑖𝑟𝑒. 𝐶𝑒𝑡𝑡𝑒 𝑟𝑒́𝑖𝑛𝑡𝑒𝑟𝑝𝑟𝑒́𝑡𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑎 𝑒́𝑡𝑒́ 𝑟𝑒𝑛𝑑𝑢𝑒 𝑛𝑒́𝑐𝑒𝑠𝑠𝑎𝑖𝑟𝑒 𝑝𝑎𝑟 𝑙'𝑒́𝑐ℎ𝑒𝑐 𝑝𝑎𝑟𝑡𝑖𝑒𝑙 𝑑𝑒𝑠 𝐿𝑢𝑚𝑖𝑒̀𝑟𝑒𝑠. 𝐿𝑒 𝑐ℎ𝑎𝑚𝑝 𝑑𝑒 𝑐𝑒𝑡𝑡𝑒 𝑝ℎ𝑖𝑙𝑜𝑠𝑜𝑝ℎ𝑖𝑎 𝑜𝑐𝑐𝑢𝑙𝑡𝑎 𝑣𝑎 𝑠'𝑎𝑢𝑔𝑚𝑒𝑛𝑡𝑒𝑟 𝑑𝑢𝑟𝑎𝑛𝑡 𝑐𝑒𝑡𝑡𝑒 𝑝𝑒́𝑟𝑖𝑜𝑑𝑒 𝑑𝑒𝑠 𝑒𝑠𝑝𝑎𝑐𝑒𝑠 𝑙𝑎𝑖𝑠𝑠𝑒́𝑠 𝑒𝑛 𝑓𝑟𝑖𝑐ℎ𝑒 𝑝𝑎𝑟 𝑙𝑎 𝑡𝑒𝑛𝑡𝑎𝑡𝑖𝑣𝑒 𝑑𝑒 𝑐𝑜𝑛𝑠𝑡𝑖𝑡𝑢𝑒𝑟 𝑢𝑛𝑒 𝑠𝑐𝑖𝑒𝑛𝑐𝑒 𝑐𝑎𝑡ℎ𝑜𝑙𝑖𝑞𝑢𝑒 𝑞𝑢𝑖 𝑓𝑖𝑡 𝑙𝑜𝑛𝑔 𝑓𝑒𝑢, 𝑝𝑟𝑜𝑓𝑖𝑡𝑎𝑛𝑡 𝑖𝑛𝑑𝑖𝑟𝑒𝑐𝑡𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑎̀ 𝑙'𝑜𝑐𝑐𝑢𝑙𝑡𝑖𝑠𝑚𝑒. 𝑆𝑢𝑟 𝑐𝑒𝑠 𝑏𝑎𝑠𝑒𝑠, 𝑙'𝑜𝑐𝑐𝑢𝑙𝑡𝑖𝑠𝑚𝑒 𝑠'𝑒𝑠𝑡 𝑒𝑓𝑓𝑜𝑟𝑐𝑒́ 𝑑'𝑒́𝑡𝑎𝑏𝑙𝑖𝑟 𝑠𝑎 𝑙𝑒́𝑔𝑖𝑡𝑖𝑚𝑖𝑡𝑒́ 𝑐𝑜𝑚𝑚𝑒 𝑠𝑐𝑖𝑒𝑛𝑐𝑒 𝑑𝑒𝑠 𝑡𝑒𝑚𝑝𝑠 𝑛𝑜𝑢𝑣𝑒𝑎𝑢𝑥. | (…) | 𝐴̀ 𝑙𝑎 𝑓𝑜𝑖𝑠 𝑝𝑟𝑜𝑐ℎ𝑒 𝑒𝑡 𝑑𝑖𝑠𝑡𝑖𝑛𝑐𝑡𝑒, 𝑙𝑎 𝑠𝑖𝑔𝑛𝑖𝑓𝑖𝑐𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑎𝑢 𝑠𝑒𝑛𝑠 𝑒́𝑠𝑜𝑡𝑒́𝑟𝑖𝑞𝑢𝑒 𝑑𝑢 𝑡𝑒𝑟𝑚𝑒 𝑒𝑠𝑡 𝑐𝑒𝑙𝑙𝑒 𝑞𝑢𝑒 𝑙𝑢𝑖 𝑑𝑜𝑛𝑛𝑒𝑛𝑡 𝑙𝑒𝑠 𝑟𝑒𝑝𝑟𝑒́𝑠𝑒𝑛𝑡𝑎𝑛𝑡𝑠 𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝑝𝑒𝑛𝑠𝑒́𝑒 𝑑𝑖𝑡𝑒 𝑡𝑟𝑎𝑑𝑖𝑡𝑖𝑜𝑛𝑛𝑒𝑙𝑙𝑒 (𝐺𝑢𝑒́𝑛𝑜𝑛, 𝐸𝑣𝑜𝑙𝑎, 𝐴𝑏𝑒𝑙𝑙𝑖𝑜, 𝐶𝑜𝑜𝑚𝑎𝑟𝑎𝑠𝑤𝑎𝑚𝑦, 𝐿𝑖𝑛𝑔𝑠, 𝑆𝑐ℎ𝑢𝑜𝑛, 𝐷𝑖 𝐺𝑖𝑜𝑟𝑔𝑖𝑜, 𝑀𝑜𝑟𝑑𝑖𝑛𝑖, 𝑁𝑎𝑠𝑟, 𝑒𝑡𝑐.). 𝐶𝑒 𝑠𝑒𝑛𝑠 𝑑𝑒́𝑣𝑒𝑙𝑜𝑝𝑝𝑒 𝑙'𝑖𝑑𝑒́𝑒 𝑑'𝑢𝑛𝑒 « 𝑢𝑛𝑖𝑡𝑒́ 𝑡𝑟𝑎𝑛𝑠𝑐𝑒𝑛𝑑𝑎𝑛𝑡𝑒 𝑑𝑒𝑠 𝑟𝑒𝑙𝑖𝑔𝑖𝑜𝑛𝑠 », 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑟𝑒𝑝𝑟𝑒𝑛𝑑𝑟𝑒 𝑙'𝑒𝑥𝑐𝑒𝑙𝑙𝑒𝑛𝑡𝑒 𝑒𝑥𝑝𝑟𝑒𝑠𝑠𝑖𝑜𝑛 𝑑𝑒 𝐹𝑟𝑖𝑡ℎ𝑗𝑜𝑓 𝑆𝑐ℎ𝑢𝑜𝑛. 