• La riposte nécessaire au transhumanisme en 5 minutes de lecture – “père” Jean Boboc



    Séparer l’homme de sa nature et de son environnement.

  • Pour traiter derechef du transhumanisme, nous vous proposons cette fois-ci une intervention du père Jean Boboc, aujourd’hui décédé.

    L’intervenant parle vrai, on riposte mal contre quelque chose que l’on ne connaît pas ou peu. Et le transhumanisme n’est jamais que l’aboutissement du darwinisme social et de l’évolutionnisme in fine. C’est ainsi que les adeptes de ces funestes idéologies pensent à tort qu’il n’existerait pas de loi humaine concrète et immuable, mais bien plutôt une sorte de constante évolution de l’humanité. La folie du transhumanisme est celle de ceux qui prétendent pouvoir être aux manettes de cette évolution qui se nourrit des découvertes en tout genre. Il n’y pas de sagesse profonde dans cette philosophie, simplement la baguette magique dudit progressisme, et cela incarne la plus grande dinguerie judéo-maçonnique des temps modernes, et elle est très actuelle : on le voit, chaque jour que Dieu fait, aux devantures des librairies lambdas.

    Il y a deux branches internes au transhumanisme, la première dit vouloir améliorer l’humanité sur sa base biologique (Laurent Alexandre, réputé à droite, néanmoins il représente branche minoritaire), et la seconde souhaite appliquer encore plus de transgressions, prétendant au contraire dépasser/violer la base biologique (Klaus Schwab de Davos), et partant, souhaitant user de l’esprit contre le corps et des nouvelles technologies contre le corps (nanoparticules par exemple) ; toujours avec cette idée d’en finir avec « l’homme d’avant », soit l’homme de toujours.

    Au passage, lesdits transsexuels, ou encore « partisans du genre » dans le monde, ne représentent que la face émergée de cet iceberg qui demeure la révolution-subversion la plus absolue – et ce, même si les susdits choquent plus la bienséance à priori.

    Le corps 2.0 devient versionnable, technologisé et intégré l’activité économique. À terme, il n’est pas fou de penser que l’on puisse télécharger « le cerveau », ou du moins les connaissances et intérêts d’un individu,  à l’instar d’un système d’exploitation Windows munit d’un disque dur 10 téra-octets ! Et ce, à un point tel que l’on détruirait probablement la capacité décisionnelle des individus, menant à un totalitarisme de type orwellien (crime de pensée) : cela constitue d’ailleurs l’un des plus grands dangers. Certaines recherches au stade embryonnaire deviendront de vagues lubies (ex. : non pas l’allongement de la durée de vie, mais la quête d’immortalité) et d’autres non, comme celles que nous avons déjà énumérées (modifications irréversibles du génome humain,  etc.).

    Ces apôtres de malheurs, contre lesquels nous nous dressons, sont plus à plaindre qu’autre chose. C’est qu’ils aiment ce monde du tout technologique (faussement mathématique contrairement aux Chinois), cette tyrannie du risque zéro, démontre en quoi ils n’aiment pas la vie naturelle, qui elle, est faite de risques quotidiens. Monter une entreprise, conquérir une femme, traverser au feu vert (lol), toutes ces « banalités », certes nécessaires, représentent des jeux dangereux qu’ils préfèrent annihiler plutôt que de comprendre et de surmonter. Et c’est un combat global qui demande aussi une réponse globale.

    Le développement technologique dans l’histoire, à travers toutes ses étapes industrielles, a quelque chose de fascisant et d’inquiétant à la fois. Hélas, nos confrères, dans les milieux catholiques réactionnaires, sont généralement bien trop « technophobes » pour posséder une solution adéquate à apporter aux problèmes modernes qui se posent à nous.

    Et pour « ne pas faire d’amalgame » (sic), tout cela est autre chose que l’eugénisme du fascisme allemand ou celui d’Alexis Carrel, puisqu’il est question d’outrepasser – de prétendre « améliorer » – la biologie, encore une fois. Pour lutter aux côtés de l’ordre naturel, il nous faut d’abord nous recentrer sur les aspects sacrés de la vie. Car nous faisons face à un bloc contre lequel chaque proposition doit être réfutée : en effet, en la matière, à chaque dérive, il en viendra une nouvelle, et cela n’aura pas de fin (enfant à 4 codes génétiques, créations carrément de centaures allant jusqu’à faire pâlir la mythologie grecque, etc.).

    La modification génétique devrait être soumise à une loi bioéthique stricte si elle est pratiquée : celle de la visée thérapeutique. Nous pourrions notamment accepter l’utilisation de nanoparticules (implants intelligents intraduisibles dans le corps et indivisibles à l’œil nu) pour lutter efficacement contre certaines maladies difficilement curables comme le cancer. Sans la prise de réglementations morales dures, les découvertes futures se feront dans un vaste foutoir destructeur, contre le monde et l’homme (c’est la crainte légitime de Vladimir Poutine). Le bout du bout va être d’atomiser tous les déterminismes qu’ils soient familiaux, nationaux ou raciaux, s’il ne s’agit pas de détruire jusque l’âme spirituelle, à savoir le libre arbitre, ce qui a là aussi quelque chose d’affolant. Un autre aspect embêtant sera celui des alimentations synthétiques modifiées en laboratoire, mais passons pour cette fois si vous le voulez bien…

    Dans cette lutte faite de dualité, il y a un caractère impersonnel, car les hommes, depuis le péché originel, sont attirés par la démesure, la recherche effrénée du confort en même temps d’être atteints par le syndrome d’une curiosité mal placée. Cela dit, d’un autre côté, ce courant a aussi un visage personnifié – par ses promoteurs visibles pour commencer- : les GAFAM alliés aux cercles globalistes des parties prenantes (domination capitalistique des entreprises privées), et autres imposteurs détestables. Nous ne reviendrons pas à un temps prénumérique (sauf catastrophe nucléaire mondiale), le digital a de bons aspects tout de même , alors l’idée serait bien plutôt d’emboîter le pas, tout en réussissant à dompter à l’avenir le caractère numérique lui-même.

    À vos idées et à votre courage !

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