𝑇𝑟𝑜𝑖𝑠 𝑝𝑜𝑠𝑡𝑢𝑙𝑎𝑡𝑠 𝑐𝑜𝑛𝑠𝑡𝑖𝑡𝑢𝑒𝑛𝑟 𝑙'𝑒́𝑠𝑜𝑡𝑒́𝑟𝑖𝑠𝑚𝑒 « 𝑡𝑟𝑎𝑑𝑖𝑡𝑖𝑜𝑛𝑛𝑒𝑙 » : 𝑙'𝑒𝑥𝑖𝑠𝑡𝑒𝑛𝑐𝑒 𝑑'𝑢𝑛𝑒 « 𝑡𝑟𝑎𝑑𝑖𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑝𝑟𝑖𝑚𝑜𝑟𝑑𝑖𝑎𝑙𝑒 », 𝑐'𝑒𝑠𝑡-𝑎̀-𝑑𝑖𝑟𝑒 𝑎𝑛𝑡𝑒́𝑟𝑖𝑒𝑢𝑟𝑒 𝑎̀ 𝑡𝑜𝑢𝑡𝑒𝑠 𝑙𝑒𝑠 𝑡𝑟𝑎𝑑𝑖𝑡𝑖𝑜𝑛𝑠 𝑙𝑜𝑐𝑎𝑙𝑒𝑠 ; 𝑙'𝑖𝑛𝑐𝑜𝑚𝑝𝑎𝑡𝑖𝑏𝑖𝑙𝑖𝑡𝑒́ 𝑒𝑛𝑡𝑟𝑒 𝑡𝑟𝑎𝑑𝑖𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑒𝑡 𝑚𝑜𝑑𝑒𝑟𝑛𝑖𝑡𝑒́ ; 𝑒𝑡 𝑒𝑛𝑓𝑖𝑛 𝑙𝑎 𝑝𝑜𝑠𝑠𝑖𝑏𝑖𝑙𝑖𝑡𝑒́ 𝑑𝑒 𝑟𝑒𝑡𝑟𝑜𝑢𝑣𝑒𝑟, 𝑝𝑎𝑟𝑡𝑖𝑒𝑙𝑙𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡, 𝑙𝑎 « 𝑇𝑟𝑎𝑑𝑖𝑡𝑖𝑜𝑛 » 𝑝𝑎𝑟 𝑢𝑛𝑒 𝑟𝑒𝑐ℎ𝑒𝑟𝑐ℎ𝑒 𝑑𝑒𝑠 𝑑𝑒́𝑛𝑜𝑚𝑖𝑛𝑎𝑡𝑒𝑢𝑟𝑠 𝑐𝑜𝑚𝑚𝑢𝑛𝑠 𝑞𝑢𝑖 𝑒𝑥𝑖𝑠𝑡𝑒𝑟𝑎𝑖𝑒𝑛𝑡 𝑒𝑛𝑡𝑟𝑒 𝑙𝑒𝑠 𝑑𝑖𝑓𝑓𝑒́𝑟𝑒𝑛𝑡𝑒𝑠 𝑡𝑟𝑎𝑑𝑖𝑡𝑖𝑜𝑛𝑠 𝑎𝑖𝑛𝑠𝑖 𝑞𝑢𝑒 𝑝𝑎𝑟 𝑢𝑛𝑒 𝑎𝑠𝑐𝑒̀𝑠𝑒 𝑖𝑛𝑡𝑒𝑙𝑙𝑒𝑐𝑡𝑢𝑒𝑙𝑙𝑒 𝑒𝑡 𝑠𝑝𝑖𝑟𝑖𝑡𝑢𝑒𝑙𝑙𝑒. | (…) | 𝐿𝑎 « 𝑡𝑟𝑎𝑑𝑖𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑝𝑟𝑖𝑚𝑜𝑟𝑑𝑖𝑎𝑙𝑒 » 𝑠𝑒 𝑝𝑟𝑒́𝑠𝑒𝑛𝑡𝑒 𝑑𝑜𝑛𝑐 𝑐𝑜𝑚𝑚𝑒 𝑢𝑛𝑒 𝑑𝑜𝑐𝑡𝑟𝑖𝑛𝑒 𝑚𝑒́𝑡𝑎𝑝ℎ𝑦𝑠𝑖𝑞𝑢𝑒, 𝑠𝑢𝑝𝑟𝑎-ℎ𝑢𝑚𝑎𝑖𝑛𝑒, 𝑖𝑚𝑚𝑒́𝑚𝑜𝑟𝑖𝑎𝑙𝑒, 𝑟𝑒𝑙𝑒𝑣𝑎𝑛𝑡 𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝑐𝑜𝑛𝑛𝑎𝑖𝑠𝑠𝑎𝑛𝑐𝑒 𝑑𝑒 𝑝𝑟𝑖𝑛𝑐𝑖𝑝𝑒𝑠 𝑢𝑙𝑡𝑖𝑚𝑒𝑠, 𝑖𝑛𝑣𝑎𝑟𝑖𝑎𝑏𝑙𝑒𝑠 𝑒𝑡 𝑢𝑛𝑖𝑣𝑒𝑟𝑠𝑒𝑙𝑠. 𝐶𝑒 𝑑𝑖𝑠𝑐𝑜𝑢𝑟𝑠 𝑒𝑠𝑡 𝑎𝑝𝑝𝑎𝑟𝑢 𝑙𝑎̀-𝑒𝑛𝑐𝑜𝑟𝑒 𝑑𝑢𝑟𝑎𝑛𝑡 𝑙𝑎 𝑅𝑒𝑛𝑎𝑖𝑠𝑠𝑎𝑛𝑐𝑒 𝑖𝑡𝑎𝑙𝑖𝑒𝑛𝑛𝑒, 𝑐ℎ𝑒𝑧 𝑐𝑒𝑟𝑡𝑎𝑖𝑛𝑠 ℎ𝑢𝑚𝑎𝑛𝑖𝑠𝑡𝑒𝑠, 𝑀𝑎𝑟𝑐𝑖𝑙𝑒 𝐹𝑖𝑐𝑖𝑛 𝑒𝑡 𝑃𝑖𝑐 𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝑀𝑖𝑟𝑎𝑛𝑑𝑜𝑙𝑒 𝑛𝑜𝑡𝑎𝑚𝑚𝑒𝑛𝑡. 𝐶𝑒𝑠 ℎ𝑢𝑚𝑎𝑛𝑖𝑠𝑡𝑒𝑠 𝑡𝑒𝑛𝑡𝑒̀𝑟𝑒𝑛𝑡 𝑑𝑒 𝑐ℎ𝑒𝑟𝑐ℎ𝑒𝑟 𝑢𝑛 𝑑𝑒́𝑛𝑜𝑚𝑖𝑛𝑎𝑡𝑒𝑢𝑟 𝑝ℎ𝑖𝑙𝑜𝑠𝑜𝑝ℎ𝑖𝑐𝑜-𝑟𝑒𝑙𝑖𝑔𝑖𝑒𝑢𝑥 𝑐𝑜𝑚𝑚𝑢𝑛 𝑑𝑒𝑝𝑢𝑖𝑠 𝑙𝑒𝑠 𝑝ℎ𝑖𝑙𝑜𝑠𝑜𝑝ℎ𝑒𝑠 𝑝𝑎𝑖̈𝑒𝑛𝑠 𝑒𝑛 𝑖𝑛𝑐𝑜𝑟𝑝𝑜𝑟𝑎𝑛𝑡 𝑑𝑒𝑠 𝑒́𝑙𝑒́𝑚𝑒𝑛𝑡𝑠 𝑑𝑒 𝑟𝑒𝑙𝑖𝑔𝑖𝑜𝑠𝑖𝑡𝑒́𝑠 ℎ𝑒𝑙𝑙𝑒́𝑛𝑖𝑠𝑡𝑖𝑞𝑢𝑒𝑠, 𝑠𝑡𝑜𝑖̈𝑐𝑖𝑠𝑚𝑒, 𝑔𝑛𝑜𝑠𝑡𝑖𝑐𝑖𝑠𝑚𝑒, ℎ𝑒𝑟𝑚𝑒́𝑡𝑖𝑠𝑚𝑒 𝑛𝑒́𝑜-𝑎𝑙𝑒𝑥𝑎𝑛𝑑𝑟𝑖𝑛, 𝑛𝑒́𝑜-𝑝𝑦𝑡ℎ𝑎ℎ𝑜𝑟𝑖𝑠𝑚𝑒, 𝑎𝑢𝑥 𝑟𝑒𝑙𝑖𝑔𝑖𝑜𝑛𝑠 𝑎𝑏𝑟𝑎ℎ𝑎𝑚𝑖𝑞𝑢𝑒𝑠, 𝑙𝑒𝑠 𝑘𝑎𝑏𝑏𝑎𝑙𝑒𝑠 𝑗𝑢𝑖𝑣𝑒 𝑒𝑡 𝑐ℎ𝑟𝑒́𝑡𝑖𝑒𝑛𝑛𝑒, 𝑒𝑛 𝑝𝑎𝑠𝑠𝑎𝑛𝑡 𝑝𝑎𝑟 𝑑𝑒𝑠 𝑒́𝑙𝑒́𝑚𝑒𝑛𝑡𝑠 𝑚𝑒́𝑑𝑖𝑒́𝑣𝑎𝑢𝑥. 𝐶'𝑒𝑠𝑡 𝑎𝑙𝑜𝑟𝑠 𝑞𝑢𝑒 𝑛𝑎𝑞𝑢𝑖𝑡 𝑙'𝑖𝑑𝑒́𝑒 𝑑'𝑢𝑛𝑒 prisca theologia, 𝑑'𝑢𝑛𝑒 philosophia occulta, 𝑑'𝑢𝑛𝑒 philosophia perennis, 𝑐𝑒𝑠 𝑒𝑥𝑝𝑟𝑒𝑠𝑠𝑖𝑜𝑛𝑠 𝑒́𝑡𝑎𝑛𝑡 𝑝𝑟𝑜𝑐ℎ𝑒𝑠, 𝑚𝑎𝑖𝑠 𝑛𝑜𝑛 𝑠𝑦𝑛𝑜𝑛𝑦𝑚𝑒𝑠. » | Je dis qu'il n'existe pas de « cabale chrétienne » au sens propre : ce qu'on appelle de ce nom n'est que l'absorption de la cabale, cette forme hallucinée du judaïsme du Talmud, je le redis, par des Européens croyant, en recevant cette cabale, les uns perfectionner, les autres extirper de leur cœur ce qui vient de la Bible. Des succursales cabalistes vendent la même camelote à des clientèles opposées, séduites par deux messages aussi trompeurs l'un que l'autre. | Est-on pour l'égalité ? Par ici les jacobins, rejoignez la cabale qui vous enseignera que le bien du peuple ne saurait être qu'international, de sorte que le peuple et la nation seront deux notions impliquant des intérêts opposés, la seconde étant subordonnée à la première et donc destinée à dépérir - comme si la mort de la nation était autre chose que celle du peuple ! | Est-on pour la liberté ? Venez découvrir la philosophie qui enseigne combien l'homme supérieur est au dessus de la foule et doit seul diriger ce troupeau aveugle - comme si l'élitisme et le mépris de la plèbe pouvait ne pas causer la perte de toute solidalirité pratique des élites au peuple, et donc faire à terme des élites une machine à détruire les nations ! | Oh ! Mais on aurait tort de croire que les pervers qui distribuent ces bonbons empoisonnés aux petits enfants que nous sommes, si dessalés que nous nous croyions, se limitent à ces faux dilemmes-là ! Leurs rets s'étendent à l'infini ! Nul n'en fera le tour ! | Une fois qu'en ignorants de l'hindouisme que nous sommes on nous a vendu la très cabaliste fausse opposition entre « brahmanes » (prêtres de l'hindouisme) et « kṣatriyas » (nobles, guerriers), c'est-à-dire la supercherie opposant les voies guénonienne et évolienne de la perdition, on a suscité hors des rangs des chrétiens la même anomie fondamentale qu'entre guelfes et gibelins (ultramontains et gallicans) : | Jean-Pierre Laurant et Philippe Baillet : 𝐽𝑢𝑙𝑖𝑢𝑠 𝐸𝑣𝑜𝑙𝑎 𝑒 𝑙'𝑎𝑓𝑓𝑒𝑟𝑚𝑎𝑧𝑖𝑜𝑛𝑒 𝑎𝑠𝑠𝑜𝑙𝑢𝑡𝑎 (𝐴𝑟𝑐ℎ𝑖𝑣𝑒𝑠 𝑑𝑒 𝑠𝑐𝑖𝑒𝑛𝑐𝑒𝑠 𝑠𝑜𝑐𝑖𝑎𝑙𝑒𝑠 𝑑𝑒𝑠 𝑟𝑒𝑙𝑖𝑔𝑖𝑜𝑛𝑠, n°49/2, 1980, pp. 234-235 [ https://www.persee.fr/doc/assr_0335-5985_1980_num_49_2_1217_t1_0234_0000_4 ]) : | « 𝐿𝑎 𝑝𝑒𝑛𝑠𝑒́𝑒 𝑑𝑒 𝐽𝑢𝑙𝑖𝑢𝑠 𝐸𝑣𝑜𝑙𝑎 𝑠𝑒 𝑟𝑒́𝑓𝑒̀𝑟𝑒 𝑎𝑢 𝑚𝑜𝑛𝑑𝑒 𝑑𝑒 𝑙𝑎 “𝑡𝑟𝑎𝑑𝑖𝑡𝑖𝑜𝑛”, 𝑡𝑜𝑢𝑡 𝑎𝑢 𝑚𝑜𝑖𝑛𝑠 𝑐𝑒𝑟𝑡𝑎𝑖𝑛𝑠 𝑑𝑒 𝑠𝑒𝑠 𝑎𝑠𝑝𝑒𝑐𝑡𝑠, 𝑑𝑖𝑣𝑖𝑠𝑖𝑜𝑛 𝑡𝑟𝑖𝑝𝑎𝑟𝑡𝑖𝑡𝑒 𝑑𝑒 𝑙'ℎ𝑜𝑚𝑚𝑒, 𝑠𝑦𝑠𝑡𝑒̀𝑚𝑒 𝑑𝑒𝑠 𝑐𝑎𝑠𝑡𝑒𝑠 𝑚𝑎𝑖𝑠 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑝𝑟𝑒́𝑒́𝑚𝑖𝑛𝑒𝑛𝑐𝑒 𝑑𝑒𝑠 “𝐾𝑠𝑎𝑡𝑟𝑦𝑎𝑠”, 𝑑𝑒 𝑙'𝑎𝑐𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑐𝑜𝑚𝑚𝑒 𝑣𝑜𝑖𝑒 𝑑𝑒 𝑙𝑖𝑏𝑒́𝑟𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 : 𝑙𝑎 𝑠𝑝𝑖𝑟𝑖𝑡𝑢𝑎𝑙𝑖𝑡𝑒́ 𝑢𝑟𝑎𝑛𝑖𝑒𝑛𝑛𝑒. 𝐶𝑒𝑡𝑡𝑒 𝑣𝑜𝑖𝑒 ℎ𝑒́𝑟𝑜𝑖̈𝑞𝑢𝑒, 𝑙𝑢𝑚𝑖𝑒̀𝑟𝑒 𝑑𝑢 𝑁𝑜𝑟𝑑, 𝑖𝑙 𝑜𝑝𝑝𝑜𝑠𝑒 𝑐𝑒𝑙𝑙𝑒 𝑑𝑢 𝑆𝑢𝑑, 𝑑𝑖𝑜𝑛𝑦𝑠𝑖𝑎𝑞𝑢𝑒, 𝑓𝑒́𝑚𝑖𝑛𝑖𝑛𝑒, 𝑡𝑟𝑜𝑢𝑣𝑒 𝑠𝑒𝑠 𝑗𝑢𝑠𝑡𝑖𝑓𝑖𝑐𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛𝑠 ℎ𝑖𝑠𝑡𝑜𝑟𝑖𝑞𝑢𝑒𝑠 𝑑𝑎𝑛𝑠 𝑙𝑒 𝑍𝑒𝑛 𝑗𝑎𝑝𝑜𝑛𝑎𝑖𝑠, 𝑙𝑒𝑠 𝑚𝑦𝑡ℎ𝑒𝑠 ℎ𝑦𝑝𝑒𝑟𝑏𝑜𝑟𝑒́𝑒𝑛𝑠 𝑜𝑢 𝑑𝑒𝑠 𝑙𝑒́𝑔𝑒𝑛𝑑𝑒𝑠 𝑐𝑜𝑚𝑚𝑒 𝑐𝑒𝑙𝑙𝑒 𝑑𝑢 𝑟𝑜𝑦𝑎𝑢𝑚𝑒 𝑑𝑒 𝑆ℎ𝑎𝑚𝑏𝑎̂𝑙𝑎 𝑑𝑒 𝐺𝑢𝑒𝑠𝑎𝑟 𝑑𝑒 𝐿𝑖𝑛𝑔 ; 𝑏𝑖𝑒𝑛 𝑒𝑛𝑡𝑒𝑛𝑑𝑢, 𝑙𝑒 “𝑆𝑒𝑖𝑔𝑛𝑒𝑢𝑟 𝑑𝑒 𝑐𝑜𝑚𝑝𝑎𝑠𝑠𝑖𝑜𝑛” 𝑑𝑖𝑠𝑝𝑎𝑟𝑎𝑖̂𝑡. 𝐿𝑒 𝑠𝑒𝑛𝑠 𝑠𝑦𝑚𝑏𝑜𝑙𝑖𝑞𝑢𝑒 𝑑𝑒 𝑂𝑐𝑐𝑖𝑑𝑒𝑛𝑡 𝑎𝑐𝑡𝑢𝑒𝑙 𝑒𝑠𝑡 𝑐𝑒𝑙𝑢𝑖 𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝑟𝑒𝑛𝑎𝑖𝑠𝑠𝑎𝑛𝑐𝑒 𝑜𝑝𝑝𝑜𝑠𝑒́ 𝑎𝑢𝑥 𝑓𝑎𝑢𝑠𝑠𝑒𝑠 𝑠𝑝𝑖𝑟𝑖𝑡𝑢𝑎𝑙𝑖𝑡𝑒́𝑠 𝑜𝑟𝑖𝑒𝑛𝑡𝑎𝑙𝑒𝑠 𝑙𝑎 𝑉𝑖𝑣𝑒𝑘𝑎𝑛𝑎𝑛𝑑𝑎 𝑒𝑡 𝐾𝑟𝑖𝑠ℎ𝑛𝑎𝑚𝑢𝑟𝑡𝑖. 𝐼𝑙 𝑠'𝑜𝑝𝑝𝑜𝑠𝑒 𝑒́𝑔𝑎𝑙𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑎𝑢𝑥 𝑐𝑜𝑛𝑐𝑒𝑝𝑡𝑖𝑜𝑛𝑠 𝑒́𝑡𝑟𝑜𝑖𝑡𝑒𝑠 𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝑑𝑟𝑜𝑖𝑡𝑒 𝑟𝑒́𝑎𝑐𝑡𝑖𝑜𝑛𝑛𝑎𝑖𝑟𝑒 𝑐𝑜𝑚𝑚𝑒 𝑎𝑢 𝑐ℎ𝑟𝑖𝑠𝑡𝑖𝑎𝑛𝑖𝑠𝑚𝑒 𝑑𝑒́𝑝𝑜𝑢𝑟𝑣𝑢 𝑑𝑒 𝑡𝑜𝑢𝑡𝑒 𝑔𝑛𝑜𝑠𝑒 ; 𝑃ℎ𝑖𝑙𝑖𝑝𝑝𝑒 𝐵𝑎𝑖𝑙𝑙𝑒𝑡 𝑙𝑒 𝑟𝑎𝑝𝑝𝑟𝑜𝑐ℎ𝑒 𝑑𝑢 𝑠𝑖𝑡𝑢𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛𝑛𝑖𝑠𝑡𝑒 𝐺𝑢𝑦 𝐷𝑒𝑏𝑜𝑟𝑑 𝑒𝑡 𝑑𝑒 𝑙'𝑒𝑥𝑡𝑟𝑒̂𝑚𝑒-𝑔𝑎𝑢𝑐ℎ𝑒 𝑖𝑡𝑎𝑙𝑖𝑒𝑛𝑛𝑒 𝑑𝑎𝑛𝑠 𝑠𝑎 𝑣𝑜𝑙𝑜𝑛𝑡𝑒́ 𝑑𝑒 𝑠𝑢𝑏𝑣𝑒𝑟𝑠𝑖𝑜𝑛 𝑡𝑜𝑡𝑎𝑙𝑒 𝑑𝑒𝑠 𝑣𝑎𝑙𝑒𝑢𝑟𝑠 𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝑠𝑜𝑐𝑖𝑒́𝑡𝑒́ 𝑏𝑜𝑢𝑟𝑔𝑒𝑜𝑖𝑠𝑒 ; 𝑑𝑖𝑠𝑡𝑖𝑛𝑐𝑡𝑒, 𝑣𝑜𝑖𝑟𝑒 𝑜𝑝𝑝𝑜𝑠𝑒́𝑒 𝑐𝑒𝑙𝑙𝑒 𝑑𝑒 𝐺𝑢𝑒́𝑛𝑜𝑛, 𝑙𝑎 𝑣𝑜𝑖𝑒 𝑒́𝑣𝑜𝑙𝑖𝑒𝑛𝑛𝑒 𝑑𝑒 𝑟𝑒́𝑎𝑙𝑖𝑠𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑠𝑝𝑖𝑟𝑖𝑡𝑢𝑒𝑙𝑙𝑒 𝑠𝑒 𝑝𝑟𝑒́𝑡𝑒𝑛𝑑 𝑡𝑜𝑡𝑎𝑙𝑒. » | On aurait tort de se gausser : Bobby Fischer (Q.I. de 189) espérait que le salut viendrait d'un soulèvement militaire. À ce que j'en ai vu, les pugilistes et autres lutteurs, qui sont parfois intelligents, et souvent ont quelques très sains principes, ne réfléchissent que rarement en profondeur : ils n'ont pas le temps, ils s'entraînent. Des militaires auraient peut-être les moyens matériels d'agir, mais leur œuvre serait anéantie s'ils devaient régner par la seule crainte, et comment trouveraient-ils un appui extérieur si d'abord on n'a pas rassemblé toutes les autres classes du peuple dans une certaine communion d'esprit ? Et si ceux qui espèrent tant des « kṣatriyas » croient que c'est là le travail des gros bras et autres karatékas, alors je capitule, et , en rappelant à ceux qui ne voient pas combien le christianisme est fondamentalement sain et européen, espérant toutefois qu'ils verront combien il n'est pas l'heure des parasitaires luttes fratricides, je laisse le mot de la fin à Audiard ( https://fr.wikiquote.org/wiki/Le_Pacha ) : « 𝑂ℎ 𝑒́𝑐𝑜𝑢𝑡𝑒 𝑃𝑎𝑢𝑙, 𝑚𝑜𝑖, 𝐿𝑒 𝑚𝑖𝑡𝑎𝑛 𝑗'𝑒𝑛 𝑎𝑖 𝑗𝑢𝑠𝑞𝑢𝑒 𝑙𝑎̀ ! 𝐶𝑒𝑙𝑎 𝑓𝑎𝑖𝑡 𝑞𝑢𝑎𝑟𝑎𝑛𝑡𝑒 𝑎𝑛𝑠 𝑞𝑢𝑒 𝑙𝑒 𝑡𝑟𝑢𝑎𝑛𝑑 𝑚𝑒 𝑐ℎ𝑎𝑟𝑟𝑖𝑒. 𝐽𝑒 𝑙'𝑎𝑖 𝑑𝑖𝑔𝑒́𝑟𝑒́ 𝑎̀ 𝑡𝑜𝑢𝑡𝑒𝑠 𝑙𝑒𝑠 𝑠𝑎𝑢𝑐𝑒𝑠 𝑒𝑡 𝑎̀ 𝑡𝑜𝑢𝑡𝑒𝑠 𝑙𝑒𝑠 𝑚𝑜𝑑𝑒𝑠 : 𝑒𝑛 𝑐𝑜𝑠𝑡𝑎𝑟𝑑 𝑏𝑖𝑒𝑛 𝑡𝑎𝑖𝑙𝑙𝑒́ 𝑒𝑡 𝑒𝑛 𝑏𝑙𝑜𝑢𝑠𝑜𝑛 𝑛𝑜𝑖𝑟. 𝐶̧𝑎 𝑡𝑢𝑒, 𝑐̧𝑎 𝑣𝑖𝑜𝑙𝑒, 𝑚𝑎𝑖𝑠 𝑐̧𝑎 𝑓𝑎𝑖𝑡 𝑟𝑒̂𝑣𝑒𝑟 𝑙𝑒 𝑏𝑜𝑢𝑟𝑔𝑒𝑜𝑖𝑠 𝑒𝑡 𝑟𝑒𝑙𝑢𝑖𝑟𝑒 𝑙𝑒𝑠 𝑏𝑜𝑛𝑛𝑒𝑠 𝑓𝑒𝑚𝑚𝑒𝑠. 𝐸𝑙𝑙𝑒𝑠 𝑡𝑟𝑜𝑢𝑣𝑒𝑛𝑡 𝑝𝑒𝑢𝑡-𝑒̂𝑡𝑟𝑒 𝑐̧𝑎 𝑟𝑜𝑚𝑎𝑛𝑡𝑖𝑞𝑢𝑒, 𝑚𝑎𝑖𝑠 𝑚𝑜𝑖 𝑝𝑎𝑠 ! 𝐴𝑙𝑜𝑟𝑠, 𝑗'𝑎𝑖 𝑝𝑟𝑖𝑠 𝑢𝑛𝑒 𝑑𝑒́𝑐𝑖𝑠𝑖𝑜𝑛. 𝑀𝑜𝑖, 𝑙𝑒𝑠 𝑝𝑒𝑎𝑢𝑥-𝑟𝑜𝑢𝑔𝑒𝑠 𝑗𝑒 𝑣𝑎𝑖𝑠 𝑝𝑙𝑢𝑠 𝑙𝑒𝑠 𝑒𝑛𝑣𝑜𝑦𝑒𝑟 𝑑𝑒𝑣𝑎𝑛𝑡 𝑙𝑒𝑠 𝑗𝑢𝑟𝑒́𝑠 𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝑆𝑒𝑖𝑛𝑒, 𝑐𝑜𝑚𝑚𝑒 𝑐̧𝑎 𝑖𝑙 𝑛'𝑦 𝑎𝑢𝑟𝑎 𝑝𝑙𝑢𝑠 𝑑𝑒 𝑛𝑜𝑛-𝑙𝑖𝑒𝑢 𝑛𝑖 𝑑𝑒 𝑟𝑒𝑚𝑖𝑠𝑒 𝑑𝑒 𝑝𝑒𝑖𝑛𝑒 : 𝑗𝑒 𝑣𝑒𝑢𝑥 𝑜𝑟𝑔𝑎𝑛𝑖𝑠𝑒𝑟 𝑙𝑎 𝑆𝑎𝑖𝑛𝑡 𝐵𝑎𝑟𝑡ℎ𝑒́𝑙𝑒́𝑚𝑦 𝑑𝑢 𝑚𝑖𝑡𝑎𝑛 ! 𝑇𝑢 𝑚'𝑎 𝑐𝑜𝑚𝑝𝑟𝑖𝑠 ? »


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    Sept (!) minutes gratuites de M. Soral, qui nous explique que la tradition était la domination d'une minorité, et que Jésus, génial, a renversé cette tradition, permis le triomphe de l'égalité, grâce à quoi les plus exclusifs partisans de l'inégalité prirent le pouvoir, mais qu'heureusement Guénon est dans le bon camp, promouvant l'élitisme (dont M. Soral ne voit apparemment pas qu'il n'est qu'une revendication de toute-puissance au nom des cabalistes, dans un projet similaire à ce que promeut « maître Jacques ») : https://lbry.tv/@ERTV:1/SAPTR-Université-d'été-2021-La-Bête-de-l-événement-et-Jésus-extrait-gratuit:7? | Voici qui donne raison à ce qu'il croit combattre, et fait peser sur le Christ la plus grande condamnation implicite (et inconsciente) au nom de la plus grande admiration explicite. | Du pur génie. Face à une telle supériorité d'analyse, on tire l'échelle.


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